16.10.2009
LA FISCALITE VERTE : C'EST PARTI... TOUT AU VERT...
Mais qui va « trinquer » particulièrement ? Les petits salaires, les petits épargnants, les pensionnés, les « sans-travail », les personnes isolées... Pardi ! La loi du plus grand nombre ! <><>Les politiques – ils ne sont pas tous touchés par la fiscalité verte – nous diront, pour nous consoler ou pour nous duper, qu’au niveau européen, la Belgique est un des pays qui recourt le moins aux taxes « vertes » et que dans les pays où la fiscalité verte est appliquée, les citoyens ne s’en portent pas plus mal...Enfin, ils le disent ! <><>Bernard Clerfayt, M R/FDF, secrétaire d’Etat fédéral aux Finances, s’installe comme le champion de la fiscalité verte dans une langue qui n’est pas de chez nous d’ailleurs : « Il faut « a green tax shift » rapidement », nous annonce-t-il. En clair, « Il faut passer rapidement à la fiscalité verte ». « Il faut opérer un changement vite ». Le Secrétaire d’Etat ajoute cependant que « le changement doit être une opération financière blanche sans conséquence pour les consommateurs ». La petite phrase qui revient bien souvent dans les déclarations des politiques. Vous y croyez encore ? <><>Bernard Clerfayt, dans sa sainte conviction, – il est en partenariat avec Ecolo à la direction de la commune de Schaerbeek - affirme : « Mon objectif est de faire évoluer la fiscalité dans un sens plus cohérent au regard des objectifs environnementaux ». A propos des accises sur le carburant, il soutient que « leur augmentation n’est pas socialement régressive, contrairement à l’accroissement des accises sur le chauffage ». Pour mieux faire « passer » la pilule, comme on dit, aux petites gens, il nous dit "qu’il y aura plus de 16 000 embauches d’ici 2015 et moins, beaucoup moins de CO2 d’ici... 2015 ». Si vous êtes naïf... <><>Une certitude, Bernard Clerfayt ne risque pas de se faire écorcher, écorner par Ecolo ni par le SP.A, comme l’est Paul Magnette, PS, ministre fédéral de l’Energie et du Climat, à l’égard de sa proposition de prolonger de 10 ans les centrales nucléaires de Doel 1, Doel 2 et Tihange 1. <><>Dans l’entourage des ministres régionaux Ecolo, Jean Marc Nollet et Evelyne Huytebroeck, on est critique : « En se disant favorable à la poursuite du nucléaire, Magnette a exprimé une opinion personnelle, non concertée au gouvernement fédéral. C’est un peu fort de reprocher aujourd’hui aux trois ministres d’exprimer leur opinion. Mais peut-être que s’ils avaient applaudi la prolongation des centrales atomiques, on ne leur aurait rien reproché...Nous ne posons pas un acte guerrier. Il n’est pas trop tard pour se mettre autour de la table et discuter de ça ». Ambiance entre les utopistes et les pragmatistes ! <><>Inquiétude et scepticisme dans le milieu syndical pragmatique, à l’égard du « tout au Vert ». On s’y demande si l’alliance emploi/environnement résoudra vraiment le problème « sans-travail ». « Si l’on applique à la Wallonie, dit-on à la FGTB, le grand plan qui a été mis en œuvre en Allemagne, on créera 10 000 emplois. C’est bien et il faut le faire. Mais, hélas, en Wallonie, on attend 300 000 chomeurs. Cela ne résoudra pas tout ». <><>On se consolera en se disant que la fiscalité verte n’est pas l’apanage de la minuscule Belgique dans l’espace mondial ; la France aussi s’est lancée sur cette piste. Le président français, Nicolas Sarkozy, UMP, a annoncé « l’instauration d’une taxe carbone à 17 euros, dont est exclu l’électricité, et qui sera compensée par des baisses d’impôts où un « chèque vert ». <><>Le PS français fustige cette taxe « injuste et écologiquement inefficace ». La secrétaire nationale du PS à l’Environnement, Laurence Rossignol, estime que : « le dispositif a tous les inconvénients d’un nouvel impot et aucun des avantages d’une fiscalité écologique. C’est de l’arrosage fiscal, c’est très injuste... Les gros pollueurs sont exclus. C’est avant tout les particuliers qui contribuent ? ». <><>François Bayrou, président du Modem, juge que les propositions de Nicolas Sarkozy sont « très injustes socialement et écologiquement , car il est faux de dire que l’électricité n’est pas émettrice de gaz à effet de serre ». <><>Pour les Verts, le président Sarkozy ne va assez loin. Selon Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts : « Le chef de l’Etat est resté au milieu du torrent et quand on reste au milieu du torrent, on risque d’être emporté ». <><> La déferlante verte et ses retombées douloureuses sur les petits revenus
17:11 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bernard clerfayt, taxes, paul magnette, vertes, centrales nucleaires, sarkozy, modem |
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07.07.2009
LA RTBF SANS PUB ? LA SURPRISE DE L'OLIVIER...
