06.06.2009

ECOLO : DEFENSEUR DES FRANCOPHONES ? A DEMONTRER...

Quel jeu joue ECOLO ? Du pragmatisme ou de la collaboration ? Quoi qu’il en soit son amour pour Groen est grand ; il lui laisse le champ libre en périphérie « flamande » après « trois mois de vaines négociations » avec le PS, le CDH, le FDF ;, le M R-LB. Mais, quelles négociations ? On aimerait en savoir plus sur les exigences des uns et des autres. + + Résultat : des représentants d’Ecolo ne figurent pas sur la liste Union des Francophones, UF, déposée en Brabant flamand. Isabelle Durant, Ecolo, coprésidente d’Ecolo, avoue franchement qu’Ecolo ne veut pas faire élire un FDF ! Isabelle Durant fait donc passer l’intérêt du parti Ecolo avant la solidarité avec les francophones de la périphérie ; elle ne veut pas, en fait, affirmer une présence francophone significative en Brabant flamand ! Elle s’en explique : « Dans notre relation très saine avec Groen (Ndlr : bras dessus, bras dessous), nous ne voulons pas favoriser l’élection d’un FDF, comme nous ne souhaitions pas non plus figurer sur une liste avec les écologistes flamands parce qu’en cinq ans, la situation s’est tendue en périphérie bruxelloise sur le plan communautaire ». + + Il n’y a pas qu’en périphérie bruxelloise où Ecolo joue un double jeu hypocrite ; il joue aussi un jeu particulier en Wallonie. On ne peut comprendre, au nom d’une écologie intelligente, son opposition au développement routier wallon. Veut-il transformer la Wallonie en un réservoir d’eau pour la Flandre ? Se fait-il le bras collaborant du colonisateur flamand exploitant à son profit les richesses wallonnes ? Ecolo un visage vert au cœur jaune et noir ; nous le craignons. + + Il est crucial pour la Wallonie de disposer d’un réseau routier, fluvial et ferroviaire adapté reliant la Wallonie et ses zones industrielles et commerciales à un port de grand tirant d’eau qui est Dunkerque. Le port d’Anvers est condamné à court terme à devoir se limiter au trafic fluvial avec des bateaux à faible tirant d’eau de 15 tonnes au plus ; son ensablement ne lui permettra pas d’accueillir les bateaux de 20 tonnes et plus à fort tirant d’eau qui vont prochainement s’introduire dans le trafic maritime. + + Dans cette vision de la révolution dans le trafic des marchandises, Charleroi a très bien compris la portée d’une desserte fluviale performante vers le port de Dunkerque. Charleroi va entamer des travaux d’élargissement et d’approfondissement du canal la reliant à Dunkerque. C’est le souci de toutes les zones à développement ECOLO ne partage pas ce souci ; il s’oppose à toute adaptation des voies de développement économique de la Wallonie parce qu’il faudra « mordre » quelque peu sur la verdure, parce que cela va augmenter la pollution, parce que, en silencieux, cela ne fera pas plaisir à la Flandre… ! + + Or, la création d’emplois et d’activité en Wallonie est conditionnée à une infrastructure de haut niveau. C’est le défi que les gouvernants de l’après 7 juin 2009 devront sublimer avant toute autre priorité des priorités. Car, les autres priorités annoncées par les politiques ne sont que la resucée de « priorités » de la nuit des temps, ne sont que le réveil du serpent du Loch Ness en période électorale pour impressionner, pour émotionner les électeurs anciens et nouveaux : emploi, sécurité sociale, enseignement, environnement… + + ECOLO devrait faire passer l’intérêt général des Wallonnes et des Wallons avant son intérêt de parti !

24.05.2009

LA FLANDRE S'ATTAQUE A LA PRESENCE FRANCOPHONE...

