15.04.2009

MANIFESTE MAINTENANT OU JAMAIS...

La marche inexorable du Mouvement flamand vers une « flamandisation » généralisée de la Belgique : la mort de la Belgique française. Soyez-en conscients et conscientes. + + Bruxelles, plus que jamais, est l’objectif du Mouvement flamand pour la prochaine décennie. Sa périphérie « tombera » dès à près les élections régionales du 7 juin 2009. C’est inscrit dans les agendas cachés des partis politiques qu’ils soient du Nord, du Centre ou du Sud. L’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde sera scindé et avec lui la frontière linguistique sera frontière d’Etat ; la Belgique française (Bruxelles et Wallonie) imposera le bilinguisme obligatoire, flamand-français, dans l’enseignement et dans les institutions publiques… L’étape obligée pour la flamandisation généralisée de la Belgique. Bruxelles doit d’abord tomber ! + + Vous pouvez marquer votre volonté de vous opposer au lâchage de Bruxelles en signant le Manifeste « Maintenant ou Jamais ». + + Le Manifeste rappelle que Bruxelles est une ville francophone à 90 %, dont les habitants, quelles que soient leurs origines, s’instruisent, travaillent et communiquent pour l’essentiel en français, que Bruxelles est une région à part entière et doit le rester. C’est pourquoi, souligne-t-il, il faut maintenir une union étroite entre Bruxelles et la Wallonie. + + Ce Manifeste est une initiative conjointe du Gerfa (Groupe d’Etude et de Réforme de la Fonction administrative), de Bruxelles Métropole francophone et de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles ; il a reçu l’aval de plusieurs personnalités du monde associatif et du monde universitaire. Son ambition première est de proposer pour Bruxelles un projet clair qui s’oppose à ceux qui en contestent le caractère très majoritairement francophone et de lutter contre les tentations de repli régionaliste présentes tant à Bruxelles qu’en Wallonie.+ + Participez à la défense de Bruxelles, ville française, via www.maintenantoujamais.be, en signant le Manifeste. + + Merci de toute votre aide dont l’efficacité dépend de votre volonté et de votre spontanéité. La pleine solidarité de tous.

16:59 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jamais, centre, sud, maintenant, nord, mouvement, manifeste |  Facebook |

31.03.2009

UNE SIXIEME REFORME DE L'ETAT EST-CE ENCORE NECESSAIRE (1ère partie)

