01.07.2009

GARANTIES LOCATIVES : OBLIGER LES BANQUES A RESPECTER LA LOI...

COMMUNIQUE DU GROUPE PS CHAMBRE + + Cet après-midi, Karine LALIEUX interpellera au nom du Groupe PS les deux ministres concernés par la problématique de la constitution des garanties locatives. + + Au regard de l’explosion du prix des loyers et par conséquent du montant demandé en garantie locative, le Gouvernement avait adopté en 2007 une loi qui propose au locataire soit de verser intégralement la somme équivalente à deux mois de loyer sur un compte individualisé, soit d’opter pour une garantie bancaire. Dans ce dernier cas, le locataire constitue progressivement dans sa banque la garantie locative équivalente à trois mois de loyer et l’institution bancaire est obligée de garantir le montant total de la garantie, dès la conclusion du contrat de bail. Le locataire lui reconstituera alors cette somme par mensualités constantes pendant la durée du contrat, avec un maximum de trois ans. + + Dès l’entrée en vigueur de cette loi, les banques se sont mises délibérément hors la loi, en dépit de leur obligation légale d’aider tout candidat-locataire en avançant la somme de sa garantie locative moyennant un remboursement mensuel. Après les associations de locataires et de lutte contre la pauvreté, c’est au tour de l’association de consommateurs Test-Achats de monter au créneau pour dénoncer le comportement illégal de nombreuses banques: elles n’hésitent en effet pas à exiger des frais administratifs exorbitants pour dissuader ces locataires au profil « peu intéressant » à leurs yeux. + + Le Groupe PS est déjà intervenu à différentes reprises sur cette question en interpellant le ministre des Finances et le ministre de la Justice et en déposant une proposition de loi pour forcer les banques à respecter leur obligation et éviter toute manœuvre de contournement. + + Force est de constater qu’aujourd’hui encore les choses n’ont pas bougé ; les banques usent toujours des mêmes stratagèmes pour se dérober à leur obligation et dissuader les locataires de faire appel à elles. + + Karine LALIEUX interrogera les ministres des Finances et de la Justice cet après-midi à la Chambre pour savoir quelles sont leurs intentions et quelles mesures concrètes et immédiates ils envisagent pour remédier au problème. + + La députée socialiste demandera aux ministres de passer à la vitesse supérieure et de rappeler les banques à l’ordre de toute urgence, notamment via un ajustement de la loi comme suggéré dans la proposition du Groupe PS. + + Karine LALIEUX estime qu’après être intervenus massivement pour les sauver de la faillite, les citoyens sont en doit d’exiger des banques qu’elles se montrent plus responsables et solidaires. A l’heure où la question du logement est un enjeu majeur dans notre société, les banques elles aussi doivent faire preuve de bonne volonté. + + Plus d'info?= = Nicolas Gersdorff = = Attaché de Presse = = Groupe PS Chambre= = +32 (0)473 967 104 = = ngersdorff@pslachambre.be= = www.pslachambre.be

13.02.2009

LA FLANDRE VEUT LA PEAU DE REYNDERS ...

Pourquoi ? Tout simplement, parce que Didier Reynders occupe la dernière fonction régalienne, le ministère des Finances, un poste de premier ordre, que la Flandre n’a pas dans ses rets. = = Il est vrai aussi que Didier Reynders, par son arrogance, par son ego démesuré, provoque l’entourage. Si celui-ci ne le lâche pas, c’est par opportunité : Reynders sorti = démission du gouvernement. Le côté « solo », le côté « moi-je », le côté « salonnard », le côté « méprisant », le côté « agressif », cela dérange, cela énerve. = = Dans les coulisses de la coalition gouvernementale, (CD&V, Open VLD, FDF/M R, PS, CDH), ses pairs le jugent sévèrement : « trop en solo », « jamais de notes »… = = Du côté PS, les reproches fusent : Didier Reynders a lui-même personnifié le dossier Fortis, dès le début, en parlant de Leterme-Reynders comme autrefois Martens-Gol. C’est lui qui s’est mis en avant. Mais quand ça va mal, il dit « toutes les décisions sont prises collectivement ». Et encore : « S’il juge que quelqu’un est son adversaire, il cherche à l’écraser plutôt qu’à dialoguer. Il n’a ainsi jamais vu Modrikamen ou Test-Achats. Or, s’il avait participé à la négociation du deal, il l’aurait peut-être défendu ». Philippe Moureaux, PS, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, lance ironiquement : « Il est pris dans sa bulle financière salonnarde ». = = Du côté du M R, de son propre parti, on chuchote, en reproche, « qu’il paie un peu aujourd’hui ce qu’il a fait à l’époque, en mettant le binôme Leterme-Reynders en avant, sans trop impliquer le kern. Ce qui arrive était donc prévisible ». Et l’on murmure que « si les attaques à son égard sont largement injustifiées, elles ne sont pas étonnantes étant donné son comportement très dur vis-à-vis des autres. Et avec Fortis, dossier difficile où il est exposé, il risque de payer la facture ». = = Du côté CD&V, il lui est reproché ses « erreurs psychologiques, son manque d’empathie vis-à-vis des actionnaires… Ce ne sont pas ses compétences qui sont en cause, mais sa manière d’agir, de traiter les gens ». = = La presse flamande est moins mesurée ; elle tire à boulets rouges sur la gestion de Reynders depuis un bon bout de temps. Elle expose son incompétence dans l’organisation de son Ministère des Finances. Mais la Flandre poursuit inlassablement son objectif final : la mise sur son empire de l’ensemble du territoire belge. Elle vise l’obtention du dernier ministère régalien quelle n’a pas dans son escarcelle : le ministère des Finances. Les « erreurs psychologiques » de Didier Reynders lui servent de base de lancement. Et l’on sait que la Flandre est persévérante, tenace ; elle tient un os et ne le lâche pas.