31.05.2010

LA STRATEGIE FLAMANDE

Il est courant de dire que les Flamands couchent avec les lois linguistiques. Tout est calculé linguistiquement, froidement. Leur sommeil est bercé par des stratèges de qualité. L'un d'entre eux est Bart Maddens, professeur de sciences politiques à la KULeuven, l'université catholique de Louvain flamande. Il est notamment l'auteur d'une sorte de fil rouge pour ceux qui veulent accélérer le processus de liquidation de la Belgique. Le gourou du nationalisme flamand. + + Quelle est donc la "stratégie" Maddens, plus savamment appelée "doctrine" Maddens, mise sur le devant de la scène politique par Bart De Wever, président de la N-VA. Elle est inspirée par le groupe Gravensteen (1) qui veut donner au Mouvement flamand une nouvelle base idéologique plus progressiste. + +Partant du constat qu'en étant "demandeurs tous azimuts", c'était se heurter inévitablement aux "demandeurs de rien", sans résultat positif, sauf si la concession consentie par les Francophones est grassement payée, Bart Maddens propose l'arrêt des négociations jusqu'au moment où les "demandeurs de rien", appâtés par une participation au gouvernement et par un besoin d'équilibre budgétaire, seront forcés de venir à la table des négociations discuter d'une grande réforme de l'Etat. + +Il s'agit d'une stratégie de tension communautaire au niveau du gouvernement fédéral dont le budget est la base ; cela demande un certain temps, au moins jusqu'en 2012, époque à laquelle le gouvernement fédéral devra faire face à de gros ennuis financiers pour atteindre l'équilibre budgétaire global en 2015 voulu par l'Europe. L'utilisation de l'arme budgétaire ! + +Cette stratégie met l'Open VLD en difficulté sur le terrain politique ; il ne le veut pas. Une pointure de ce parti, Dirk Van Mechelen accuse le professeur Maddens de prôner une "stratégie de pourrissement" qui mettrait uniquement la pression sur le Fédéral, seul niveau politique où l'Open VLD est participant. Pour l'Open VLD, les bonis budgétaires que la Région flamande dégagerait à partir de 2012 doivent servir à activer l'équilibre budgétaire du Fédéral en 2015. D'où sa sortie du gouvernement Leterme en mai qui a provoqué la démission du gouvernement fédéral suivie de la dissolution des Chambres entrainant l'organisation d'élections législatives en juin. La non-scission de l'arrondissement BHV ne fut qu'un prétexte "émotionnel" ! + +A l'heure actuelle, les partis qui se positionnent négativement par rapport à la doctrine Maddens sont en recul dans les sondages électoraux : l'Open VLD, la Lijst Dedecker et le Vlaams Belang. Par contre, les partisans de la doctrine Maddens, le SP.A, la N-VA et le CD&V - qui se maintient - sont en progrès. Les proMaddens sont Vlaamsgezind (proflamands), partisans de l'autonomie de la Flandre dans un cadre d'un large transfert de compétences qui permettra à celle-ci de mettre en place une gestion personnelle plus efficace.__ + + + ____(1) On observera qu'au sein du groupe Gravensteen se retrouvent des flamingants de diverses tendances, notamment du SP.A, du syndicat FGTB-métal, du monde culturel, des professeurs d'université, des anciens de la Volksunie. L'activisme du groupe Gravensteen indiquerait-il un rapprochement entre le CD&V, la N-VA, le SP.A et Groen pour la formation d'un gouvernement fédéral ? Ceci expliquerait-il le revirement d'égards attentionnés du PS francophone vis-à-vis des Flamands ? Il est, en effet, constaté une ouverture socialiste à une recherche d'une formule - qui ne peut être que favorable à la langue et à la culture flamandes - de règlement du problème BHV. Verra-t-on après le 10 juin un gouvernement "isabelle" tacheté de vert, composé des partis flamands CD&V, N-VA, SP.A, Groen, et des partis francophones PS, ECOLO ? + + + NOTE - Renforcez les moyens de la Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles dans la lutte pour la sauvegarde de la langue et de la culture françaises en Belgique face à l'impérialisme flamand. Diffusez ses messages et, selon vos possibilités, versez le montant de votre adhésion, soit 10 euros (25 euros hors Belgique) au compte BE62 1450 5390 3161 GEBABEBB de Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles 1200 Bruxelles.