Début 2007. Les relations Nord/Sud se tendent de plus en plus. A la limite de la rupture…. Les élections législatives du 07 juin 2007 se lèvent à l’horizon. Ca s’agite dans les états-majors des partis politiques d’autant que les mauvaises augures annoncent l’implosion du pays à défaut d’une réforme de l’Etat en profondeur. = = = Deux visions différentes du problème communautaire opposent le Nord et le Sud. Pour le Nord, les Communautés et les Régions doivent jouir dune large autonomie dans un cadre de responsabilisation des entités. Une vision confédéraliste. Pour le Sud, c’est un Etat fédéral fort qui doit être privilégié. Le Fédéral doit être le pilier auquel les entités fédérées s’adossent. Une vision fédéraliste. = = = Dans un climat déliquescent, la FEB fait entendre sa voix, une voix de sage. Nous sommes en février 2007 : « La question de la Réforme de l’Etat, déclare la FEB, doit être abordée dans un dialogue ouvert aux positions de chacun ». Vœu pieux exprimée dans une atmosphère pourrie, focalisée sur le scrutin de juin 2007 qui déclenchera la « Grande Réforme » de l’Etat, la sixième, réclamée avec insistance par la Flandre. + + + Juin 2007. Coup de tonnerre dans le ciel de la politique. Tant au Nord qu’au Sud, changement du centre de gravité. Le Nord passe totalement sous la direction du cartel CD&V/N-VA et le Sud passe sous la direction du M R au niveau fédéral. + + + Septembre 2007. Rien ne s’arrange ; les chamailleries pour former un gouvernement sous la présidence de Yves Leterme prennent le dessus. Yves Leterme jette le gant, revient et forme une équipe gouvernementale composée de cinq partis, CD&V/N-VA, Open VLD, M R, PS, CDH. + + + Novembre 2007. Yves Leterme, CD&V, cafouille. La note qu’il présente aux partis le 25 novembre 2007 visant un « développement équilibré de l’Etat fédéral » ne détend pas l’atmosphère ; la note s’appuyait sur des principes de « solidarité, responsabilité, coopération, subsidiarité et loyauté fédérale » aux accents flamands. + + + Décembre 2007. La branche ultranationaliste du cartel CD&V/N-VA, la N-VA, juge insuffisante l’avancée flamande vers l’autonomie. Yves Leterme démissionne. Guy Verhofstadt, Open VLD, revient aux affaires pour une période de trois mois. + + + 9 Janvier 2008. Guy Verhofstadt, Premier ministre, pose deux axes de direction : « Le transfert de certains instruments de politique socio-économique aux Régions, et le renforcement des outils au niveau de l’Etat fédéral pour en finir avec la dispersion des compétences entre les différents niveaux de pouvoir… Les Régions auront un espace dans lequel elles pourront disposer d’une certaine autonomie ». ===La voie pour une sixième réforme de l’Etat s’ouvre-t-elle ? Guy Verhofstadt le veut ; il veut aller vite car le temps lui est compté : trois mois. C’est l’installation d’un groupe de travail composé de 18 membres sous l’ombrelle Octopus, chargé de préparer la Réforme de l’Etat, la « Grande Réforme de l’Etat », la dix de der .+ + + Ca s’agite tant dans le monde politique que dans le monde citoyen. ===12-13 janvier 2008. Philippe Van Parijs, philosophe, professeur à l’UCL et à Harvard (Etats-Unis) va de sa « petite » idée, dans une Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir : « Les francophones doivent se faire une raison : cesser de considérer le Brabant flamand comme une réserve d’expansion coloniale… Il faut en finir avec BHV et avec les facilités permanentes ». Philippe Van Parijs propose, dans un cadre d’un compromis équilibré : « le rattachement à Bruxelles des quatre petites communes des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise et l’extinction graduelle des facilités dans les deux autres, et l’octroi de plus d’autonomie et de responsabilité aux Régions par la restructuration des compétences entre l’Etat fédéral et les entités fédérées ». Une forme de confédéralisme. Un point de vue assez proche des thèses flamandes. + + + 14 janvier 2008. Rudy Aernoudt, ex-chef de Cabinet du ministre wallon Serge Kubla (M R) et de la ministre fédérale de l’Economie Fientje Moerman (Open VLD), dans une Carte blanche dans Le Soir du lundi 14 janvier estime que « la note Verhofstadt pour la réforme de l’Etat est basée sur des principes de bon sens ». Il constate que « l’avenir de la Belgique ne peut être garanti si l’on ne trouve pas une solution au défi du déficit démocratique. En 2050, le taux de dépendance sera de 61 % en Flandre, de 53 % en Wallonie et de 40 % à Bruxelles ». Il avance que « Bruxelles doit pouvoir prendra sa place entant que capitale de l’Etat belge et de l’Europe. Une approche de coopération avec les autres Régions selon le modèle de la communauté urbaine de Lille est souhaitable ».

13.02.2009

LA FLANDRE SE FOUT DES FRANCOPHONES...

