28.06.2010

LES ABANDONS ANNONCES DU PS ? ...

Le PS envisagerait-il, en catimini, d'abandonner les Francophones de la périphérie bruxelloise et, conséquemment à plus ou moins moyen terme, Bruxelles à leur germanisation ? Le PS préparerait-il "à sauter le mur", selon l'expression de Armand De Decker, MR ? = = En tout cas, les déclarations , à demi voilées, de Elio Di Rupo : "Ce n'est que le début du rapprochement… Il faut faire un pas vers l'autre", ainsi que celles de Marc Uyttendael, constitutionnaliste, professeur à l'ULB, proche du PS, dans Le Vif/L'Express du 7 mai 2010 : "la scission toute simple de BHV avantagerait les Francophones et affaiblirait les Flamands… Les Francophones pourraient deux élus, au lieu de un, actuellement, au Parlement flamand". Ce que Marc Uyttendael ne dit pas, c'est que "pour obtenir ce résultat, il faudrait mobiliser tous les Francophones de BHV sur une liste unique", souligne Etienne Duvieusart, ancien sénateur, dans un courriel publié dans l'hebdomadaire Le Vif/L'Express du 21 mai 2010. L'ancien sénateur Etienne Duvieusart y réfute l'argumentation de Marc Uyttendael. + + Assez étonnamment pour un constitutionnaliste, Marc Uyttendael s'en remet à la froideur des chiffres pour faire "comprendre pourquoi il n'y aura ni élargissement de Bruxelles ni remise en cause des droits dont bénéficient les Francophones des six communes à facilités. Car, soutient-il, de telles réformes requièrent le vote d'une loi spéciale".+ + Est-il permis de faire observer à Marc Uyttendael que les circulaires flamandes - qui visent à gommer les facilités accordées par une loi spéciale - plaçant l'inspection des écoles francophones sous tutelle de la Communauté flamande, motivant la non-nomination de trois bourgmestres francophones majoritairement élus le 10 octobre 2006, n'ont pas fait l'objet d'une loi spéciale ? Est-il permis de rappeler à Marc Uyttendael le refus de la Flandre de signer la Convention-cadre de la protection des minorités nonobstant un accord de majorité parlementaire ainsi que les décrets limitant l'accès aux non-Flamands à un logement ? + + Que cherche le PS dans ses déclarations ambigües sur la périphérie bruxelloise ? Cherche-t-il à se débarrasser en douceur des électeurs de la périphérie qui votent en masse pour le FDF et pour le CDH ? La répétition du coup des Fourons ? Pas joli, joli ! La politique a ses mystères que la conscience ne connaît pas !

16.09.2009

LES AVOIRS BANCAIRES DANS LE COLLIMATEUR DES SOCIALISTES ET DES ECOLOGISTES...

Haro sur les banques, c’est le cri de guerre du PS et de Ecolo ! <><>L’amplitude de la déclaration de Laurette Onkelinx, PS, Vice-Première ministre, en aout dernier : « Les banques paieront aussi la rigueur » par Elio Di Rupo, président du PS : « Se servir des actifs bancaires » prend la forme d’un tsunami ; il déclare que les réserves des banques estimées à 1 250 milliards d ‘euros « peuvent servir à constituer une réserve financière en cas d’un nouveau krach et peuvent servir à renflouer le budget fédéral en mal de 25 milliards ». + + + Deux économistes, et non des moindres, Etienne de Callatay, chief economist à la Banque Degroof, et Eric De Keulenaere, professeur d’économie à l’Institut Solvay, ULB, sont d’accord que les banques participent à l’effort général. Il est vrai que le trou est béant. Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, vient de déclarer : « L’effort qui nous attend ? Le double de celui accompli au moment du plan global ». Il parle en connaissance de cause ; il était ministre du budget dans le gouvernement de Jean-Luc Dehaene en 1993. La Commission européenne avait entériné une kyrielle de recommandations : une dette publique inférieure à 60 % du PIB, un déficit limité à 3 %, et une inflation maximale de 2 %. Jean-Luc Dehaene sortit un plan global pour l’emploi, la compétitivité et la Sécurité sociale. <><>Ca a fait mal ! C’est au forceps que la Belgique s’en est sortie ! <><>C’est très normalement que les deux économistes prennent une position positive à l’égard de la proposition socialiste. <><>Etienne de Gallatay : « Après ce que nous avons vécu un effort spécifique de la part du monde financier me semble tout à fait indiqué, pourvu que ce ne soit pas une action « punitive » en quelque sorte, mais que l’on cherche tout simplement à créer des recettes pour l’Etat, et qu’en plus, cela ait une vertu préventive, puisque l’on poursuivrait un objectif de prudence vis-à-vis de l’avenir ». <><>Eric De Keuleneer : « ... Une sorte d’organisme d’assurance financé par les banques... géré totalement par l’Etat... Pourquoi pas par la Banque nationale ? ... Si le gouvernement fait ce genre de choses, il doit veiller aussi à ce que les banques ne répercutent pas finalement le poids de l’effort qui leur est demandé sure les tarifs qu’elles pratiquent, auprès de leurs clients, notamment sur les taux des livrets d’épargne. Attention donc à cet effet retour ».<><>Ecolo, à son tour, entre dans la danse. Jean-Marc Nollet, Vice ministre-président du gouvernement wallon, y d’une déclaration musclée : « On sent bien que le Fédéral est tenté par ce scénario où il se met volontairement à l’aise. Je ne suis pas d’accord. Mon message au Fédéral est clair : Ce n’est pas aux écoles à renflouer les banques... L’enjeu est aussi simple que ça : si le Fédéral serre les cordons des entités fédérées, il est clair que les écoles, mais aussi les autres secteurs gérés par la Communauté française comme par la Région wallonne, vont souffrir au-delà du soutenable. Ce n’est pas acceptable ». <><>De la musculation, c’est parfait. Mais si c’est dire pour ne rien dire, ne rien faire, pour faire du show... Alors... taisez-vous !