16.10.2009

LA SATELLISATION DE BRUXELLES... ET DE LA WALLONIE...

BHV, nonobstant le mutisme du Premier ministre Herman Van Rompuy, CD&Vlaams, revient sur le devant du drame bruxellois. Les six mois de répit de la procédure de conflit d’intérêts arrivent à expiration. Que fera la Communauté germanophone, la seule arme de neutralisation de six mois, selon d’aucuns, qui reste à la Communauté française ? + + + Bruxelles menacée par le plan d’absorption par étape de la Flandre – La stratégie flamande + + + Dans une première étape, la stratégie flamande, découlant de la Flamen politik initiée par le gauleiter allemand von Bissing pendant la guerre 1914-1918, est d’isoler la ville de Bruxelles de sa périphérie flamande et wallonne et de constituer le Grand Bruxelles regroupant en une seule entité les communes du pentagone. Bart De Wever, historien, président de la N-VA, n’ignore pas les propositions von Bissing de redélimitation de la Belgique après l’armistice négociée entre les belligérants neutralisés, l’Empire allemand et les nations alliées. Ce point d’histoire que les historiens francophones ont toujours masqué et continuent à masquer.<><>Pour Bart De Wever, et avec lui l’ensemble des Flamands : « Bruxelles est une fenêtre de la Flandre ouverte sur le monde... La seule partie de la Flandre où on a réussi à imposer l’identité belge à la population... C’est le dernier obstacle... » <><>Dans une seconde étape, ce sera de faire sauter ce « dernier obstacle », et d’absorber Bruxelles au prix d’un sordide marchandage de compensations financières accordées à la Wallonie. Le rideau sera tiré. Deux Régions unilingues redéfiniront la Belgique : een Streek Vlaanderen, une Région flamande triomphante, et une Région wallonne vivotante ! <><> Dans le cadre de la première étape, la stratégie flamande est la critique de la gouvernance bruxelloise : structure morcelée, couteuse, gestion patriarcale ; l’étouffement financier et social pour imposer à Bruxelles exsangue une cogestion bi-communautaire (transitoire) avec des institutions paritaires ; la non-ratification de la convention-cadre de protection des minorités nationales en présentant la population bruxelloise, y inclus l’imposante majorité francophone, comme une mosaïque de minorités insignifiantes. Au demeurant, des voix flamandes avancent sournoisement que Bruxelles est démographiquement une ville multilingue dont la diversité culturelle devrait être gérée par un Flamand. Une première pierre a été posée par Bert Anciaux, Spirit, lors de l’acquisition des anciens bâtiments de la RTB place Flagey à Ixelles et de la constitution d’une asbl à dominante flamande pour sa gestion ; la fixation de la population bruxelloise sur les « bienfaits » de la connaissance de la langue de l’autre, notamment par le canal des classes d’immersion, permettant à la Flandre de poursuivre en toute quiétude l’homogénéisation linguistique de son territoire délimité par les accords de 1962-1963. <><>Il ne faut dès lors pas s’étonner de l’existence d’une complicité entre les confédéralistes flamands et les régionalistes wallons pour « céder » Bruxelles - enclave dans un territoire homogène néerlandais - à la Flandre en échange de compensations financières. L’on comprend mieux la « violence » des réactions des régionalistes wallons à l’idée d’une cession à Bruxelles de quelques km2 de territoire, Waterloo et Braine L’Alleud, qui permettrait la constitution d’un axe Wallonie-Bruxelles culturellement fort. Car Bruxelles a besoin de cet adossement à la Wallonie pour survivre en français. + + + La remise en cause des frontières administratives régionales. La solution pragmatique.+ + +« Il suffit de cinq minutes de courage politique » a déclaré une personnalité politique flamande pour régler les problèmes communautaires ».