18.02.2010

LE FDF SUR LA TOUCHE A BRUXELLES-VILLE . . .

Le quotidien Le Soir, dans son numéro du week-end des 13 et 14 février 2010, annonce que le candidat à la première place sur la liste MR sera le PRL Alain Courtois. Dixit le FDF qui, pourtant, fait jeu égal avec le PRL à Bruxelles et qui, au surplus, permet au MR d’être la première formation politique dans la Région de Bruxelles-Capitale. <><>L’annonce du quotidien Le Soir confirme la rumeur qui circulait depuis un certain temps à propos de l’arrivée d’une personnalité bruxelloise favorable à une alliance avec l’Open-VLD, les libéraux flamands. C’est chose faite… Les coups se répètent… Les dés sont jetés… Le FDF est mis sur le côté. Une réponse du groupe libéral à l’initiative du FDF d’aller glaner sur les terres wallonnes ? <><>Il est permis de se demander ce que fait le FDF sur le bateau des libéraux pur jus. Est-il le guignol, le bouffon du PRL ? Quoi qu’il en soit, ça grogne dans les rangs des Fédéralistes bruxellois. Les bons mots fleurissent : berné, cocufié, couillonné, dindonné, mystifié, doublé, mis sur la touche… Pas mal de militants ont le sentiment que FDF est la dupe de la mauvaise farce qui se trame entre les socialistes et les libéraux contre « Bruxelles la française et sa périphérie ». <><>Alain Nimegeers, le numéro 1 FDF à Bruxelles-Ville est furax, tout en acceptant de courber le dos et de passer sous le joug de l’alliance nouée entre le PRL et l’Open-VLD. Il s’exclame : « … Nous ne sommes pas opposés au principe de faire une liste avec les libéraux flamands, mais pas sans que ceux-ci n’aient, au préalable, signé une charte stipulant que les membres et partis de la liste sont soucieux du respect des droits des francophones. Quand je vois les positions qu’ils prennent sur le dossier de la nomination des bourgmestres de la périphérie et la rhétorique d’Els Ampe, qui siège au sein de notre conseil communal, je me dis que l’accord est loin d’être signé »… Des propos masquant la résignation annoncée, quand on sait ce que valent signatures et engagements dans le monde politique ! Que pense Paul-Henri Spaak du fond de sa tombe, lui qui incitait les Bruxellois à ne pas se résigner ? <><>Le FDF restera-t-il dans ou sortira-t-il de la Fédération MR ? Il y va de sa crédibilité dans la défense des citoyens de langue et de culture françaises à Bruxelles et sa périphérie. Fera-t-il Front ?

23.03.2009

AU DELA DES CALCULS DE REPRESENTATION...

AU-DELA DES CALCULS DE REPRESENTATION…… Un calcul de conquête d’espace. La Flandre veut la scission administrative, judiciaire, territorial de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Elle a calculé qu’en obtenant la scission de BHV non seulement elle assoit les frontières de son « Etat-Nation » mais et surtout elle assure son élargissement de ses frontières vers la Wallonie dans une prochaine étape. Tout est pensé à long terme. ==Sachons que l’affirmation du Mouvement flamand date de 1815 avec la constitution du Royaume des Pays-Bas regroupant les anciennes Provinces-Unies (en gros les Pays-Bas actuels), les anciens Pays-Bas autrichiens (en gros la Belgique) et le Grand-Duché de Luxembourg. La révolution de 1830 des provinces belges contre le despotisme des Provinces-Unies du Nord provoque l’éclatement du Royaume des Pays-Bas. Le Mouvement flamand n’a jamais digéré la scission des Pays-Bas en 1830 avec l’appui de la France. ==La « révolte » des maïeurs flamands de Gooik, Leeuw-Saint-Pierre, Overijse, Roosdaal, Meise (avec accaparement du Jardin botanique national), Lennik, Dilbeek et Londerzeel s’inscrit dans l’historique du Mouvement flamand de reconstitution de « l’empire ». ==La non-scission de l’arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde est un argument de circonstance… Les 13 autres communes flamandes suivront et d’autres encore… avec la « bénédiction » du gouvernement flamand CD&V/Open VLD et, en particulier, du ministre flamand de l’Intérieur, Marino Keulen, libéral.==L’annonce d’un dépôt d’une liste LiDé, Libéral Démocrate, en Wallonie est la balise du mouvement expansionniste flamand plantée en région française. Après Bruxelles où la Flandre s’installe et développe en y établissant toute son administration, en acquérant les bâtiments à vocation culturelle, en finançant très largement les établissements scolaires flamands, la Flandre à laquelle s’associe la Hollande, colonise d’une manière feutrée la Wallonie par l’achat de terrains et d’habitations. C’est ce qui se passe dans les Fourons avec l’implantation massive de Hollandais qui reçoivent une prime de leur gouvernement pour acheter des biens immobiliers à l’étranger ! ==Que les partis politiques francophones démocratiques, TOUS, MR, PS, CDH, Ecolo, pour des raisons d’égocentrisme, de paritarisme, de sectarisme, d’hégémonisme, d’autoritarisme, s’entre-déchirent, c’est désolant, blessant, indigne, sordide. A terme, c’est offrir la région française à la flamandisation, à la reconstitution des Pays-Bas néerlandisés.==Nous ne pouvons l’admettre. Nous devons poursuivre le combat des Anciens ; nous devons persévérer. Leur combat ne sera pas vain. Tant qu’il faut se battre pour la dignité, tous ensemble, nous devons être là ! Choisir l’Espoir et non la résignation ; réaffirmer la grandeur de l’Espace Wallonie-Bruxelles ; être unis par l’engagement dans la liberté ; porter la fierté de notre langue française.==Nous devons faire part aux politiciens – qui sont nos mandataire, à qui nous avons donné mandat de défendre la communauté française - de toute notre inquiétude, existentielle. Le français sera-t-il encore demain la langue administrative à Bruxelles et en Wallonie ? Nous sentons une régression du français, une délitescence de notre vie française concrétisée dans l’abandon de tous les postes régaliens à la Flandre. Les signes extérieurs se multiplient… ==Rappelons-nous les paroles de Paul-Henri Spaak : « Il n’est pas trop, mais il est temps », « Ne nous résignons pas ». Il faut que les élections régionales et européennes du 7 juin prochain portent au pouvoir des hommes et des femmes qui soient de véritables et sincères mandataires. ==Le français est menacé par une bonne partie des élites francophones « d’en haut » qui sont prêts à vendre la langue française au profit du bilinguisme français-flamand, et qui n’ont plus une conception politique de leur langue française ; elles n’y croient plus ! L’envolée « Vive la Flandre, vive les Pays-Bas » de Willy Demeyer, PS, bourgmestre de Liège, le dimanche 15 septembre 2008, aux fêtes de Wallonie, résonnent toujours douloureusement dans nos oreilles.