14.09.2009

CETTE BELGIQUE QUI NOUS VEUT DU BIEN...

Dans son blogue-notes, accessible via www.claude-thayse.net, Claude Thayse, maitre de conférences ULB, nous apprend que le Mouvement flamand s’est accaparé la gestion de l’économie depuis au moins 80 ans. <><>Il nous dit : Dans cette Belgique qui nous veut du bien et qui, aux dires de certains, aurait été dominé par les Wallons, imprévoyants et laxistes, il est intéressant de noter que ce n’est pas depuis la fin de la guerre que le mouvement flamand a fait basse sur l’économie. Si on ne commence à compter que depuis la création du VEV (Vlaams Economisch Verbond) en 1926, il faut observer que ses représentants (délégués) dans les gouvernements ont détenu la plupart des ministères à incidence économique entre 1929 et 1940 : <><>- Ministère des Affaires économiques : 75 % de la période = = - Ministère des Travaux publics : 75 % de la période = = - Ministère des Communications : 50 % de la période = = - Ministère des Transports : 50 % de la période = = - Ministère de l’Agriculture : 50 % de la période.+ + +Les agents économiques de la Flandre se sont ainsi donné la possibilité et les moyens d’infléchir les décisions du pouvoir central dans le sens du développement économique de leur seule Région. Et ça ne s’est pas arrangé après la guerre, jusqu’à la mise en place progressive de la régionalisation. On se demande encore comment certains peuvent regretter l’Etat unitaire... Stupidité ou ignorance ? + + +Le projet « Business Route 2018 for Metropolitan Brussels » - la langue anglaise n’est pas à ce que je sache reconnue comme langue nationale dans la Constitution - s’inscrit dans la politique du Mouvement flamand : étendre son pouvoir territorial jusqu’à la fusion avec le bassin allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie.<><>L’association, composée de trois organisations patronales BECI-VEB, Voka, Comité Brussels et l’Union wallonne des Entreprises, UWE, entend capter l’attirance économique de Bruxelles et de sa large périphérie, groupant 35 communes avec une population de quelque 3 millions d’habitants. Un ensemble de communes s’étendant sur le Brabant wallon, le Brabant flamand et le Brabant bruxellois. Une zone à haut impact culturel et économique. Une vitrine ouverte sur le commerce mondial. Le poumon économique de la Flandre qui pourra étendre ses tentacules vers la Ruhr à travers la Wallonie cadenassée par le patronat à prédominance flamande.<><>L’histoire de demain. L’histoire de la prochaine décennie

20.05.2009

L'ECOLE BILINGUE : ON NE JOUE PAS AVEC LA LANGUE...