<><>La solution pragmatique se puise dans ces cinq minutes de courage politique de la classe politique : dire oui à la remise en cause des frontières administrative de 1963 ; dire oui au rétablissement d’un recensement linguistique et à la fixation définitive des frontières des Régions sur la base des résultats, commune par commune, du choix de la langue.<><>Une certitude : ne rien changer aux frontières administratives actuelles, c’est ouvrir la voie à la constitution d’un Etat composé de deux Régions unilingues, dont les contours ont été arrêtés par la Flamen politik. Une Région flamande avec Bruxelles comme capitale et une Région wallonne avec Namur comme capitale.<><>Privée de ses possibilités d’extension, conséquemment de revenus, Bruxelles devra immanquablement passer sous le joug flamand pour assurer son fonctionnement ; la Wallonie, elle-même tributaire de la Flandre, ne pourra lui apporter le soutien financier nécessaire. Le processus de dépendance s’accélérera pour aboutir à son intégration dans le milieu flamand qui l’encercle. La boucle sera bouclée. Bruxelles, capitale unilingue néerlandaise de la Flandre linguistiquement homogène. <><>Mais, diable, les politiques ne trouveraient-ils pas les cinq minutes de courage pour une remise en cause des accords aberrants de 1962-1963 ? Avoir le courage d’être pragmatique, serait-ce trop demander à des édiles carpocapsés par l’égotisme ? Ces personnalités savent qu’une ville ne peut survivre financièrement, socialement, économiquement en restant corsetée dans ses limites primitives. Une ville vivante est en perpétuelle extension dans le périmètre de son hinterland. Encore faut-il concrétiser ce constat ! Une communauté urbaine ?<><>2009 n’est plus 1963. Bruxelles, maintenant, par les lois économiques, s’étend de Waterloo à Leuven. Ne le vit-on pas, près de chez nous, avec la ville de Lille ? Son rayonnement s’étend par-delà les frontières d’Etat et les frontières linguistiques par le nouage de liens forts avec la ville wallonne de Tournai et la ville flamande de Kortrijk (Courtrai) et la constitution entre elles d’une Communauté urbaine au grand bénéfice des communes qui la composent. Lille métropole urbaine transfrontalière. <><>L’hypothèse d’un statut d’indépendance et celle d’un statut de ville internationale sont à rejeter fermement. Elles impliquent l’éclatement de la Belgique. Deux hypothèses incompatibles dans le cadre d’un Etat fédéral.+ + +La Wallonie, un fruit qui murit pour la satellisation + + + La Flandre se positionne sur les « frontières » pour lancer un raid sauvage sur la Wallonie. La Flandre veut une liaison directe, de territoire à territoire, avec sa cousine germanophone, l’Allemagne. Elle prépare le terrain en faisant introduire le bilinguisme dans l’enseignement, et même l’unilinguisme flamand dans le secteur hôtelier, en faisant miroiter l’octroi d’un emploi, d’un logement, de soins à ceux qui s’engagent à pratiquer le flamand… <><>Une Flandre triomphante, car elle sait que la Wallonie, dont toute l’économie, tous ses réseaux routier, ferroviaire, fluvial sont axés sur Bruxelles et les ports d’Anvers et de Zeebrugge, sera dépendante d’elle, sera son satellite amené, à échéance plus ou moins rapprochée, à être intégré dans son territoire. <><>Au demeurant, le destin de la Wallonie a été tracé lors de la constitution du Benelux, l’entente économique entre la Belgique, la Néerlande et le Grand-Duché de Luxembourg, appelé à s’arrimer au puissant land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, peuplé de quelque 18 millions d’habitants : dilution dans la Germanie reconstituée.+ + +Conclusion + + +Un appel de vigilance aux édiles wallons. Un appel au sauvetage du français.