12.12.2008

LE GROUPE WALLONNIE-BRUXELLES REPREND SES TRAVAUX...

COMMUNIUE DE PRESSE DE BELGA MEDIA SUPPORT + + Le 10 juillet dernier, les co-Présidents du Groupe Wallonie-Bruxelles, Mme Spaak et M. Busquin, ont présenté aux membres du Groupe plénier une synthèse reprenant diverses propositions destinées à améliorer l’efficacité du mécanisme institutionnel et dynamiser les relations entre entités, notamment par une meilleure répartition des champs de compétences. + + Après une période d’interruption mise à profit par les groupes de travail, le Groupe Wallonie-Bruxelles se réunira en séance plénière ce 15 décembre avec, notamment à l’ordre du jour, l’examen du document intitulé « Evolution du paysage institutionnel francophone et concept de fédération Wallonie-Bruxelles ». + +AVIS AUX MEMBRES DE LA PRESSE + +Le Groupe Wallonie-Bruxelles se réunissant à HUIS-CLOS, un POINT PRESSE sera organisé ce 15 décembre à partir de 17 heures – Salle audiovisuelle – 72 rue Royale à 1000 Bruxelles. + +Les documents examinés en séance plénière seront distribués à cette occasion et disponibles sur le site www.groupewalloniebruxelles.be dès le lendemain ou sur demande. + +________________POUR TOUT RENSEIGNEMENT Parlement de la Communauté française Boegaerts Jean-Louis - Geldof Martine boegaertsj@pcf.be - 02/506.38.31 – geldofm@pcf.be - 02/506.39.67 + + Personal Contacts: = =Mrs. Marie-Christine ROTTIERS = = Phone: 02/5063921 = = Email: relationspubliques@pcf.be = =URLs = = http://www.pcf.be = = http://www.groupewalloniebruxelles.be

14:21 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spaak, wallonie-bruxelles, busquin |  Facebook |

16.08.2008

OUI, J'AI PEUR. APPEL DE MARCEL BOLLE DE BAL, SOCIOLOGUE...

Dans un émouvant courrier, adressé il y a déjà un certain temps au quotidien Le Soir, Marcel Bolle de Bal, professeur émérite de sociologie de l’ULB, lançait un cri d’alarme « Oui, j’ai peur ». Voici des extraits.… J’ai peur. Notre pays traverse une très grave crise. La N-VA – séparatiste et indépendantiste à moyen et long terme – tire les ficelles de l’actuelle politique belge, a pris le CD&V en otage, à travers lui toute la Flandre, puis tout le pays.Oui, j’ai peur. N’est-il pas absurde, vain de vouloir négocier une réforme de l’Etat fédéral avec un groupe qui a pour vocation de supprimer cet Etat, faute de pouvoir le flamandiser totalement ? …Oui, j’ai peur : pour la première fois de ma vie (déjà longue), je doute du bon sens belge, je me sens devenir anti-flamand, je commence à ne plus croire en l’avenir de notre chère Belgique, terre de compromis et du célèbre « Pacte des Belges », à m’éprouver enclin à envisager favorablement (mais avec résignation) l’idée du séparatisme : laissons la Flandre à ses démons nationalistes et oeuvrons à la construction d’une nouvelle Belgique, fondée sur une association étroite entre Bruxelles et la Wallonie.Oui, j’ai peur, je suis en colère… et profondément triste, Francophones, rappelons-nous la célèbre adjuration de Paul-Henri Spaak : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps », de réagir… et d’agir ! Unis ! (Marcel Bolle de Bal, Linkebeek)Des raisons d’avoir peur. La N-VA n’entraîne-t-elle pas dans son délire la LDD, Lijst Dedecker, qui monte en puissance ? Yves Leterme, CD&V, Premier ministre, adoube la N-VA : « Je suis le père du cartel CD&V/N-VA. Un père n’abandonne pas son enfant ». Les Flamands sont bloqués sur la symbolique du terrain. Ils sont imperméables à toute discussion.