Bernard Rey, professeur de pédagogie à l’ULB, dans un billet au quotidien Le Soir daté du 31 aout 2006, déclare : « La langue est à la fois quelque chose de très public et de très privé. Public car c’est avec quoi on est en rapport avec autrui. C’est donc l’instrument avec lequel on construit des communautés homogènes, des communautés nationales. Mais c’est également très intime parce que c’est avec quoi on pense les événements, on exprime ses propres émotions, etc. C’est toujours très lourd, très chargé en émotions, en résistances, que d’imposer à des individus une langue qui n’est pas la leur… ». + + + Les apprentis sorciers, les tenants du bilinguisme « obligé », les opportunistes populistes qu’ils soient ministres, secrétaires d’Etat, parlementaires fédéraux, régionaux ou communaux, bourgmestres, échevins, conseillers communaux… devraient, avant de prendre une décision en matière de langue, méditer ces paroles. Car, ils savent qu’il faut d’abord avoir bien assis la connaissance de sa langue maternelle, le français en ce qui nous concerne, avant de commencer à apprendre une ou plusieurs autres langues dans des établissements spécialisés, adaptés en immersion linguistique…+ + + La Flandre l’a bien compris. L’immersion linguistique n’existe pas en Flandre. Et les enquêtes démontrent que les jeunes Flamands sont mieux formés que les jeunes francophones. C’est clair ! Le slogan flamand trouve sa plénitude : « Ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux ». Les parents ne mesurent pas suffisamment les dégâts qui peuvent être causés dans l’esprit de leurs jeunes enfants par l’apprentissage forcé d’une langue étrangère. + + + Cependant, en février 2004, Régis Dohogne, enseignant de formation, ancien secrétaire général de la CSC-Enseignement, lors de l’annonce d’un projet d’écoles bilingues à Bruxelles, faisait part de son inquiétude pour la bonne formation des enfants au regard du danger que comporte l’immersion dans une langue étrangère pour une grande partie d’entre eux. Il parlait en connaissance de cause. Il était catégorique : « A mon avis, c’est un projet plus politique que pédagogique… Il faut savoir ce que l’on veut. On peut créer une école de ce type pour quelques nantis privilégiés en sachant que, grâce à cet enseignement, ils vont acquérir une valeur marchande supérieure sur le marché de l’emploi et on accentue alors un système dual. Par contre, créer une école bilingue pour tous, c’est impossible… Finalement ce projet d’école bilingue est pour moi un effet d’annonce, qui est de nature à satisfaire l’ego d’un certain nombre de parents. Mais il faut savoir que la motivation des responsables publics ne peut être de promouvoir une petite élite, mais bien de donner un enseignement accessible à tous… ». + + + Jean-Pierre Cornélissen, germaniste issu de l’ULB, professeur d’anglais et de néerlandais pendant de nombreuses années, parlait dans le même sens en 2004 : « … Dire qu’une école bilingue ferait nécessairement mieux est une formule incantatoire, un postulat. Qu’on cesse de se référer aux écoles européennes, lesquelles accueillent une population sociologiquement très privilégiée… De nombreuses études linguistiques montrent que l’acquisition des rouages de la langue maternelle est précisément la condition sine qua non pour la formation générale mais aussi pour l’étude d’autres idiomes avec lesquels l’enfant pourra être mis en contact plus ou moins rapidement, par exemple par des méthodes d’éveil… ». Jean-Pierre Cornélissen ajoute : « N’est-il pas absurde de vouloir encore réduire l’offre d’un enseignement français concurrencé par les écoles flamandes qui attirent déjà ce public francophone obnubilé par l’illusion de réaliser ainsi le bilinguisme parfait ? »… + + + Régis Dohogne, Jean-Pierre Cornélissen et de nombreux autres professeurs n’ont pas été écoutés par la classe politique. Ils avaient cependant raison. Ils ont toujours raison. Voyez ce qui se passe au Grand Duché de Luxembourg. L’enseignement bilingue de la maternelle au secondaire a été généralisé. Ce système luxembourgeois donne des résultats catastrophiques. Une enquête PISA (Programme international pour le Service des Acquis des élèves de 15 ans, organisé par l’OCDE), effectuée dans 32 pays scolarisés, relève que le Grand Duché du Luxembourg arrive en 30e position dans tous les domaines, juste avant le Mexique et le Brésil ! La Communauté française de Belgique fait à peine mieux : 25e en lecture, 20e en mathématiques et 25e en sciences… ! Un commentaire : affligeant ! + + + Il est temps que se lève en Belgique française une génération de pédagogues qui développera un projet d’enseignement équilibré, doté de moyens adéquats. Une approche scientifique de la pédagogie. Que cesse la généralisation de prétendues réformes à touche plus politique que pédagogique ! + + + On ne joue pas avec la langue, l’âme d’un peuple.