Les francophones peuvent gesticuler, aboyer, si cela les amuse ; ils n’ont rien à dire… La loi de la majorité, la loi du nombre est la SEULE loi. « C’est simple, la majorité, c’est 50 % plus une voix » déclarait Raymond Barre, ancien Premier ministre français. La Flandre applique sans nuance cette déclaration. = = La Flandre seule gouverne ! Elle le fait clairement et nettement savoir : Le gouvernement flamand ne participera pas à la reprise du dialogue institutionnel si les francophones n’acceptent pas de repartir de la note de synthèse élaborée par son ministre-président Kris Peeters ». C’est net ! = = Que comporte cette note-synthèse de sept points ? = =1. Finalisation du premier paquet de réformes = =2. Politique des grandes villes = = 3. Contentieux = = 4. Politique de l’emploi = = 5. Article 195 de la Constitution = = 6. Régionalisation des déductions fiscales = = 7. Justice = = Le point des discussions. Normal. Mais qu’est-ce qui tripote les francophones ? La note-synthèse serait-elle tendancieuse ? Plus prosaïquement, les francophones subordonnent-ils la reprise du dialogue institutionnel à la nomination des trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise ? Les Flamands veulent-ils engranger ce qu’ils ont obtenu, avant d’honorer les concessions ? Les francophones, échaudés par le passé, veulent-ils obtenir ce qu’ils ont demandé avant de concéder ? Un nœud de vipères. = = Le danger est de voir les francophones se faire piéger, comme d’habitude, par des déclarations et mesures chocolat de personnalités flamandes. Car la tactique flamande est pernicieuse dans sa simplicité : « Faire peur ! Activer l’hypothèse de la scission du pays ». Aux francophones de ne pas tomber dans les rets. Ne pas être naïfs. = = Olivier Maingain, président du FDF, met en garde ses collègues des autres partis francophones : « Ne nous laissons pas berner par des messages sans lendemain » leur a-t-il lancé comme appel en octobre 2006 au lendemain du scrutin électoral. Il a raison ; on observe un changement d’attitude, un changement de tactique chez les Flamands. Moins d’arrogance !L’Open VLD, les libéraux flamands, se font bien gentils. Son président Bart Somers prône « la solidarité avec Bruxelles en la dotant d’une loi transparente qui lui assure un financement équitable mais - toujours ce fameux « mais » accolé aux « baisers » flamands – à condition que Bruxelles reste la capitale de tous les Flamands et de tous les néerlandophones ». = = Wilfried Martens, CD&V, ex-CVP, ancien Premier ministre, suggère d’énoncer dans l’article 35 de la Constitution les compétences attribuées au fédéral et de laisser les autres aux entités fédérées : « Pour rassurer les francophones, qui n’en finissent pas de s’interroger sur le point d’achèvement de la réforme de l’Etat ». = = Ce changement d’approche de la problématique constitutionnelle se maintient après les élections législatives du 10 juin 2007 ; la Flandre tente d’amadouer les francophones en leur tenant ce langage : « On ne veut plus scinder, on veut seulement responsabiliser ». = = Karel De Gucht, Open VLD, ancien président de l’Open VLD, ministre des Affaires étrangères, se montre zen : « La preuve que la Belgique ne va pas disparaître, c’est qu’on se dispute depuis 50 ans et qu’ont n’est toujours pas séparé. On est finalement un couple très stable : quel couple survivrait à une telle épreuve durant 50 ans ? ». = = Bart Sturtewagen, journaliste au Standaard, constate : « Nous avons peur l’un de l’autre. La peur s’enracine dans la construction de l’image de l’autre ? Les politiques jouent un jeu de poker avec des émotions ». = =Les francophones semblent avoir entendu l’appel du président du FDF Olivier Maingain. Qu’a dit Elio Di Rupo, président du PS, au cours d’un débat de RTL-TVI le 11 février 2007 ? Pour le président du PS : « Il faut rester vigilant, car même quand ils (Ndlr, les flamands) sont modérés, ils disent des choses inacceptables, comme la fin des facilités dans la périphérie. Nous allons vers un dialogue difficile, auquel il faut se préparer ». = =Serge Kubla, M R, chef du groupe M R au Parlement wallon, est sur la même longueur d’onde : « Il y a, du côté flamand, une obsession symbolique et doctrinaire pour une réforme de l’Etat alors que les vrais enjeux ne sont pas dans le symbole ».Nonobstant la méfiance francophone, la Flandre poursuit son voyage amadouant dans la bulle belge. Guy Verhofstadt, Open VLD, revenu aux rênes du gouvernement fédéral pour une période de trois mois, se veut rassurant et présente, début janvier 2008, une note-synthèse portant sur la réforme de l’Etat. Il veut aller au-delà des tabous. « Moi aussi je veux scinder les compétences… Mais il y a d’autres choses qui sont acceptables, comme les convergences dans des limites précises… ». Il contente à la fois le Nord et le Sud. = = Les responsables des