25.08.2008

AUX POLITICIENS : DEVOIR DE MEMOIRE...

• SANTOLIQUIDO G. - : … dites-nous clairement quel est ce brumeux projet d'avenir que vous mettez en application et dont nous ne percevons le sens ? Il est temps que vous nous répondiez sans ambages : trêve de libéralisme social, de socialisme libéral, de social-démocratie, de troisième voie. Nous voulons savoir. ++ • GRAY Martin à Georges W. Bush - : … Vous êtes devenu président, Monsieur Bush. Et mon rêve de l'Amérique est devenu un cauchemar… Mes lecteurs m'interrogent. Est-ce l'Amérique qui torture ? Est-ce l'Amérique qui ment ? Est-ce l'Amérique qui croit qu'il suffit d'occuper un pays pour que la démocratie y naisse ? Ce n'est pas l'Amérique de mon rêve, celle que j'ai connue, celle laquelle je suis fier d'appartenir…XX • ROTTIER M., Bruxelles - : … Dans un pays fédéral, quand une communauté impose ses vues à une autre sans négociation, c'est la dictature. Mais si l'autre communauté se laisse faire, j'appelle ça de la collaboration : c'est ce qui vient de se passer dans la périphérie avec les circulaires Peeters et Martens, et c'est ce qui risque de se produire également pour BHV si les francophones acceptent de le scinder sans élargir Bruxelles. Depuis des années, nos représentants vont de reculade en reculade. Jusqu'où vont-ils aller ?…++ • LECOMTE Denis, Bruxelles. Lettre ouverte à Karel De Gucht - : … Monsieur le ministre des Affaires étrangères, en quoi la visite en Chine de Sa Majesté le Roi, coïncidant avec la visite de Sa Sainteté le Dalaï Lama en Belgique est-elle problématique, comme vous l'avez annoncé ? Peut-être les autorités chinoises pourraient-elles prendre ombrage du fait que le Dalaï Lama étant l'une des dernières autorités du Tibet, pays que la Chine a brutalement annexé en dépit du droit, cette visite troublerait leur mauvaise conscience ?… ++ • LANDROIT Henry, Bruxelles. Clichés et langue de bois. - : … La lettre ouverte de Marie Arena aux enseignants, parue à l'occasion de la Journée internationale des enseignants est donc devenue une "Carte blanche" dans "Le Soir" du 8 octobre. Ramassis de clichés, discours creux, langue de bois, j'ai le choix pour définir ce texte qui ne recule devant rien pour flatter les enseignants (savoir-faire, expertise, dévouement, attention délicate, acteurs incontournables et j'en passe) tout en leur faisant comprendre que le nerf de la guerre n'est pas au rendez-vous. ++ • LANCKMANS Jean-François, journaliste. Editorial du quotidien Le Soi du 25 mai 2005. Lever les tabous de l'économie wallonne. - : Le rythme de croissance de l'économie wallonne n'a pas cessé de se rapprocher de celui de la Flandre depuis 50 ans. L'écart n'était plus que de 0,4 % en moyenne annuelle entre 1999 et 2003. A première vue, on pourrait penser que le retard de la Wallonie face à la Flandre se réduit. En réalité, ce résultat est affligeant car il signifie que, chaque année, la Flandre continue à progresser plus vite que la Wallonie. Ce qui ne peut que renforcer les tensions communautaires et les accusations de gaspillages serinées par tous les partis flamands… Tabous, tabous. Le Contrat d'avenir ne suffira pas. C'est une mobilisation de l'ensemble des forces politiques et syndicales wallonnes qu'il faudrait. Une mobilisation pour la chasse aux tabous. ++ • Le parler de Louis MICHEL, M R, ancien ministre des Affaires étrangères - : … Louis Michel, le prédécesseur de Karel De Gucht, avait poussé très loin son style de diplomatie personnelle ; c'est sur la scène africaine qu'il avait enregistré des meilleurs résultats. Utilisant un discours emphatique, à l'égard des dirigeants africains, il réussissait à faire passer ses messages, à faire accepter les vérités plus fortes qu'il pouvait exprimer en privé. C'est vraiment sur la scène africaine qu'il a pu développer au mieux ses qualité… ++• BOURGUIGNON Loïc. Ecran de fumée verte. - : Pour résoudre les problèmes structurels de "mal-financement" des hautes écoles, Marcel Cheron (Ecolo) propose un décret qui permet la création d'un fonds de