22.04.2009

LITTERATURE ET LANGUS EN CONTACT

INVITATION + + + Le Module de Recherche LILAC accueillera le 28 avril 2009 à 20 heures (local H 1302) M. Éric Libert qui présentera une conférence intitulée « Bruxelles-Halle-Vilvorde,l'enjeu du futur belge ». Il sera présenté par Anne-Rosine Delbart, responsable du groupe de recherche LILAC (ULB, Faculté de Philosophie et Lettres). + + + LILAC réunit des chercheurs, des enseignants, des étudiants qui s'intéressent aux diverses questions socio-culturelles (la littérature, les arts, la politique, l'enseignement) soulevées par les situations de contact entre des langues et des cultures différentes dans un même espace. = = =La question spécifique de l'arrondissement BHV, dont l'histoire et les enjeux serontrappelés, s'inscrit dans la problématique plus large des langues en contact quipréoccupe le groupe LILAC

23.02.2009

POUR QUI MARCHE BRUXSEL FORUM ?...

Il est permis de se poser la question ? Serait-il un autre cheval de Troie du Mouvement flamand ? Une douceur insidieuse ? = = = Avec Aulna Magna et Manifesto, BruXsel Forum propose un « agrandissement de Bruxelles », par un rédécoupage des frontières communales pour le moins étrange, coiffé d’un chapeau aux couleurs chatoyantes : constitution d’une Région forte de 22 communes, dotée d’un mode de fonctionnement plus efficace ! = = = L’élargissement de la Région de Bruxelles de 19 à 22 communes consiste tout hypocritement à dégrossir la Ville de Bruxelles en lui retirant les communes de Haren, de Laeken et de Neder-over-Hembeek lesquelles redeviendraient des communes à part entière. Pourquoi pas détachés Watermael de Boitsfort, Stockel de Woluwe-St-Pierre, Saint Job de Uccle ? Cela ferait en tout 25 communes correspondant aux 19 actuelles plus les six communes à facilités ! Pas mal ! = = = Admettons le rattachement à Ixelles de la bande de territoire qui relie la Ville de Bruxelles au Bois de la Cambre ! Cela peut être logique. Mais delà à réduire Bruxelles à un simple « pentagone », c’est du délire qui ne peut que séduire la… Flandre qui y a déjà installé toutes ses institutions. = = = Bien joué ! Ne vous laissez pas berné par les chevaux de Troie aux belles allures et aux croupes séduisantes que la Flandre envoie à Bruxelles et en Wallonie ! = = = Tout est orchestré. BruXsel, en réduisant la Ville de Bruxelles à un « pentagone » de quelques km2 où sont concentrées les institutions flamandes exemptes de l’impôt foncier, la rend de plus en plus dépendante financièrement du Fédéral dominé par la Flandre. = = =Tout est orchestré. Sur le terrain politique, la Flandre envoie Rudy Aernoudt consolider son avantage dans l’agglomération bruxelloise et préparer la colonisation de la Wallonie en s’appuyant sur l’ego démesuré des élites du M R plongées dans le délire de la conquête du pouvoir en Wallonie et à Bruxelles. Car le programme de Rudy Aernoudt, qui vient s’installer sur les listes du M R en écartant, dans un premier temps, la branche la plus faible des trois bandes du Mouvement Réformateur, la branche de Gérard Deprez, le MCC, et en immergeant le FDF dans les ténèbres de la mort clinique, ne met pas à son programme l’élargissement de Bruxelles à sa périphérie francophone ni la nomination des trois bourgmestres francophones démocratiquement élus le 10 octobre 2006, ni la ratification de la Convention-cadre de protection des minorités nationales. = = = Tout est orchestré. « A son tour, le M R fait le choix de la Belgique flamande, titre Claude Thayse sur son blogue-notes. Après avoir annoncé que ce serait un Flamand francophone qui serait tête de liste aux élections régionales à Bruxelles, la presse nous informe que ce même parti réserve des places sur ses listes … en Wallonie !… au sous-marin populiste flamand Rudy Aernoudt… ». « Et ce n’est pas mieux dans les autres partis, hélas, ponctue Claude Thayse, maître de conférences à l’ULB. Autres partis où on assiste aujourd’hui au retour d’expressions vides de sens qui nous ont fait tant de mal comme ces appels à « prendre en compte les « vrais » problèmes de gens » qui cachent les vrais enjeux. Il ne faut pas perdre de vue que la Flandre va faire face à de très grandes difficultés économiques à très court terme. Ce sera l’occasion pour ceux qui n’ont jamais eu un fifrelin de sentiment wallon de ressortir les vieux oripeaux de cette Belgique qui nous a déjà tant coûté. Il est temps que les Wallons conscients, dans ou en dehors des partis, se ressaisissent. Allons-nous oublier ce que nous a coûté la Belgique dont la richesse et le développement de Bruxelles et de la Flandre se sont fait avec le sang, la sueur et le travail des Wallons ? Allons-nous oublier les trente dernières années de mépris que la Flandre nous a gratifié ? Avez-vous remarqué à ce propos que les Flamands ne parlent presque plus des transferts ? Allons-nous voler à leur secours, entraînés par les cœurs purs, atterrés par la dégradation galopante de l’économie en Flandre ?… ». = = =Tout est orchestré. Rudy Aernoudt vient préparer le terrain pour le sauvetage de la Flandre. Réfléchissons ! Interrogeons-nous ! Réaffirmons nos valeurs ! Choisissons l’Espoir que nous ont donné ceux de 1965 ! Revivons l’Histoire que les Lagasse, Outers, Defosset, Lengrand, Bourgeois et tant d’autres, connus et inconnus, ont écrite en 1965 ! Revivons la fierté de notre langue française !

