27.09.2010

COTISATION DE SOLIDARITE

Monsieur le Président Didier Reynders,
 
Voulez vous signaler à Mme la Députée Carine Lecomte que dans sa question parlementaire n°19565 y relative posée au Ministre Michel Daerden dont vous m'avez transmis une copie, que le choix d'un capital, par rapport à une rente d'assurance vie, impliquait une taxe libératoire de 21,57 % sur le capital brut reçu qui m'a été appliquée, et qui est bien expliqué dans mes plaintes dont vous avez copies, ce qui est donc bien une double taxation dont ni Mme la Députée Carine Lecomte ni le Ministre Michel Daerden ne font état. C'est un argument essentiel qu'il ne faut surtout pas négliger dans votre projet de loi y relatif justifiant la suppression de cette taxation et que le Ministre garde sous silence. C'est vraiment inexcusable de la part du Ministre.
A noter qu'à ce jour et malgré le dépassement en rente fictive du capital reçu et après 16 ans, je paie toujours cette taxation à 2% sur ma pension légale.
Espérant la réussite de votre projet de loi, je vous prie d'agréer, Monsieur Didier Reynders,l'assurance de mes meilleurs sentiments
J'envois copie de la présente  pour information à mes amis du FDF et de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles
E.Messemaekers

13.11.2009

FORUM : QU'ATTENDRE DE LA FUTURE REFORME DE L'ETAT ?...

Nézia MAHIEU, 1190 Forest – Les francophones, bruxellois et wallons, doivent vraiment craindre la future réforme de l’Etat car il est permis de douter de la réelle volonté de résistance des partis francophones qui, jusqu’à ce jour, ont toujours fini par céder aux exigences flamandes.<><>En sera-t-il autrement demain ?... En effet, les points suivants notamment peuvent, d’ores et déjà, être soulevés :<><>Concernant le CDH, Myriam Delacroix-Rolin, bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, s’est désolidarisée de ses collègues de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem pour l’envoi des convocations électorales notamment en juin 2007 pour les élections fédérales et en juin 2009 pour les élections régionales et européennes.<><>Concernant le PS, le Ministre-Président bruxellois, Charles Picqué, qui réclame le refinancement de la Région bruxelloise, est-il prêt aussi à réclamer notamment : son élargissement, l’attribution du pouvoir constitutionnel qui permettra notamment la remise en cause des privilèges dont jouit la minorité bruxelloise néerlandophone aux niveaux régional et communal, la taxation sur le lieu de travail ? ... En outre, Philippe Moureaux, président de la fédération du PS bruxellois, semble prêt à accepter la scission de BHV, sans élargissement de la Région bruxelloise et contre le refinancement de cette dernière.<><>Au MR, Louis Michel, une personnalité éminente, a fait preuve de son désintérêt pour les francophones de la périphérie ; il est plus que probable que d’autres personnalités et membres au sein du MR wallon – et du MR bruxellois ? – sont de son avis ! <><>Dès lors, dans le bras de fer francophones-Flamands qui se prépare, le FDF ne serait-il pas le seul parti suffisamment impliqué dans la défense des droits des francophones à pouvoir motiver et entrainer le MR d’abord, et à sa suite les trois autres partis francophones afin que soit établie une stratégie francophone commune pour la défense desdits droits ? ... <><>Les partis flamands ont maintenant décidé d’attendre que les partis francophones soient demandeurs -–d'argent, bien entendu ! – pour avancer en contrepartie leurs revendications inacceptables de régionalisation et communautarisation de compétences fédérales. <><>Alors, les partis francophones ne se seraient-ils déjà accordés sur le prix à payer pour conserver une solidarité flamande -–même minimale – et cela, à nouveau au détriment des droits des citoyens et citoyennes francophones ? <><>La continuation d’une solidarité flamande, même minimale, serait tout à fait temporaire puisque les partis flamands :<><>1) visent la scission de la sécurité sociale, = =2) ont déjà mis en œuvre des mesures – et en ont annoncé d’autres – bénéficiant – ou devant bénéficier – aux seuls Flamands et Flamandes, notamment : assurance dépendance, assurance hospitalisation, prime ajoutée aux allocations familiales fédérales... <><>Mesures qui divisent déjà – ou diviseraient davantage encore – selon leur appartenance communautaire, d’une part, les Bruxellois, et d’autre part, l’ensemble des Belges.<><>Les partis flamands se sont tellement engagés pour la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde vis-à-vis de leur opinion publique, qu’ils n’accepteraient vraisemblablement de reculer sur ce thème qu’en obtenant d’autres avancées importantes de flamandisation.

14.05.2008

POUSSEE FLAMANDE VERS LE SUD...

