25.11.2009

LA TAXE AU KILOMETRE : QUI PAIERA ?

… Les Wallons, pardi. La Flandre a, à son actif, la configuration du terrain, l’étroitesse du territoire, la desserte d’un réseau dense en transports en commun ; elle est gagnante. La Wallonie, par contre, a, à son passif, un relief tout à fait différent : bosselé, tendu, peu peuplé, une desserte en transports en commun maigrichonne ; elle est perdante. <><>Philippe Courard, PS, secrétaire d’Etat à la Lutte contre la Pauvreté, est conscient de la distorsion entre les Régions. Il fait savoir qu’il s’opposera à l’introduction d’un système de tarification au kilomètre parcouru non équitable. <><>Affaire à suivre.

16.11.2009

FORUM : SCISSION DE BHV ET ELARGISSEMENT DE BRUXELLES...

Philippe DUVIEUSART, par courriel = = =« BHV sera scindé et Bruxelles sera élargi. »= = = La presse reprend largement sous son titre "BHV sera scindé" l'entame de l'interview de Jean-Claude Marcourt dans Le Vif de cette semaine. Titre à compléter puisque, dans cet interview, le Ministre plaide également à plusieurs reprises pour l'élargissement de Bruxelles. Le message est donc bien "BHV sera scindé et Bruxelles sera élargi". Ce double message s’impose pour trois raisons : parce que la scission BHV – en réalité amputation de Bruxelles judiciaire et électoral - est une rupture de l’équilibre d’un accord global, parce que toute autre contrepartie que l’élargissement serait sans valeur et parce que les quatre partis francophones se sont solennellement engagés sur ce point : + + + 1. Ce qui est demandé par les partis flamands n’est pas en réalité la « scission » de BHV, mais bien l’amputation de l’arrondissement électoral et judiciaire bruxellois actuel de 35 communes pour joindre ces communes à un arrondissement flamand, celui de Louvain-Brabant flamand, et d'amputer ainsi le territoire électoral et judiciaire de Bruxelles de communes qui en font partie depuis la fondation de la Belgique, pour élargir le territoire électoral et judiciaire flamand. Il y aurait donc bien élargissement flamand et amputation de Bruxelles et non scission. + + + De leur côté les Francophones souhaitent légitimement l’inclusion dans la région de Bruxelles de celles de ces communes ou quartiers de communes dont un vote démocratique exprimerait la volonté. Il s’agit ici également d’élargissement, en l’espèce du territoire régional bruxellois. Cet élargissement régional de Bruxelles est la contrepartie de l’élargissement électoral et judiciaire de la Flandre. + + + 2. Après les dernières décennies, les vingt-quatre derniers mois ont confirmé de manière éclatante que la vague nationaliste flamande entend balayer toutes les contreparties obtenues dans le passé par les Francophones : ces contreparties sont soit sans valeur, soit toujours remises en question : décrets, circulaires, wooncode, non-nomination de bourgmestres élus, « gifles », « loi du nombre », chambres flamandes, inspection scolaire, actions du TAK etc. . . ; même les facilités « bétonnées dans la Constitution » sont agressivement menacées et les droits humains élémentaires bafoués malgré condamnations des Nations-Unies, de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe, et aux yeux scandalisés de l’étranger. La dernière agression flamande devrait prouver aux plus aveugles des Francophones que l’élargissement démocratique de Bruxelles est la seule solution à la protection des droits des Francophones, la seule contrepartie envisageable à la scission de BHV.+ + + 3. C'est dans cette perspective que les quatre partis francophones ont signé le 29 mars 2007, dans le cadre de leurs engagements formels pour les élections qui ont désigné le parlement actuel, un accord solennel liant toute modification de BHV à l’élargissement de Bruxelles. Les dernières « gifles flamandes » les obligent, plus que jamais, au respect de cette signature.+ + + Philippe Duvieusart

12.06.2008

LA FLANDRE NIE BRUXELLES : UNE SURPRISE ? ...

… Que non ! La Flandre l’a toujours dit dans toutes les langues : Bruxelles fait partie intégrante de la Flandre. Elle est la capitale de la Flandre. Donc, Bruxelles n’existe pas en tant que « Région autonome ». xxLa logique flamande découle de la prospective du Mouvement flamand, confirmée et réaffirmée avec l’occupant allemand en 1914-18 : la Belgique doit être un Etat fédéral composé de deux Régions, l’une flamande avec Bruxelles comme capitale, l’autre wallonne avec Namur comme capitale. Point final. Les historiens belges ont toujours trompé les citoyens. Ils ont écrit et écrivent encore l’histoire de la Belgique aux couleurs de la haute bourgeoisie, de la belgitude. xxQuel(le) ministre wallon(ne) de l’Enseignement aura l’audace, le courage de faire réécrire les livres d’histoire scolaires ? Bruxelles a toujours été une ville française ; d’aucuns ont soutenu que les origines françaises se trouvent sous les fondations des bâtiments de la Communauté flamande. Les vieilles archives de la Ville de Bruxelles, écrites en vieux latin, devraient parler ! xx Les dires récents de l’intelligentsia flamande sont une confirmation claire et nette de la logique flamande : deux Communautés, deux Etats, deux territoires, des frontières basées sur le droit du sol. Logique que la Flandre vient de remettre en avant par la bouche de ses stratèges. Kris Peeters, CD&V, ancien président du CD&V, ministre-président du gouvernement flamand : « La Flandre continuera à investir à Bruxelles… C’est notre ville ; nous avons le droit de participer à sa gestion… La Région bruxelloise n’est pas une Région comme les autres… Bruxelles aura un statut à part… ». Wouter Beke : « … La Région bruxelloise n’est pas une région à part entière… ». Pascal Smet, ministre flamand bruxellois : « … Il n’est pas question pour la Flandre de lâcher Bruxelles malgré certains propos caricaturaux… ».Déclarations décodées par les coauteurs du projet de fédération Wallonie-Bruxelles . Pour Rudy Demotte, PS, ministre-président wallon et communautaire : « Ca revient à un condominium cogéré par les deux autres entités ; au pire à une annexion par la Flandre… ». Pour Charles Picqué, PS, ministre-président du gouvernement bruxellois : « J’espère me tromper. Mais l’une des possibilités, c’est que la Flandre soit dans une stratégie à deux phases : d’abord on démantèle le fédéral. Puis on constate que Bruxelles n’en sort plus et n’a d’autre choix que de demander sa mise sous tutelle ». xx Le constat de Rudy Demotte : « La grande différence entre le projet de la Flandre et celui que j’ai avec Picqué (Ndlr : projet de fédération Wallonie/Bruxelles), c’est que l’un nie la Région bruxelloise et que l’autre l’intègre pleinement. Du reste, la Flandre balance entre deux logiques : territoriale ou communautaire. Alors que nous sommes clairement dans une stratégie territoriale ».Question. Y a-t-il volonté ou refus de vivre ensemble, néerlandophones et francophones ? En se penchant sur la question, pensons à notre avenir : vouloir vivre dans une sensibilité française .

