26.01.2009
ETRE FIER DE MON IDENTITE FRANCOPHONE...
Puis-je remonter jusqu’à mon arrière-grand-père ? En Thudinie vers 1880, il gardait son bétail tout en enseignant le français à son fils, mon grand-père. Celui-ci avait révélé des capacités littéraires et avait poursuivi des études d’instituteur à l’école normale de Bonne Espérance. J’ai pu voir que la sphère de ses connaissances était autrement étendue que celle des instituteurs d’aujourd’hui. Il publiait des articles hebdomadaires dans LE RAPPEL de Charleroi. La géographie, l’hydrographie, la topographie, l’archéologie du village de Cour-sur-Heure ont été étudiées. Mon père ensuite, s’est destiné à la philologie classique pour entrer dans l’enseignement secondaire. Et moi, j’ai entrepris des études en sciences religieuses. Tous des littéraires donc. + + Comment ne pas être amoureux de la francophonie ? Et pourtant ! Mon grand-père avait épousé successivement deux flamandes. La première décédée en 1910 quand mon père avait six ans. La deuxième nous a aimés (mes sœurs et moi) comme ses propres petits enfants. Grand-mère idéale pendant la guerre 40/45 alors que mon père était prisonnier. Nous étions reçus dans la Flandre profonde comme des princes. J’ai aimé le peuple flamand. Pourquoi n’ai-je plus le désir de retourner en Flandre ? + + Dans votre lettre, vous parlez des « Pontifes » flamands. Bien à raison. Ils me fendent le cœur. Plutôt que de construire une bonne entente entre Flamands et Wallons, ils la détruisent. Ils me paraissent être des organismes génétiquement modifiés. Pourquoi sont-ils aussi frondeurs ? Le complexe d’infériorité ? Leur langage reste centré sur B.H.V. Et cela déclenche finalement de l’amertume, de l’antipathie, une forme d’animosité qui frise le racisme. Cet acharnement ne se substitue-t-il pas à la force quand on se sent faible ? Ces politiciens ne trouvent-ils plus rien d’autre à faire ? + + L’économique, le social, etc… Et pourtant j’affirme que nous sommes de culture semblable : éducation, sens des valeurs, instruction, civilisation, religion. Et le conflit de campagne électorale ne résout rien. Je dirais même qu’il nourrit mon désespoir. Mon désespoir de trouver UN peuple belge uni. Comment nourrir nos cœurs devant les calculs tactiques de ces « Pontifes » ? + + Je pense finalement que la francophonie doit être soutenue à Bruxelles. Comme vous le dites, il y a lieu de défendre l’ensemble des communautés linguistiques dans un esprit d’ouverture. Je parlais ainsi à l’une de mes petites-filles qui vient d’épouser un Marocain à Bruxelles. Je ne suis pas un homme politique. Quelle action à développer ? Je ne vois que la création d’une Région bruxelloise à part entière. Le plus vite possible. + + André BAUCY, 6280 Loverval
16:44 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charleroi, archeologie, thudinie, francophonie, topographie |
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