... titre Le Soir du week-end des 4 et 5 juillet 2009.Faire fi de 60 millions d’euros d’apport de la publicité et conséquemment débourser 60 millions d’euros pour financer la télévision et la radio, c’est creuser un trou de 120 millions d’euros dans les finances de l’Etat. En toute certitude. Est-ce de la bonne gouvernance ? Une surprise, sans doute ; une ineptie, sûrement ! Une note à régler qui fera mal par ses dégâts collatéraux : taxes directes ou indirectes, licenciements, suppression d’emplois... Enchérissement, renchérissement de la vie... Qui souffriront le plus ? Les « nantis », selon l’expression de Elio Di Rupo ? Non ! Les gens à bas revenus ? Oui ! + + Une volonté de Ecolo. Une acceptation forcée du PS assoiffé de pouvoir. Un béni-oui-oui existentiel du CDH frétillant de rester au pouvoir pour une nouvelle période de cinq ans en Wallonie et de participer au pouvoir à Bruxelles et à la Communauté française. Une aberration budgétaire dans une disette de fonds disponibles tant au Fédéral qu’aux Régions et à la Cocof ! Une « bonne gouvernance » bousculée par une volonté particratique sectariste.+ + Un renoncement d’une perception de 60 millions d’euros à la télévision et à la radio. Un trou budgétaire à combler ! Des rêves d’enfants et d’adolescents assombris ; l’éveil de vocation, du gout à l’observation, à la recherche, bridé. L’égoïsme d’une certaine classe de personnes. + + Puisque l’Etat devra de toute façon resubventionner la télévision et la radio à hauteur de 60 millions d’euros, pourquoi ne pas maintenir la publicité et affecter les rentrées publicitaires à la sécurisation du secteur des bâtiments scolaires, en veillant à la santé de nos enfants : désamiantage, désinfection, rénovation, rafraichissement, sécurité, isolation, chauffage, nouvelles constructions... ? + + Justement, on retombe dans le vécu du quotidien. Et cela coince du côté des négociations. Les « bâtisseurs » de gouvernement s’aperçoivent qu’énoncer de grands principes qui éblouissent les électeurs est chose aisée mais qu’appliquer ces grands principes est chose compliquée. le gimmick, le durable, l’énergie verte, le bio, la bonne gouvernance, l’éthique ... Une touche verte dans le paysage de la vie quotidienne ! Cela à un prix. Un prix à payer ! Une levée de nouvelles taxes à charge des citoyens ! Pas question disent certains. Et les « bâtisseurs » tournent en rond. + + Le soufflé écolo retombe face à la réalité du quotidien. Ecolo est forcé de constater l’irréalisme de son programme électoral. Il doit préparer son électorat à la frustration. L’insatisfaction guète ; l’éthique prend une forme étique ; la bonne gouvernance décharne, s’étiole. Le « rêve » du tout au vert s’évanouit ! Les négociations vont se corser pendant un certain temps, le temps de la digestion ! Des concessions seront faites. Un vert moins vert, un rouge moins rouge, un orange moins orange...+ + Ecolo Bruxelles amorce déjà une courbe rentrante et prend conscience du monde réel. Son chef de file, Christian Doulkeridis, déclare : « Nous sommes tous conscients que la situation n’est pas évidente d’un point de vue budgétaire. Le futur gouvernement devra faire des arbitrages. Mais la vision commune s’inscrit dans une logique du développement durable... ». Pardi ! + + Ecolo Bruxelles reste encore au pays des rêves ! Il rêve d’un péage urbain pour résoudre le problème de la mobilité à l’intérieur de Bruxelles. Un retour aux portes d’entrée : la réouverture de la porte d’Anderlecht, de la porte de Schaerbeek,...Les péages d’antan ! Mais, pourquoi pas ? C’est étendre les files d’attente jusqu’à Waterloo, Braine L’Alleud, Lasne, La Hulpe, Grand Bigard, Meise, Hal, Vilvorde, Louvain... Le tracé, sur le terrain, de la métropole bruxelloise, la vraie dimension de Bruxelles. + + Ecolo Wallonie met de la tolérance dans ses exigences en matière de gouvernance ; il reporte à l’après scrutin des communales en octobre 2012 la limitation des mandats. Entre-temps, les partis gouvernementaux, PS, CDH, Ecolo, plancheront sur un « système objectif » d’exercice des fonctions politiques.+ + Du côté budgétaire, bouche cousue. Black-out ! Silence complet ! Tout au plus, chuchote-t-on « une réorientation et une perception de la fiscalité ». De nouvelles taxes – inévitables – on ne connait pas ! + + A propos d’économie budgétaire, on suivra attentivement le nombre de ministres et de secrétaires d’Etat, le nombre de cabinettistes. Ira-t-on vers un retour de ce qui s’est passé en 1999 avec l’arrivée de Ecolo : une inflation de ministres ?
14:40 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : oublicite, gouvernnce, rencherissement, ecolo, batiments scolaires, renovation, isolation, chauffage, ethique, etique, inflation, taxes, rtbf |
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