12.06.2010
REPONSE DES PARTIS A LA LETTRE OUVERTE : RETENUES SUR LES PENSIONS...
Charles MICHEL, député MR + + +Je me dois de corriger votre propos. Le programme du MR aborde bien la question de la suppression de la cotisation de solidarité (p.106). + +Le MR a obtenu en 2008 une première diminution importante de la cotisation de solidarité sur les pensions les plus basses. C’est ainsi que, depuis le 1er juillet 2008, cette cotisation a été supprimée pour toutes les pensions inférieures à 2.053,06 € pour les isolés et à 2.373,59 € pour les ménages. + +Le projet que nous défendons sur ce point dans le cadre des élections du 13 juin est très clair. Afin d’améliorer le pouvoir d’achat des pensionnés, le MR propose de : + + • Poursuivre la liaison au bien-être en concentrant l’effort sur les pensions les plus basses : Conformément à la loi sur le pacte des générations, le Gouvernement décide tous les 2 ans, sur proposition des partenaires sociaux, de la répartition de l’enveloppe financière disponible accordée pour adapter les pensions à l’évolution du bien-être général. + +Le MR estime que la prochaine enveloppe (2011-2012) doit concentrer l’effort sur les pensions les plus anciennes et les plus basses. + +• Supprimer totalement la cotisation de solidarité : Notre objectif est de supprimer totalement ce prélèvement injuste qui revient à exiger que les pensionnés, qui ont déjà cotisé tout au long de leur vie active, cotisent une deuxième fois. + + +* Paul MAGNETTE, PS, ministre + + +Je partage tout à fait votre point de vue concernant la cotisation de solidarité. + + Cependant, je me permets de vous rappeler qu’en 2008, Marie Arena, Ministre de Pensions de l’époque, l’a supprimée pour les pensionnés touchant les pensions les plus basses. + +Afin de toucher de plus en plus de pensionnés, mon parti souhaiterait encore augmenter le plafond en dessous duquel cette cotisation n’est pas due. + + +* Thierry MEUNIER, ECOLO, responsable adjoint Ecolo, Département politique + + +En matière d’intérêts notionnels, Ecolo ne revendique pas une suppression mais bien une réforme. Il s’agit de les réorienter vers les PME et de cibler l’aide sur les investissements verts. + +Ecolo ne souhaite pas supprimer la cotisation de solidarité pour tous mais bien pour les pensions faibles et moyennes de manière à maintenir une certaine progressivité. Il s’agit en effet de maintenir un certain niveau de redistribution puisque certaines pensions permettent cette solidarité, dans un contexte budgétaire très difficile comme vous le savez. C’est pour cette même raison qu’Ecolo ne souhaite pas sortir les pensions du calcul du précompte. La pension est un revenu comme un autre, bien que trop souvent faible. Nous préférons œuvrer à une justice globale pour tous et faire en sorte que l’impôt sur le revenu touche moins les bas et moyens revenus, pensions comprises. + +Dans le même temps, par le biais d’une contribution plus juste des revenus des capitaux, nous souhaitons améliorer le financement des pensions, relever les minima et augmenter le taux de remplacement des pensions. + +A ce stade, c’est ainsi que nous pensons plus juste d’aider les pensionnés. + + + • Didier REYNDERS, Président du MR, Ministre + + +Sachez que la suppression totale de cette cotisation de solidarité est bien inscrite dans le programme du MR. Vous trouverez la proposition en page 110 de notre programme que je vous joins à ce mail. + +Nous avons souhaité et obtenu - non sans peine ! - que la cotisation de solidarité qui frappait injustement les pensionnés soit supprimée pour toutes les pensions inférieures à 2.012,76 € en ce qui concerne les isolés et à 2.327,00 € en ce qui concerne les ménages. + + Notre objectif est de supprimer totalement ce prélèvement injuste qui revient à exiger que les pensionnés, qui ont déjà cotisé tout au long de leur vie active, cotisent une deuxième fois. + + J’espère avoir pu vous rassurer sur la position du Mouvement Réformateur concernant cette problématique. + + +* Caroline TIRMARCHE, PS, conseillère IEV-PS + + + Le Président Elio Di Rupo m’a transmis votre e-mail.+ + Nous partageons tout à fait votre point de vue concernant la cotisation de solidarité. C’est pour cette raison que Marie Arena, Ministre des Pensions à l’époque, l’a supprimée partiellement en 2008. Ainsi, les 470 000 pensionnés qui touchent les pensions les plus basses ne la paient déjà plus.+ +Il nous parait souhaitable d’encore augmenter le plafond en dessous duquel cette cotisation n’est pas due (actuellement 2053,06 euros pour un isolé et 2373,59 euros pour un pensionné avec charge de famille, en tenant compte des montants perçus via une pension complémentaire – qu’il s’agisse d’une rente ou d’un capital pension touché au moment de la retraite), afin de toucher de plus en plus de pensionnés.