06.10.2009

BRUXELLES : J'AI MAL A MA VILLE...

Le cri de désespoir, de détresse, lancé par Françoise Schepmans, MR/PRL, députée de la Région de Bruxelles et de la Communauté française, échevine à Molenbeek, dans une Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du vendredi 2 octobre 2009. <><>La députée bruxelloise marque son inquiétude par ces mots : « Aujourd’hui, j’ai tout simplement envie de dire que j’ai mal à ma ville et que je suis inquiète des conséquences de l’immobilisme : il n’y a toujours pas la moindre trace d’une stratégie commune des différentes entités politiques face au risque de « bombe sociale » ; il y a encore moins de prise de conscience que les défis bruxellois dépassent, par effets de domino, les frontières des dix-neuf communes. Comme si, par exemple, l’exode continu des classes moyennes bruxelloises était étranger à la crise du logement dans le Brabant wallon... » <><>On comprend le c ri d’alarme de Françoise Schepmans au regard de l’exode de la classe aisée vers les communes de la périphérie bruxelloise, en Brabant flamand et en Brabant wallon, et son remplacement par les enfants de l’immigration à la recherche d’un inaccessible mieux-être qui fout le camp.<><>« En 2020, relève Françoise Schepmans, députée MR/PRL, Bruxelles accueillera 170 000 habitants supplémentaires mais il n’y a toujours pas de stratégie globale en termes d’infrastructure de vie, entre autres les écoles primaires qui connaissent déjà des pénuries de place, ni même d’accueil structuré des primo-arrivants. On lance des études, on réinstaure la coutume de l’arbre à palabres ou on se contente encore de se ranger derrière des limites financières, pour justifier l’insuffisance des actions... » <><>Le problème est bien posé par Françoise Schepmans à ceux qui nous gouvernent. Mais que font-ils ? L’examinent-ils ? Très douteux ! Leurs préoccupations : se chamailler ! Des gosses de la rue « à c’est moi le chef ». La stratégie de la prospérité de l’important : le Moi, le Roi Soleil ! Pauvre pays où l’égoïsme bouscule l’humanisme.<><>Cependant une petite lumière fait dire à Françoise Schepmans : « J’ai mal à ma ville mais je reste néanmoins optimiste car face à la célèbre fable de la poule aux œufs d’or, je préfère l’optimisme des intérêts bien compris ». Cette petite flamme d’espérance activons-la ! <><>« Miser sur Bruxelles... Ce n’est pas un pari sur l’avenir, c’est une nécessité impérieuse contre les ravages de l’indifférence », déclare avec ferveur Françoise Schepmans. Une voix à écouter. Une profession de foi...

27.05.2009

SOLIDARITE WALLONIE-BRUXELLES : L'APRES 7 JUIN...

L’après 7 juin 2009 : Résister au nationalisme flamand + + + C’est le défi de la Communauté française à la domination flamande. Tout dépendra de la capacité des partis francophones qui seront appelés à diriger l’espace francophone Wallonie-Bruxelles, à résister à la force nationaliste flamande. La Flandre voudra acquérir des compétences accrues dans sa marche vers la mainmise sur l’Etat belge, le vouloir de la Flandre unanime. + + + La Flandre sait et a conscience qu’à terme elle est condamnée si elle reste dans un « carcan » belge pour trois raisons : le vieillissement de sa population, qui ne se renouvelle pas ; l’enclavement du port d’Anvers, qui l’empêchera d’accueillir les bateaux de grand tirant d’eau de demain ; le manque d’eau naturelle, qui la rend dépendante de la Wallonie. + + + La Flandre doit s’étendre territorialement pour sa survie. Et s’étendre vers la Wallonie pour assurer une liaison avec le puissant bassin industriel de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie lui ouvrant la possibilité de maintenir une activité maritime d’accueil pour les bateaux de moins de 15 mètres de tirant d’eau. Sauver son poumon économique qu’est le port d’Anvers. D’où l’intérêt marquant de la Flandre à un élargissement du Benelux économique au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, qui lui assurera automatiquement la pleine mainmise sur le territoire wallon et sur le territoire bruxellois et qui lui permettra de traiter d’égal à égal avec les Pays-Bas. + + +Au regard de cette stratégie géopolitique de la Flandre, l’intérêt de la Wallonie et de Bruxelles est de s’unir non pas au travers de déclarations verbeuses mais par des liens contractuels et d’orientation de leur développement. Une opportunité se présente : le projet politique français d’une liaison avec le nord et l’est de l’Europe dans lequel s’inscrit le port de Dunkerque, port en eau profonde pouvant accueillir les bateaux de grand tirant d’eau. + + + Dès lors, la stratégie géopolitique de la Wallonie et de Bruxelles serait de s’accrocher au projet politique français et d’entamer des travaux d’infrastructure routière, fluviale et ferroviaire de grande ampleur recanalisant les trafics vers le port autonome de Dunkerque. Une extension du Plan Marshall garantissant à la Wallonie un développement économique permanent et à Bruxelles un développement de sa vitrine multiculturelle de capitale de l’Europe.

25.05.2009

L'APRES 7 JUIN 2009 : RESISTER AU NATIONALISME FLAMAND...