partis francophones, PS, FDF, CDH, expriment toutefois leur méfiance et clament la vigilance. Ils marquent leur solidarité avec les habitants francophones de la périphérie bruxelloise. = = Elio Di Rupo, PS, député-bourgmestre, président du PS : « Cette note nous conforte, en tant que francophones, dans la nécessité d’ouvrir les yeux quand on voit que même quelqu’un de modéré comme Guy Verhofstadt émet des idées pour le futur très marquées par les revendications néerlandophones… Très peu de propositions vont réellement améliorer la vie des francophones, d’où qu’ils soient. Le renforcement de l’Etat fédéral, qui s’occupe de tous les Belges, est très faible… Le PS est d’accord pour stabiliser le pays, mais il faut le faire d’une manière raisonnable et dans l’intérêt de tous les Belges ». = = Joëlle Milquet, CDH, vice Première ministre, présidente du CDH : « Cette note, malgré son titre et son intitulé prometteur, n’en demeure pas moins un condensé des revendications flamandes sans oser même aborder les tabous flamands ».= = Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre M R, président du FDF : « C’est un document dense, qui mérite d’être examiné. Il faut un inventaire minutieux des questions à débattre. Mais il est incomplet. Il oublie la priorité numéro un sur laquelle les partis francophones se sont enfin entendus : l’élargissement de la Région bruxelloise. Et à première vue, je ne vois pas d’idée nouvelle susceptible de résoudre la question ». = = Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région bruxelloise : « Guy Verhofstadt sert une soupe qui a exclusivement le parfum des exigences flamandes. Elle se retrouvaient çà et là dans la résolution du Parlement flamande de 1999, dans la déclaration du gouvernement flamande de 2004… Elle va pratiquement dans un seul ; sens, celui de la régionalisation. Et les rares fois où il est question de refédéraliser, la Flandre fait son shopping ». = = Pour les habitants de la périphérie, la note Verhofstadt, c’est « une note de Flamand ». Ainsi pour la ratification de la Convention-cadre sur la protection des minorités, Guy Verhofstadt, Open VLD, Premier ministre, veut l’assortir d’une clause de réserve stipulant que « la convention s’applique sans préjudice… des normes législatives qui régissent l’emploi des langues ». En d’autres termes, Guy Verhofstadt veut limiter la portée de la Convention-cadre sur la protection des minorités aux habitants des communes à facilités. = = En ce qui concerne BHV, c’est également l’intérêt flamand qui prévaut. Guy Verhofstadt suggère de scinder l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde en trois arrondissements électoraux : Bruxelles, Bruxelles flamand, Bruxelles wallon « pour satisfaire, dit-il, à la demande de la Cour constitutionnelle ». Ce qui est faux, affirme le bourgmestre ff de Crainhem, Arnold d’Oreye de Lantremange, FDF : « Guy Verhofstadt trompe les gens avec ce genre d’affirmation…Avec ce système, les francophones des communes sans facilités se retrouveraient perdus en Flandre. Nous aurions une scission pure et simple de BHV… atténuée par une période de latence au terme de laquelle la Flandre atteindrait son but ». = = Pour ce qui est de l’inspection scolaire, également marquée de la « griffe » flamande, Guy Verhofstadt, Open VLD, libéral flamands, avance l’idée d’accords de coopération pour l’organisation des écoles communales francophones et d’étendre ces accords de coopération au sport, à la jeunesse et aux bibliothèques. Le bourgmestre FDF de Crainhem, Arnold d’Oreye de Lantremange, rejette l’idée et demande de « confirmer plutôt que l’enseignement, la culture et le sport relèvent partout des Communautés. Et répétons que ce n’est pas la Flandre qui finance nos écoles, comme elle l’affirme, mais l’Etat fédéral, via une dotation qu’elle lui verse… ». = = Dans ce florilège de voix de méfiance, des voix favorables à la note de Verhofstadt se font entendre dont celles de Rudy Aernoudt et de Béatrice Delvaux. = = Rudy Aernoudt, ex-chef de Cabinet de la ministre fédérale de l’Economie Fientje Moerman, Open VLD et du ministre wallon Serge Kubla, M R : La note Verhofstadt pour la réforme de l’Etat est basée sur des principes de bon sens … Je souscrits entièrement aux principes directeurs de la note… ». = = Béatrice Delvaux, rédactrice en chef au Soir, salue Guy Verhofstadt pour sa « vision global du futur belge ». = = En conclusion, il est permis de constater que la Flandre poursuit inexorablement ses objectifs d’extension de son empire à la totalité du territoire belge par l’extinction progressive des centres de résistance francophone. La logique flamande incomprise par les francophones. Ce que le journaliste Yves Desmet, traduisait dans le Morgen des 19 et 20 septembre 2006 : « Les Francophones n’ont toujours pas compris l’évolution des mentalités en Flandre ».