réserve d'urgence pour l'année 2005. Toutefois, en vieux routard de la politique, M. Cheron ne précise évidemment pas comment ce fonds sera alimenté. Bref, il donne l'illusion de faire une opposition constructive mais il ne fait en réalité que du vent (qui est utile comme source d'énergie, mais pas comme source de financement) …• ROTTIER M., 1150 Bruxelles. Aux amnésiques. - : … Sachez une fois pour toutes que ceux-ci respectent rarement leurs promesses, et ce qui plus grave encore c'est que certains renient même leurs signatures. Souvenez-vous du pacte d'Egmont à l'époque de Léo Tindemans ! Les politiciens flamands remettent toujours en question ce qui a déjà été négocié ou voté. Combien de fois nous a-t-on déjà bétonné et rebétonné les facilités ? A quoi cela sert-il ? La frontière linguistique, par contre, qui nous sert de mur de la honte a été coulée, elle, avec un béton d'excellente qualité ! ++ • BADOT Alfred - : Après la fuite du "Capitaine" (Louis Michel, ndlr), il est heureux qu'un Wallon de Bruxelles, Alain Destexhe, retape sur le clou des conditions de la croissance wallonne. La longue langue de bois de l'héritier (Didier Reynders, ndlr) ne réconciliera pas les électeurs, non socialistes, non-CDH, non-écolos avec ce qui semblait la seule alternative politique valable pour les Wallons et les Bruxellois… ++ • LEGRAIN Fabienne. Celui qui dit… la vérité. - : Je pense à regret que le constat de M. Destexhe à propos de la Wallonie et de son soi-disant redressement est justifié. Il faudrait peut-être que tous ceux qui s'indignent contre ses propos aillent vivre quelques mois dans une cité du Borinage ou du Centre et vivent au quotidien avec les indemnités de chômage, du CPAS ou des mutuelles… Bien sûr les exceptions existent… il faut les souligner mais de là à généraliser et à en faire une embellie pour tous il y a un monde !…++ • THOMANET Pierre, 5530 Evrehailles - : Bravo, Monsieur Destexhe. Enfin, un parlementaire qui ose. Qui ose nous montrer des chiffres, et inviter la population et les autres parlementaires à en débattre. Ah, si Monsieur Van Cauwenberghe avait pu nous montrer cela, avant de nous consulter sur le Contrat d'Avenir. Malheureusement, la première réaction d'un autre parlementaire est décevante. Pour M. Kubla, le Bruxellois Destexhe n'a pas à se mêler de la situation wallonne… M. Kubla évite ainsi le débat contradictoire sur ces chiffres… Je crois que les Wallons méritent mieux que cela, et qu'il est temps qu'ils retrouvent leur fierté perdue… ++ • COPPI David, journaliste. Editorial du quotidien Le Soir du 14 septembre 2004. Les francophones victimes des transferts Nord-Sud. - : Tout arrive : les présidents de part francophones se retrouvent aujourd'hui après midi (14 septembre 2004, ndlr) à la Chambre pour examiner ensemble les dossiers institutionnels. Il n'est pas trop tôt : dans une semaine, la messe aura été dite, puisque Guy Verhofstadt est attendu au Parlement mardi prochain, 21 septembre, pour sa déclaration de politique fédérale. Cette réunion "au sommet" que seule Joëlle Milquet – alors dans l'opposition, et en campagne électorale – s'époumonait à réclamer dès le printemps dernier. Elio Di Rupo a donc bien fini par la convoquer, sur l'air du : "Bon, c'est bien parce que je suis le chef et qu'on me le demande…". Il y a une certaine logique à cette indifférence affectée, à cette posture délibérément antidramatique : le tube de l'été du côté francophone, celui que le président du PS a asséné lundi encore dans son interview au "Soir", ne dit-il pas principalement que "les francophones ne sont pas demandeurs de discussions institutionnels". L'on aura constaté qu'entre les couples détonants sur la "nation" francophone, le "couloir" de Rhode-Saint-Genèse, le "confédéralisme" avancé ou la "fusion" Communauté-Région, le refrain francophone ne varie guère. ++ C'est "demandeurs de rien" que les présidents du PS, M R, CDH et Ecolo se voient aujourd'hui. Presque malgré eux, forcés, contraints par les événements. Victimes des "transferts nord-sud"…