C’est le défi de la Communauté française à la domination flamande. Tout dépendra de la capacité des partis francophones qui seront appelés à diriger l’espace francophone Wallonie-Bruxelles, à résister à la force nationaliste flamande. La Flandre voudra acquérir des compétences accrues dans sa marche vers la mainmise sur l’Etat belge, le vouloir de la Flandre unanime. + + La Flandre sait et a conscience qu’à terme elle est condamnée si elle reste dans un « carcan » belge pour trois raisons : le vieillissement de sa population, qui ne se renouvelle pas ; l’enclavement du port d’Anvers, qui l’empêchera d’accueillir les bateaux de grand tirant d’eau de demain ; le manque d’eau naturelle, qui la rend dépendante de la Wallonie. + + La Flandre doit s’étendre territorialement pour sa survie. Et s’étendre vers la Wallonie pour assurer une liaison avec le puissant bassin industriel de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie lui ouvrant la possibilité de maintenir une activité maritime d’accueil pour les bateaux de moins de 15 mètres de tirant d’eau. Sauver son poumon économique qu’est le port d’Anvers. D’où l’intérêt marquant de la Flandre à un élargissement du Benelux économique au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, qui lui assurera automatiquement la pleine mainmise sur le territoire wallon et sur le territoire bruxellois et qui lui permettra de traiter d’égal à égal avec les Pays-Bas. + + Au regard de cette stratégie géopolitique de la Flandre, l’intérêt de la Wallonie et de Bruxelles est de s’unir non pas au travers de déclarations verbeuses mais par des liens contractuels et d’orientation de leur développement. Une opportunité se présente : le projet politique français d’une liaison avec le nord et l’est de l’Europe dans lequel s’inscrit le port de Dunkerque, port en eau profonde pouvant accueillir les bateaux de grand tirant d’eau. + + Dès lors, la stratégie géopolitique de la Wallonie et de Bruxelles serait de s’accrocher au projet politique français et d’entamer des travaux d’infrastructure routière, fluviale et ferroviaire de grande ampleur recanalisant les trafics vers le port autonome de Dunkerque. Une extension du Plan Marshall garantissant à la Wallonie un développement économique permanent et à Bruxelles un développement de sa vitrine multiculturelle de capitale de l’Europe. + + A la Wallonie et à Bruxelles à prendre conscience de l’importance, pour leur avenir, d’un changement d’orientation de leur politique économique, sociale et culturelle;

05.10.2008

COMMUNAUTAIRE : AU PAYS DES ILLUSIONNISTES...

…Le CD&V veut rediriger la Belgique comme au « bon vieux temps » du CVP au seul profit de son pays, la Flandre, avec la bénédiction des partis francophones qui lui apportaient l’appoint indispensable pour fondre ses acquis en or. Son objectif de toujours. Son plan : s’allier avec un parti nationaliste radical pour une reprise du pouvoir et forcer une « grande réforme de l’Etat » modelée dans son moule.2007, le CD&V revient au gouvernail. Les francophones résistent contre toute attente. Mais le temps presse pour la Flandre. Changement de stratégie : lâchage du parti nationaliste radical N-VA et jeu de la carte du « moi très gentil ». Il tend « la main aux francophones » ; il découvre ses « partenaires » chéris ! Bart de Wever, président de la N-VA, l’ancien frère, ne quitte cependant pas l’arène ; un rôle lui a été tracé : être le superméchant. Sans coup férir, la N-VA attaque à la fois le CD&V et les francophones sur un ton arrogant ; le CD&V s’insurge théâtralement… + + La Flandre surfe sur le duo des contraires ; une partie de poker menteur. Les francophones tombent dans le panneau. Tout heureux de s’asseoir à la table du Kern et du Conseil des Ministres…Ils sont bernés. Leur belle « entente cordiale » vole en éclats ; les phrases assassines zèbrent le ciel de l’Espace Wallonie-Bruxelles, telles les couperets des guillotines. La bataille des ego est relancée… La Flandre voit poindre une éclaircie à son horizon plombé des années 2015-2050 ; elle sait que la flatterie fera son œuvre : les francophones viendront s’agenouiller devant elle. La Flandre respire, inhale profondément. Elle peut vieillir paisiblement… Ce n’est pas de la fiction. A moins que les éminences francophones, dans un sursaut de pudeur, de respect de leurs concitoyens disent un non catégorique au plan flamand d’accaparement des richesses de la Belgique.Le pernicieux mal flamand que la Flandre doit combattre : = = 1. Le vieillissement de la population flamande = = 2. L’impact du vieillissement sur le coût du logement adapté, des soins de santé, de l’assistance = = 3. L’évolution démographique négative = = 4. La fragilité de l’économie flamande sous direction de plus en importante de l’étranger = =5. Le vieillissement de son tissu industriel axé principalement sur l’automobile, le textile, la chimie = = 6. L’ensablement de ses ports, leur manque d’espace pour leur développement et leur adaptation à la nouvelle génération des navires de transport = =7. L’obligation de passage par la Wallonie pour sa liaison avec le bassin industriel allemand de la Ruhr = = 8. La désertification du Zwin + + Les Flamands sont demandeurs s’ils veulent conserver le niveau de leur bien-être actuel. Aux francophones de faire œuvre de fraternité entre eux, de jeter leur ego dans les oubliettes de l’orgueil pour reprendre, dans un dialogue d’honneur, ce qu’ils ont naïvement accordé à la Flandre expansionniste sur l’autel de l’unité de la Belgique.