19.09.2008

LE PETIT RAPPORTEUR S'AGITE, RONCHONNE...

Les politiciens nous annoncent… ++ - des lendemains chauds… sur le plan institutionnel : sécession au Nord, unitarisme au Sud. Les Flamands attaquent, les francophones s’accrochent. Volonté unanime au Nord, marmelade au Sud. + + - des lendemains noirs … sur le plan budgétaire : l’argent manque. Les Flamands menacent de ne pas verser leur quote-part, les Wallons sont atterrés. Bras de fer au Nord, tête courbée au Sud. + + - Des lendemains gris… sur le plan social : scission de la sécurité sociale et de la politique de l’emploi au Nord, non-changement au Sud. Intransigeance au Nord, résistance au Sud. Les bâtons sont brandis. + + Le Petit Rapporteur se demande à quoi sert le maintien de la Belgique si c’est pour se lancer constamment des balles de ping-pong à la tête par delà la frontière linguistique. Dans un match au finish, il y a toujours un perdant. L’Etat tampon, l’Etat artificiel, l’Etat canalisateur de la puissance maritime hollandaise et de la puissance économique expansionniste allemande, c’était en 1830 ! C’était le 19e siècle, nous sommes au 21e siècle ! + + Nous méritons mieux que toutes ces batailles d’ego, de politique en mal d’inspiration. Nous méritons mieux que la peur injectée par les partis politiques. Le Petit Rapporteur se demande après quoi les politiciens courent-ils dans leur phobie à faire peur ? Qu’est-ce que le Petit Rapporteur entend ? Du négatif : la Wallonie va mal, Bruxelles veut annexer la Wallonie, la Wallonie s’en fout de Bruxelles, c’est un boulet, les Français sont arrogants, les Wallons seront des ilotes en France, la connaissance du flamand est absolument nécessaire pour obtenir un emploi… La liste des coercitions psychologiques n’est pas exhaustive.Nous méritons mieux que la peur, la lavasse que les politiques nous abreuvent. Le Petit Rapporteur se « raccrapote » dans la pensée de Jean-Claude Van Cauwenberghe : « J’ai deux patries, une charnelle, la Wallonie, et une spirituelle, la France, dans un sentiment qui confère à l’identité ».

14:34 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sud, flamands, nord, wallons, lendemains, rapporteur |  Facebook |

27.10.2007

ON VOUS DIT TOUT...