… Elle fonce sur l'autoroute des camions ! ==La taxe au kilomètre a pris l'autoroute du Sud à grande vitesse ! La vignette, chère à Michel Daerden, emportée par le blizzard du Nord ! ==C'est André Antoine, CDH, ministre wallon des Transports, qui a attisé le vent du Nord charriant des parfums écolos : … Nous voulons une taxe écologique. Donc, il faut retenir comme base le nombre de kilomètres parcourus. Et nous sommes d'accord que la priorité aille aux poids lourds… Tôt ou tard, nous n'y échapperons pas. Nous pourrions avoir un accord entre Belges et même au-delà. Mais il faut un compromis entre les trois Régions… ++Michel Daerden, PS, ministre wallon des Finances et du Budget, perplexe, médite… sur la propagation rapide du virus "nids-de-poule" dans le revêtement du réseau routier wallon… ++La Flandre, l'autoroute ouverte, impose son tempo et étend sa mainmise sur le réseau routier wallon. ++Fin mars 2007, Yves Leterme, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand, en visite aux Pays –Bas, dénonce l'accord flamand-wallon sur la vignette et préconise un système de taxation "intelligente au kilomètre pour les poids lourds" que lui souffle le frère hollandais. ++Janvier 2008, Kris Peeters, CD&V, nouveau ministre-président du gouvernement flamand, reprend à son compte les propos de Yves Leterme, devenu Premier ministre fédéral ; il précise que la taxe au kilomètre sera en vigueur sur l'ensemble du Benelux… ++Kathleen Van Brempt, SP.A, ministre flamande de la Mobilité, enchaîne : La taxation des camions en fonction des kilomètres parcourus "est à l'avantage de tous… un dossier positif. Faisable techniquement, réaliste et bénéfique en termes de mobilité. Nous devons le faire ensemble… D'ici à ce que ce soit prêt, on sera en 2011 (Ndlr, époque d'entrée en vigueur des nouveaux Traités Benelux). Utilisons cette période et cet argent pour mettre au point une technologie basée sur le satellite… ". ++Mars 2008, Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française, bercé par la sirène flamande, s'en va à La Haye. Guilleret, il proclame comme "acceptable la création d'une taxe intelligente pour les camions en 2010 et, ajoute-t-il, … pour les voitures en 2012". ++Il est inimaginable, écrit le chroniqueur du quotidien Le Soir, que Flandre, Bruxelles et Wallonie n'avancent pas dans le même direction… ++Michel Daerden s'effondre… Les millions d'euros s'envolent avec la vignette… les routes wallonnes attendront pour être restaurées… l'asphalte continuera à fondre sous les petits coups de soleil à 30° et à exploser sous les attaques du gel à –3° !La Flandre assène le coup de grâce : elle estime "asociale" la suggestion de Rudy Demotte d'étendre le système du kilomètre parcouru aux voitures… La Wallonie routière vassalisée ! ++Le Benelux, germanisé, impose ses lois économiques orientées vers un accrochage avec le puissant Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie qui applique depuis longtemps une taxe au nombre de kilomètres parcourus sur les poids lourds. ++La voix de la Wallonie française étouffée

27.12.2007

DEBOUT LES FRANCOPHONES...

"DEBOUT LES FRANCOPHONES" est le titre de l'éditorial de Michel Legrand publié dans le magazine du Gerfa, "Diagnostic" de décembre 2007. Le jugement de Michel Legrand, porté sur la position francophone face à une opinion flamande agressive, est pertinent : " La position francophone est particulièrement naïve et pauvre ! Naïve, car il est difficile de maintenir la Belgique si l'opinion flamande, dans une large majorité, n'en veut plus ou en tout cas souhaite une large autonomie ; par ailleurs, cette position met d'emblée les Francophones sur la défensive et les empêche de répondre aux demandes flamandes sinon par un "non" un peu court. Pauvre, car cette position accrédite l'idée que les Francophones n'ont aucun vision et craignent l'avenir s'ils devaient être largués par la Flandre. Cela signifie que les Francophones n'ont pas la main et doivent constamment se défendre contre ceux qui développent un projet. Depuis plusieurs années, la Flandre prépare ses exigences et se dirige progressivement vers une nation indépendante ou vers une confédération, pour garder la marque "Belgique", ses positions à Bruxelles et quelques leviers de commande". - Michel Legrand invite les Francophones à reprendre confiance en eux et à cesser de se considérer comme des assistés ou des battus d'avance. Il les invite à répondre à un dossier par un contre dossier : "Il faut que, intellectuellement, les Francophones soient capables de répondre aux arguments et de mettre sur la table des sujets tabous ; il faut aussi que les Francophones soient capables de présenter un schéma d'organisation crédible et fiable en cas de séparation. Ce schéma doit nécessairement reposer sur l'union de la Wallonie et de Bruxelles, avec la Communauté germanophone si les habitants de cette dernière le souhaitent. Il est bien évident que la Wallonie ne peut se passer de Bruxelles qui est la première ville wallonne et qui recèle de grandes richesses, tout comme Bruxelles a besoin du soutien de la plus grande région du pays si elle veut préserver son appartenance à la Francité et ne pas tomber à la merci de la Région flamande qui en fera progressivement une ville flamande à facilités pour les Francophones…". - Michel Legrand ose tracer le schéma d'un Etat fédéral réunissant Bruxelles et la Wallonie parfaitement viable boosté par une gouvernance rationnelle et vigilante et par le produit de la taxation des revenus sur le lieu de travail et non plus sur le lieu de résidence… - Une question se pose : Que deviendront les Francophones de la périphérie ?