26.01.2009

WALLONIE-BRUXELLES INTERNATIONAL : DEFENSE DU FRANCAIS...

Recevez une réflexion que nous transmet Charles-Etienne Lagasse, directeur général adjoint WBI, extrait du rapport annuel du CGRI-DRI pour 2008, aujourd’hui rebaptisé « Wallonie-Bruxelles International ». En abrégé,WBI ; il s’agit de la première administration conjointe pur la Région wallonne et la Communauté française. La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles lui souhaite bon vent.Ecoutons ce que nous dit Charles-Etienne Lagasse sur le Plan d’action pour le français dans les institutions européennes, initié par WBI.« Parallèlement à son action multilatérale au sein de la Francophonie, le CGRI – rebaptisé depuis 2009 « WBI » (Wallonie-Bruxelles International) depuis sa fusion avec l’administration wallonne des relations internationales – a poursuivi plusieurs initiatives visant à renforcer la présence du français dans les pays partenaires comme dans les institutions européennes. Dans ce domaine, une concertation stratégique intervient avec le Ministère français des Affaires étrangères, avec les autorités luxembourgeoises comme avec l’Agence intergouvernementale de la Francophonie. En 2008, les partenaires du Plan d’action pour le français dans les institutions européennes ont signé cinq nouveaux Mémorandums (visant à former des milliers de fonctionnaires et diplomates) avec la Lettonie, la Principauté d’Andorre, la Moldavie, la Pologne, la Lituanie. L’OIF (Organisation internationale de la Francophonie, ndlr) a signé un accord de partenariat avec l’Institut d’Etudes européennes de l’ULB pour alimenter les formations en experts sur les thématiques européennes. On signalera au passage que ce Plan pluriannuel induit des retombées positives pour nos opérateurs en Wallonie et à Bruxelles : choix d’experts de Wallonie-Bruxelles pour les formations ; rémunération de nos lecteurs pour leur participation aux formations de fonctionnaires et diplomates ; choix d’un professeur de Wallonie-Bruxelles pour la chaire à l’Académie diplomatique de Vienne ; accueil dans nos entreprises et administrations de stagiaires de l’Institut francophone d’Administration et de Gestion (IFAG) de Sofia ; accueil des personnalités en stage d’immersion à Spa ; convention passée en 2008 par l’OIF avec l’Institut d’Etudes européennes de l’ULB pour envoyer des experts aux formations de fonctionnaires des pays ayant signé un Mémorandum.Le CGRI (actuellement WBI) apporte une contribution multiple et concrète soit directement à l’intérieur du Plan d’action soit complémentairement : organisation de séminaires thématiques par les délégués WB dans certaines capitales, envoi d’enseignants de français dans l’enseignement supérieur ou secondaire de pays membres ou voisins de l’Union européenne ; recyclage linguistique de diplomates, d’étudiants des Ecoles nationales d’administration ou d’Ecoles de gestion ; soutien au Centre européen de Langue française (CELF), créé conjointement par le CGRI et le ministère français des Affaires étrangères ; pilotage d’une plate-forme d’opérateurs bruxellois visant à coordonner et structurer une offre de services en français pour les nouveaux diplomates et fonctionnaires européens arrivant à Bruxelles (coordination assurée par la délégation assurée par la délégation générale WB auprès de l’UE). »

16:38 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ulb, ue, oif, wbi, charles-etienne lagasse, cgri-dri, ifag, celf, wb |  Facebook |