22.09.2007

LES PERSONNALITES - ELLES ONT DIT; ELLES ONT FAIT

• Antoinette SPAAK, FDF, ministre d’Etat – Mon père a incarné la Belgique, c’est vrai. Mais sa Belgique était francophone uniquement. On a grandi ainsi. Mon grand-père était allé à Paris pour l’enterrement de Zola. Il militait pour notre rattachement à la France… Aujourd’hui, j’en suis fière. • Claude EERDEKENS, PS, député-bourgmestre – Les Flamands veulent faire de nous des sous-hommes dans notre pays. Ils ont tort, parce que nous ne serons pas éternellement en crise. Mais s’ils persistent à vouloir casser la Belgique, alors il faudra penser sérieusement à la France ! Et j’en viens parfois à souhaiter qu’on y arrive…• Marie ARENA, PS, ministre-présidente du gouvernement de la Communauté française – A ceux qui, au Nord du pays, s’aventurent dans des essais hostiles d’OPA, je leur dis ceci : Vous avez fait de Bruxelles, alors que vous y étiez fort minoritaires, votre Capitale… Mais sachez définitivement que Bruxelles est aussi la Capitale de la Communauté française et en cela, elle est la Capitale de tous les Francophones, Wallons et Bruxellois.• Maurice-André FLAMME – Professeur émérite d’Université ULB. Membre du comité d'organisation initial du Rassemblement pour le Droit et la liberté (1964), il est l’un des signataires du manifeste La Wallonie dans l’Europe (mars 1968) où il observe que le déclin économique wallon mesuré à l’échelle européenne est considérable (ralentissement de l’économie de plus de 30 % en dix ans). Il se prononce en faveur d’une réforme institutionnelle profonde. S’il considère légitime la volonté flamande de constituer un grand ensemble avec le Limbourg hollandais et Rotterdam, il demande que la Wallonie ne soit pas prisonnière de Benelux et qu’elle puisse, librement, se chercher des alliances qui lui conviennent le mieux, ainsi que le prévoient les traités européens. (Combat, n°11, 14 mars 1968).• Benoît CEREXHE, CDH, ministre bruxellois de l’Emploi – Bruxelles doit éviter le piège de relations privilégiées avec la Flandre ou avec la Wallonie, sous peine de se laisser cannibaliser. Bruxelles ne peut représenter un apport alimentaire à l’une ou à l’autre de ces régions, ni se laisser aller à une vision utilitariste… La Flandre doit comprendre qu’elle ne partirait pas avec Bruxelles. Les Régions wallonne et bruxelloise feraient cause commune.• Charles PICQUE, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles – Comment vous dire ma consternation et mon écœurement face aux attaques flamandes en ce moment ! … Je ne concéderai rien sur l’existence de la Région. J’irai à la table de négociations avec deux demandes. La première : renforcer les moyens octroyés à Bruxelles pour optimaliser son rôle international, et de plaque tournante pour le pays tout entier…Je veux une dotation correctrice de la loi de financement, et avec préaffectation : l’on définirait à l’avance les domaines qui en bénéficieraient… La deuxième exigence : La taille du bassin économique bruxellois est un problème. Notre stratégie de développement doit englober un territoire plus large que les dix-neuf communes… Bruxelles a besoin de moyens et de s’élargir. J’irai avec mes deux demandes.• Claude THAYSE, RWF, maître de conférences Ulb – Claude Thayse en entête de son blogue-notes présente à notre méditation deux pensées : « Le courage. C’est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire » (Jean Jaurès). « Ce qui nous intéresse ce n’est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience » (Armand Gatti). www.claude-thayse.net

29.08.2007

Bruxelles outragée

La Mnistre d'Etat FDF Antoinette Spaak crie sa colère à la suite du refus du Palais de la recevoir dans le cadre de la consultation des Sages du Royaume par le Roi Albert II. Nous la comprenons et sommes avec Madame la Ministre d'Etat. Les Bruxellois et les Bruxelloises sont-ils des personnes de seconde zone ? Nous reviendrons sur l'écartement d'une représentante du FDF, parti à part entière de la Région bruxelloise.