Vendredi 22 mai 2009, des coups ont été portés en périphérie bruxelloise. Des militants du TAK, du Voorpost et du Vlaamse Belang ont pris violemment en partie des colleurs d’affiche de la liste « Union des Francophones », UF. Est-ce l’escalade dans les relations Nord/Sud ? + + + Damien Thiéry, FDF, bourgmestre non nommé de Linkebeek, candidat UF, tente de calmer les esprits : « Ces extrémistes ne représentent pas la population flamande, j’en suis convaincu. Le but n’est pas d’arriver à une guerre civile ! Mais dites aussi que j’ai été surpris, par la violence… Certains brandissaient des pulvérisateurs et prétendaient nous asperger d’un insecticide contre « la grippe francophone »… Des colleurs ont été roués de coups… ». + + + Eric Libert, FDF, échevin à Rhode-Saint-Genèse : « Provocation ? Les francophones de la périphérie, deux fois plus nombreux que les Flamands de Bruxelles, ne devraient pas affirmer leur présence ? Pas d’accord. Le fait est que la Flandre glisse dans l’ornière nationaliste ». + + + Magali Eylenbosch, PS, candidate à Hal : « De notre part, c’était une action symbolique, mais quelle réaction ! On ne peut pas tolérer cela. On assiste à des dérives inacceptables en Flandre. Je ne suis pas toujours sur la même ligne que mes colistiers FDF, mais il faut être solidaires entre francophones face à de telles dérives ». + + + Les débordements de militants de groupements nationalistes flamands visent le français en Flandre. Ce français qui, malgré les contraintes, les vexations, progresse en périphérie, la ceinture bruxelloise naturelle. En interdisant le collage et toute autre publicité de la liste Union des Francophones, UF, les collèges flamands et les groupement flamands marquent leur volonté, leur détermination à interdire l’usage du français et à chasser les francophones d’un territoire qu’ils prétendent être exclusivement le leur. + + + Les droits des francophones bafoués, décriés, déniés par l’arrogante Flandre. Karel De Gucht, Open VLD, libéral flamand, ministre fédéral des Affaires étrangères, ministre du Commerce extérieur, a l’outrecuidance, l’hypocrisie de déclarer : « Les droits de l’homme appartiennent à tout le monde, sinon à personne. Si nous renonçons à leur universalité, personne ne sera plus en sécurité… L’érosion des droits de l’homme voulue par certains s’opère de différentes manières. La menace la plus importante pèse sur l’élément le plus fondamental mais aussi le plus vulnérable des droits de l’homme : leur universalité. Ce principe implique que les droits et libertés fondamentales soient partagés par tous les êtres humains ». + + + La Flandre est loin de partager ces droits. Elle nargue même le Conseil de l’Europe en refusant de ratifier la Convention-cadre de protection des minorités nationales. Quel crédit peut-on accorder aux propos d’une personnalité politique flamande ? Mais, l’arrogance flamande ne serait-elle pas nourrie par la vendetta entre partis francophones ? Le 7 juin prochain, beaucoup de questions se poseront à notre esprit avant de voter. Une pensée dominante : Ne pas être un prisonnier de la Flandre. Affirmer notre fierté d’être francophone.

09.03.2009

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LES PHARISIENS SONT PARTOUT... + + Le nuage de poussière soulevé suite à la levée d’excommunication par le pape de 4 évêques lefebvristes, dont un négationniste, a occulté chez nous un autre épisode médiatique, peu glorieux pour les responsables catholiques belges. Rappelons les faits. + + Début février l’archevêché de Malines – Bruxelles annonce urbi et orbi le quatre cent cinquantième anniversaire de la création dudit archevêché. Outre les bougies, sont distribuées des cartes de prière et des bannières pour fêter l’événement. L’esprit œcuménique soufflant où il peut, on n’enregistre pas de réaction chez les protestants, tout occupés à fêter de leur côté le 500ème anniversaire de la naissance du grand Réformateur Jean Calvin qui a profondément influencé le cours de l’histoire de nos régions au XVIème siècle. + + Les milieux flamingants (TAK, NVA) eux ne l’entendent pas de cette oreille, car figurez-vous que les bannières et cartes de prière sont – ô horreur - bilingues et distribuées à Bruxelles, en Brabant wallon, mais aussi en Brabant flamand et à Malines ! L’abbé Verstraeten, prêtre à Vossem, muté de Wezembeek pour ses propos flamingants en 2002, appelle au boycott ! Au Conseil provincial du Brabant flamand le Vlaams Belang/Blok se déchaîne et dépose une motion dans laquelle les Blokkers demandent à l’archevêque d’organiser la célébration en respectant le caractère flamand de la Province et appellent au boycott de la campagne par les paroisses. Le soussigné, chef de groupe de l’Union des Francophones (UF) au Conseil provincial, rappelle le principe de base de la séparation de l’Eglise et de l’Etat et celui non moins évident, de la liberté d’usage des langues, certainement dans la sphère religieuse. Pour ces 2 raisons fondamentales, le groupe UF, mais également tous les autres conseillers (y compris le Député Tom Troch chargé du renforcement du caractère flamand de la Province) refusent même de prendre en considération la motion du Vlaams Belang, jugée irrecevable. + + Mais en fait 3 jours plus tôt ce même Député (amnésique ?) a signé une lettre adressée à l’archevêché dans laquelle il signale recevoir de nombreuses plaintes relatives à cette campagne, il y rappelle que la langue officielle en Vlaams Brabant est le flamand et termine en « étant convaincu que l’archevêché comprendra la nécessité d’éviter à l’avenir pareille situation malheureuse ». Mais il y a encore plus pharisien que lui ! + + Car dans un premier temps Hans Geybels, porte-parole de l’archevêque explique que « la campagne reflète la réalité bilingue de l’archidiocèse… Dans un contexte économique où les finances se portent moins bien, il n’est pas cohérent de tout faire en double dans les 2 langues. C’est pourquoi nous avons opté pour une solution d’impression bilingue afin d’en réduire les frais ». Et le doyen De Gendt de Leuven ajoute, conciliant : « Nous fêtons les 450 ans d’un archidiocèse bilingue qui appartient lui-même à un pays trilingue. Et n’oublions pas non plus que de l’autre côté de la frontière linguistique, les francophones ont reçu des textes en néerlandais ! » + + Las ! Le 9 février le Vicaire Général de l’archevêché répond à la lettre du Député Troch : « A cause de leur caractère bilingue les bannières et cartes de prière ont provoqué sans qu’on le veuille de nombreuses réactions. Il n’était absolument pas dans notre intention de provoquer une querelle linguistique, ni de blesser des personnes, au contraire. Nous regrettons donc au plus haut point que de nombreuses personnes aient été touchées et présentons nos excuses pour cela. A l’avenir nous tiendrons certainement davantage compte de cette sensibilité linguistique ». + + Ouf ! L’union du sabre et du goupillon est bétonnée, comme les facilités !Et patatras ! Quelques jours plus tard l’archevêché annonçait que en Brabant flamand les bannières et cartes de prière (qui avaient toutes été utilisées ?) seraient distribuées … non pas en latin, mais dans la seule langue de Vondel ! Miracle divin, l’argent est tombé du ciel ? + + Les pharisiens ne se cachent plus, ils sont partout ; mais l’Eglise catholique crée ainsi un inacceptable et illégitime précédent. On aurait aimé entendre davantage de réactions des catholiques francophones …+ + Michel Dandoy + + Conseiller provincial UF au Brabant flamand