Les lignes de défense francophones ploient ; elles sont à la limite de la rupture. L’aile MR se replie vers le Sud, le CDH fait encore de la résistance au niveau de la représentation des Régions au sein des organes de gestion de la SNCB, mais donne des signes de lassitude… - Pour le CDH : Ce serait un transfert de compétences du fédéral aux Régions et il n’en est pas question ». Et pour cause, la clé 60-40 - 60 % des investissements pour la Flandre, 40 % pour la Wallonie – déjà inique en raison d’un territoire plus grand et d’un relief plus accidenté de la Wallonie, à laquelle sont soumis dans les faits les mécanismes de financement, n’existerait plus. La Wallonie ne recevrait plus que des miettes ! La Flandre gagnerait la bataille du rail ! Pour Didier Reynders (MR), c’est marginal !… Peu importe que la Flandre soit dotée d’un rail moderne et qu’en Wallonie le Plan Marshall du renouveau soit tiré par des « chars à bancs » ! Triste. - Ligue wallonne de la Région de Bruxelles, asbl - Courriel : info@liguewallonnebruxelles.be - Envoyez vos messages à publier à cette adresse courriel. - Nos estans fîrs di nosse pitite patreye

25.09.2007

POLITIQUE / SECESSION DU NORD

LE CD&V NE VEUT PAS LE SEPARATISME… MAIS !Il le prouve dans un « toutes-boîtes » distribué en Flandre à un million d’exemplaires. L’objectif est de rectifier « les malentendus de la formation du gouvernement ». Pardi, les Francophones sont des intellectuellement incapables de comprendre les « subtilités » de la langue flamande. Le CD&V veut se présenter comme le « bon peuple flamand » qui veut le bien du « benêt peuple francophone » en lui réservant… les miettes. D’abord servir la Flandre.Voyons !• La Flandre ne veut pas le séparatisme. MAIS, elle veut un renforcement de l’autonomie des Régions dans des frontières d’Etat, ignorant l’hinterland naturel de Bruxelles, ville européenne.• La Flandre ne veut pas une Wallonie pauvre. MAIS, elle refuse la solidarité entre les deux Régions dans les secteurs sociaux, ignorant la Région de Bruxelles.• La Flandre ne veut pas une législation sur la nationalité. MAIS, elle veut que les nouveaux venus et migrants en Flandre prouvent une bonne connaissance du flamand ou prennent l’engagement d’apprendre le flamand. MAIS, elle veut que la loi fédérale sur l’acquisition de la nationalité belge soit mise en accord avec la politique d’intégration flamande. Autrement dit, la Flandre veut que la loi flamande soit imposée à l’ensemble de la Belgique.• La Flandre ne veut pas scinder les plaques de voiture. MAIS, elle veut que les compétences en matière de circulation et de transport soient transférées aux Régions. Autrement dit, la Flandre veut renforcer sa frontière d’Etat par une disposition douanière. • La Flandre ne veut pas scinder la Sabam. MAIS, elle veut une collaboration structurelle entre l’Etat fédéral et les Communautés. Autrement dit, elle veut la direction de la vie culturelle et artistique sur l’ensemble du pays, étant majoritaire.• La Flandre ne veut pas scinder la SNCB. MAIS, elle veut que les Régions aient une voix dans les organes de direction de la SNCB. Autrement dit, elle veut être majoritaire dans les organes de direction de la SNCB en s’appuyant sur la clef de répartition 60/40 qui l’avantage outrancièrement.• La Flandre ne veut pas une rupture du pays. MAIS, elle veut unifier l’Espace francophone Wallonie-Bruxelles sous sa pax Flandria par l’imposition d’une administration unique à langue unique : le flamand. Au rancard, les guichets « séparés »… de Schaerbeek de qui vous savez !• « L’indépendance de la Flandre n’est plus un tabou, les Francophones doivent le savoir », dixit Luc Van der Keulen, éditorialiste du Laatste Nieuws, le journal le plus lu en Flandre.