25.03.2008

COMMUNIQUE PS DU 25 MARS 2008

Elio Di Rupo au Chili : Les solidarités sociales et environnementales sont nos priorités.++Elio Di Rupo, a présenté, à Santiago du Chili, le rapport introductif de la « Commission de l’Internationale socialiste pour une société mondiale soutenable » réunie sous la présidence de Michèle Bachelet, Présidente du Chili en compagnie du Président du Panama et d’autres personnalités internationales.++L’Internationale socialiste (IS) compte 160 partis socialistes et socio-démocrates provenant de 140 pays du monde. Elle constitue la famille politique internationale la plus importante du monde.++La Commission "pour une société mondiale soutenable", quant à elle, est notamment composée de Ricardo Lagos, ancien Président du Chili, Alexandr Kwasiewnski, ancien président de Pologne, Goran Persson, ancien Premier Ministre de Suède, de plusieurs ministres des affaires étrangères, des leaders socialistes du Mexique, du Maroc, de Russie, de suède,… Le Vice Ministre des affaires étrangères de Chine a également participé aux travaux.++La Commission « pour une société mondiale soutenable » prépare essentiellement les positions de l’IS dans le cadre des discussions actuelles pour « l’après Kyoto » sur base de la conférence de Bali.++La commission a tenu à rappeler que la nouvelle grande injustice sociale risque d’être climatique ! En effet, la dégradation de la qualité de l’environnement nuit à toutes les populations et aggrave les mauvaises conditions de vie des plus démunis.++Au même degré que la lutte pour une société plus juste, la lutte contre le réchauffement climatique constitue une priorité de l’IS dans le cadre d’une écologie sociale, c'est-à-dire une écologie qui tient compte des capacités d’intervention de chacun.++Selon les Membre de le commission de l’IS, si des programmes concrets et ambitieux ne sont pas rapidement opérationnel dans tous les pays en commençant par les plus industrialisés, nous pourrions assister à une concurrence de plus en plus hostile entre les Etats cherchant à acquérir les ressources mondiales qui s’amenuisent.++En effet, la diminution des ressources énergétiques fossiles (pétrole, gaz, charbon) ; la hausse du nombre d’inondations et de sécheresses prolongées ; la baisse des approvisionnements en nourriture et poisson ; la réduction du nombre de terres arables et l’importante pénurie d’eau vont rendre l’existence sur terre de plus en plus conflictuelle.++Des vagues d’immigration provoquées par le changement climatique se produisent déjà.++La Commission de l’IS propose que dans les prochaines rencontres internationales relatives au changement climatique les mesures soient basées sur la solidarité et soient liées à l’éradication de la pauvreté et, que la question du financement des investissements tant pour les entreprises que pour les particuliers soient également au centre des discussions.++Il est proposé de travailler non seulement par zone géographique dans le monde, comme le fait l’Union européenne mais également par pays et par secteur industriel.++Il serait utile que, par secteur producteur de pollution comme la sidérurgie, la chimie, etc., il puisse y avoir des contraintes édictées au niveau international. Ces contraintes concerneraient toutes les entreprises du secteur dans le monde. Cette manière d’agir éviterait que des sites de production ne soient mis en concurrence déloyale parce qu’il couterait plus cher de produire « proprement » dans un endroit du monde qu’en polluant dans un autre endroit.++La commission de l’IS encourage les partis membres et les gouvernements à agir, tant dans les mécanismes multilatéraux que dans des mécanismes nationaux et locaux.++A cet effet, elle a rappelé qu’au début du vingtième siècle, 90% de la population vivait dans les campagnes.++Aujourd’hui, un être humain sur deux vit en ville. Au sein de l’Union européenne, c’est plus de trois quart de la population qui vit en milieu urbain.++Les Maires socialistes et socio-démocrates vont être invités à s’engager concrètement en signant une Charte pour la lutte contre le Changement Climatique : diminution de la consommation d’énergie, performance énergétique des bâtiments construits et à construire ; information et la sensibilisation ; politique d’aménagement du territoire avec priorité aux usagers faibles, aux transports publics, aux espaces verts, …++