16:41 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : suppression, cotisation de solidarite, precompte sur les penions |
Facebook |
09.09.2009
ECHANGE D'IDEES : LES 20 ANS DE LA REGION BRUXELLOISE ... BON ANNIVERSAIRE...
Le dossier porte sur les 20 ans de la Région bruxelloise. Il pose en conclusion trois questions : Quel statut donneriez-vous à la Région de Bruxelles ? Quelle doit être son étendue ? Quel avenir de Bruxelles X X X - Bernard CLERFAYT, par Courriel - Je n'avais aucune crainte en entamant la lecture de votre note sur les vingt ans de Bruxelles. Je savais que j'allais lire une analyse lucide et courageuse de la situation que nous vivons depuis vingt ans. Le FDF, le seul parti des Bruxellois francophones, peut se targuer <><>d'avoir obtenu par son combat, par sa résolution, par son opiniâtreté, la création d'une région bruxelloise mise au frigo pendant plus d'une décennie. Cependant, par sa création tardive, elle n'a reçu comme territoire, comme compétences et comme financement que les miettes qui lui furent abandonnées par les autres Régions et par un pouvoir fédéral méfiant de sa capitale et dominé par la classe politique flamande. <><>Je réponds clairement à vos questions. <><>Oui, Bruxelles doit être élargie à l'occasion d'un référendum dans toute commune périphérique ou partie de commune où vivent vingt pourcents de Francophones. Que l'on pose aux habitants une question simple du genre : "voulez-vous vivre dans la Région bilingue de Bruxelles-Capitale ou voulez-vous rester définitivement dans une Flandre unilingue qui ne reconnaît aucune minorité linguistique ?" (Et donc offrir en échange aux Flamands la suppression des facilités là où les citoyens ont choisi de rester en Flandre !) <><>Oui, Bruxelles doit obtenir un statut en tout point identique aux autres Régions (autonomie constitutive, pas de tutelle ou de droit d'intervention de l'Etat fédéral, etc.).<><>Oui, Bruxelles doit être financée sur un prélèvement partiel des impôts des navetteurs. La Région bruxelloise transfère plusieurs milliards de revenus par an aux deux autres régions (10% de la population active flamande, 23% de la population active wallonne travaillent à Bruxelles et y tirent leurs revenus).<><>Oui, Bruxelles doit retrouver une ambition légitime d'être une grande ville européenne, attractive par sa qualité de la vie, créative et dynamique sur le plan culturel, économique et social, et faire pleinement usage de ses compétences sans immixtion extérieure et sans sabotage intérieur !<><>X X X- Le texte du dossier portant sur les 20 ans de la Région de Bruxelles, qui a généré une échange d’idées, peut vous être communiqué par e-mail, sur simple demande. Bien à vous.
17:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, suppression, bernard clerfayt, facilites |
Facebook |
17.04.2009
L'OBSESSION FLAMANDE : SUPPRESSION DU FRANCAIS...
Le bannissement du français en Flandre. Deux faits parmi tant d’autres. + + + 1) Le refus net, apposé par le ministre libéral Open VLD Marino Keulen, à la nouvelle demande du Conseil de l’Europe de « nommer sans autre retard les trois bourgmestres de la périphérie bruxelloise », Arnold d’Oreye de Lantremange, FDF, Crainhem, Damien Thiery, FDF, Linkebeek et François van Hoobrouck, M R libéral, Wezembeek-Oppem. Ce refus a profondément choqué le rapporteur français du Conseil de l’Europe sur la situation de la démocratique locale en Belgique, Michel Guegan. + + + Celui-ci, dans un communiqué, exprime son vif mécontentement : « Je suis profondément préoccupé par l’intransigeance du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen sur la question de la non-nomination de trois bourgmestres … C’est disproportionné ! ». Leur « crime » : avoir envoyé aux électeurs francophones des convocations rédigées en français !2) Aux 15 communes flamandes qui ont décidé de ne pas établir de listes d’électeurs ou de ne pas imprimer ni distribuer de convocation en vue des élections européennes du 7 juin 2009, sont venues s’ajouter trois communes du Brabant flamand, Beersel, Kapelle-op-den-Bos, Machelen. Ces trois communes ont décidé de ne pas placer de panneaux d’affichage. La principale raison invoquée : éviter le collage d’affiches électorales rédigées en français.+ + + Les Flamands sont passés maitres en matière « d’épuration linguistique ». En quelque 50 ans, ils ont réussi à faire disparaître de leur territoire une presse de langue française qui existait depuis très, très longtemps. Cette presse francophone de Flandre a été un des fleurons de presse belge ; elle était très vivante à Anvers, à Bruges, à Gand, à Knokke, à Ostende, à Renaix. L’extermination de tout ce qui est français et de tout ce qui est bilingue sur l’autel de « l’homogénéité linguistique » du heilige Vlaamse grond, le sol sacré flamand !
14:53 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : presse, francais, francophone, beersel, bannissement, conseil de l europe, suppression, epuration linguistique, guegan |
Facebook |