12.06.2008

LA FLANDRE NIE BRUXELLES : UNE SURPRISE ? ...

… Que non ! La Flandre l’a toujours dit dans toutes les langues : Bruxelles fait partie intégrante de la Flandre. Elle est la capitale de la Flandre. Donc, Bruxelles n’existe pas en tant que « Région autonome ». xxLa logique flamande découle de la prospective du Mouvement flamand, confirmée et réaffirmée avec l’occupant allemand en 1914-18 : la Belgique doit être un Etat fédéral composé de deux Régions, l’une flamande avec Bruxelles comme capitale, l’autre wallonne avec Namur comme capitale. Point final. Les historiens belges ont toujours trompé les citoyens. Ils ont écrit et écrivent encore l’histoire de la Belgique aux couleurs de la haute bourgeoisie, de la belgitude. xxQuel(le) ministre wallon(ne) de l’Enseignement aura l’audace, le courage de faire réécrire les livres d’histoire scolaires ? Bruxelles a toujours été une ville française ; d’aucuns ont soutenu que les origines françaises se trouvent sous les fondations des bâtiments de la Communauté flamande. Les vieilles archives de la Ville de Bruxelles, écrites en vieux latin, devraient parler ! xx Les dires récents de l’intelligentsia flamande sont une confirmation claire et nette de la logique flamande : deux Communautés, deux Etats, deux territoires, des frontières basées sur le droit du sol. Logique que la Flandre vient de remettre en avant par la bouche de ses stratèges. Kris Peeters, CD&V, ancien président du CD&V, ministre-président du gouvernement flamand : « La Flandre continuera à investir à Bruxelles… C’est notre ville ; nous avons le droit de participer à sa gestion… La Région bruxelloise n’est pas une Région comme les autres… Bruxelles aura un statut à part… ». Wouter Beke : « … La Région bruxelloise n’est pas une région à part entière… ». Pascal Smet, ministre flamand bruxellois : « … Il n’est pas question pour la Flandre de lâcher Bruxelles malgré certains propos caricaturaux… ».Déclarations décodées par les coauteurs du projet de fédération Wallonie-Bruxelles . Pour Rudy Demotte, PS, ministre-président wallon et communautaire : « Ca revient à un condominium cogéré par les deux autres entités ; au pire à une annexion par la Flandre… ». Pour Charles Picqué, PS, ministre-président du gouvernement bruxellois : « J’espère me tromper. Mais l’une des possibilités, c’est que la Flandre soit dans une stratégie à deux phases : d’abord on démantèle le fédéral. Puis on constate que Bruxelles n’en sort plus et n’a d’autre choix que de demander sa mise sous tutelle ». xx Le constat de Rudy Demotte : « La grande différence entre le projet de la Flandre et celui que j’ai avec Picqué (Ndlr : projet de fédération Wallonie/Bruxelles), c’est que l’un nie la Région bruxelloise et que l’autre l’intègre pleinement. Du reste, la Flandre balance entre deux logiques : territoriale ou communautaire. Alors que nous sommes clairement dans une stratégie territoriale ».Question. Y a-t-il volonté ou refus de vivre ensemble, néerlandophones et francophones ? En se penchant sur la question, pensons à notre avenir : vouloir vivre dans une sensibilité française .