04.02.2009

WOONCODE - LES NATIONS UNIES CONDAMNENT LA COMMUNE DE ZAVENTEM...

Il est toujours utile de revenir sur la problématique du Wooncode. Il y a près d’un an, nous recevions un courriel de Patrick Van Cauwenberghe, conseiller communal à Zaventem ; chef de groupe Union des Francophones, UF. Nous vous transcrivons ci-dessous ce courriel. + + « Vous le savez déjà, la presse ayant fait ses échos, le Wooncode fait l’objet du mécontentement de l’ONU + + Ce que la presse relaie moins (lire De Standaard), mais qui fait partie du communiqué des Nations Unies, c’est que Zaventem a fait l’objet de remarques particulières concernant le règlement voté au conseil communal de mai 2006 (sans les voix de l’UF) qui décrit les conditions pour obtenir un terrain communal. + + Ces conditions comportent un examen linguistique, assorti d’une sanction éventuelle, à savoir l’annulation de la vente aux frais de l’acheteur ! + + Ceci a fait l’objet d’un reportage TV (Terzake du 12 mars 2008), et j’ai eu l’occasion de dire tout le bien que nous en pensons, et surtout de donner copie du texte aux journalistes, médusés car pas informés à ce sujet par notre bourgmestre Francis Vermeiren. + + Le ministre Keulen s’est vu, lors de l’émission télé, mettre le texte sous le nez. Il a prétendu ne rien savoir de ce règlement. C’est un mensonge : Christian van Eycken l’avait interrogé (question écrite) et il avait promis de s’informer et de revenir sur lez dossier ! + + Faites-le savoir autour de vous ! + + Cette « sortie » des Nations Unies, n’est-ce pas là une belle récompense pour nos combats comme conseillers communaux et CPAS UF à Zaventem ? ». + +Rien n’est changé près de douze mois plus tard ! La Flandre continue à narguer l’ONU. Tout comme elle se fiche de la décision du Conseil de l’Europe la priant de nommer les bourgmestres de Crainhem, Wezembeek-Oppem et Linkebeek, élus selon les règles démocratiques le 10 octobre 2006. + +Maintenant des communes flamandes annoncent qu’elles boycotteront les scrutins du 7 juin prochain parce que l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde n’est pas scindé, parce que la loi du plus fort est bloquée par les francophones. + +La question que l’on peut se poser : Le ministre flamand de l’Intérieur, Marino Keulen, Open VLD, libéral flamand, sanctionnera-t-il les bourgmestres qui refuseront de distribuer les convocations électorales ?

02.05.2008

UNION DES FRANCOPHONES (UF) - DECLARATION...

A la suite du vote intervenu le 07 novembre dernier en commission de l'intérieur et aux exigences de réforme de l'ERtat des négociateurs flamands, le Bureau de l'Union des Francophones de la Périphérie (UF) tient à rappeler son attachement à une structure fédérale de la Belgique avec un gouvernement fédéral disposant de réels pouvoirs et refuse donc celles des propositions qui mèneraient droit au confédéralisme et à un gouvernement fédéral totalement affaibli. +++Pour nous, les seuls principes qui permettent d'arriver à une solution équitable sont : l'élargissement des limites de la Région de Bruxleles-capitale, afin de conforter la position de la région centrale du pays ainsi que les droits des francophones et des néerlandophones qui y sont regroupés. la ratification de la convention cadre sur la protection des minorités nationales. Cette ratification a pour but de permettre une protection des droits des francophones qui habitent en région flamande pour qu'ils obtiennent au moins des droits équivalents à ceux prévus par l'existence de l'arrondissement judiciaire et électoral de BHV. +++La suite de l'article est accessible via www.uniondesfrancophones.be