15.10.2010
PROMOTION DES LANGUES REGIONALES
Editorial de Paul Lefin, président de l'Union Culturelle Wallonne
"Nous voici donc arrivés à la rentrée. Très bientôt, nous entamerons la préparation du Grand Prix du Roi Albert, session 2010-2011.
Dès maintenant, la vie de nos cercles retrouve toute sa vigueur pour servir le Théâtre en wallon et, d'une manière générale, la langue et la culture wallonnes.
Au sein de l'Union Culturelle Wallonne et de nos cinq fédérations provinciales, nous allons essayer de réaliser les perspectives d'avenir issues des travaux de notre Assemblée Générale. Mais, il y a plus, au-delà des objectifs à court terme et des nombreuses actions ponctuelles que nous allons mener, la préoccupation majeure de cette nouvelle année d'activité sera sans doute de faire en sorte que la culture wallonne soit reconnue comme une des composantes essentielles de la culture en Wallonie.
Dans les temps politiques perturbés que nous vivons, affirmons-nous. Nous avons bien vécu les fêtes de Wallonie. Que ce soit pour nous l'occasion de réaffirmer notre foi en l'avenir, que ce soit pour nous l'occasion d'être présents, de Verviers à Tournai et d'Arlon à Nivelles pour chanter la WALLONIE."
Communiqué de l'A.I.D.L.C.M. réunie en Assemblée Générale à Barcelone le 3 juillet dernier sous la présidence de Paul Lefin
Motion concernant les médias
Constatant objectivement le peu d eplace réservé aux langues régionales de Wallonie dans le paysage audiovisuel de la Communauté française de Belgique. En effet :
- en radio, si l'on peut constater une amélioration des émissions de la R.T.B.F. en décrochage régional, ces émissions souffrent toujours d'une attribution très défavorable des créneaux horaires, du manque flagrant de moyens financiers et même, pour certaines d'entre elles, du minimum requis de moyens humains
- en télévision, s'il y a une amélioration dans la production de "Wallons Nous", les langues régionales de Wallonie restent toujours absentes du quotidien télévisuel des Wallons
- en matière de télévisions communautaires, si l'on décèle un intérêt nouveau pour certaines activités et l'une ou l'autre expérience intéressante, la majorité des centres ne remplissent aucunement leur rôle de "télévision de proximité" en valorisant l'existence des langues régionales de Wallonie, dans le secteur des radios locales, on connaît une diversification d'émissions dans l'ensemble de la Wallonie.
Alors que les langues régionales bénéficient dans la plupart des pays d'Europe de plages horaires importantes, le wallon, le picard, le gaumais et le champenois, sont mal diffusés cependant que la vie culturelle est riche d'événements qui mériteraient d'être captés et diffusés.
L'AIDLCM estime que la diffusion des langues régionales de Wallonie dans les médias est encore marginalise.
Charge les instances de l'Union Culturelle Wallonne de poursuivre les contacts avec la R.T.B.F. et les stations privées afin de les sensibiliser à l'utilité et aux bénéfices de la diffusion d'émissions en langues régionales de Wallonie, de poursuivre les contacts avec la R.T.B.F., la Fédération des Télévisions locales et les stations privées afin de les sensibiliser au travail conséquent fait d'initiative par les autres télévisions d'Europe dans la diffusion et la promotion des langues régionales ; d'améliorer sans cesse la collaboration établie avec la presse écrite.
Motion concernant l'enseignement
L'A.I.D.L.C.M. prenant comme référence les travaux de pédagogie et de psycholinguistique qui font autorité et dont les conclusions confirment depuis longtemps le bilinguisme langue véhiculaire/langue régionale comme un élément essentiel prédisposant à l'apprentissage d'autres langues, ainsi qu'au développement intellectuel et social de l'enfant.
Réclame de tous les Pouvoirs et des Partenaires une attention très particulière à l'intégration de la langue régionale endogène, outil de développement intellectuel, linguistique et culturel, dans le processus éducatif des enfants et des adolescents, ainsi que dans la formation de jeunes adultes
S'adresse particulièrement
- au Ministre de l'Enfance et de l'Enseignement fondamental pour qu'il adopte enfin une attitude générale conforme à la volonté des Wallons d'intégrer leur langue régionale dans leur développement culturel de manière générale
- au même Ministre et à sa formation politique pour qu'ils marquent clairement leur volonté d'aller dans le sens des nombreuses initiatives des gouvernements démocratiques européens quant à la reconnaissance et la promotion des langues régionales, particulièrement dans l'enseignement
Demande avec une extrême insistance que conjointement à l'introduction prônée d'un bilinguisme obligatoire dans l'enseignement primaire, soient enfin mis en application, par des mesures et des moyens adaptés, les dispositions des Décrets du 2 février 1983, du 14 décembre 1990 ainsi que du récent décret de juillet 1998 relatif aux Arts de la Parole dans les Académies de Musique et dans l'Enseignement Secondaire à Distance, en s'inspirant aussi des recommandations déposées pat la Commission d'intégration des langues régionales et ratifiées par le Conseil des langues régionales endogènes de la Communauté française de Belgique
Se tient à la disposition pour un partenariat efficace en vue d'assurer une maitrise des langues régionales dans la formation initiale et continuée des enseignants.
…
Source : COCORICO, Magazine du bilinguisme wallon n° 16, juin-juillet-aout 2010, www.ucwallon.be
16:28 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : r.t.b.f., paul lefin, union culturelle wallonne, aidlcm, wallon, picard, gaumais, champenois, cocorico |
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19.10.2009
LE THEATRE WALLON : RETOUR A LA TELE...
Enfin ! ponctuait Choumaque en réponse à Toine Culot. La langue wallonne, notre wallon, notre nous-même, que l’on soit de Liège, du Luxembourg, de l’Ardenne, de la Gaume, de la Lorraine, de Namur, de Couvin, de Chimay, de la Picardie, de Charleroi, du Borinage, du Centre, de Tournai, de Nivelles, du Brabant, de Bruxelles, le wallon chante dans nos cœurs ; il bouillonne sur la colline, disait un ami couvinois. On cause wallon ! On d’jause wallon ! <><>La langue d’oïl, la langue de nos parents, de nos grands-parents, la langue de nos ancêtres. Elle est notre identité, notre âme. En elle, nous nous reconnaissons.<><>Jean-Marie Klinkenberg, sémioticien et sociolinguiste de l’Université de Liège, ULg, s’enthousiasme, dans Télépro, du retour du théâtre wallon à la télévision : « ... A l’ère du fastfood, de la globalisation et des musiques anglaises, il n’est pas mauvais que le wallon refasse parler de lui... Avec le wallon, on ne se censure pas. Dialoguer en wallon n’est pas un repli sur soi-même ! Une langue est un outil. Elle rend des services. Lorsque l’outil s’est usé, on en change. Nos ancêtres les Gaulois ont adopté le latin, les Wallons le français ».<><>C’est particulièrement entre les deux guerres mondiales, 1914-1918 et 1939-1945, que le wallon a régressé fortement au profit du français sous la pression de l’enseignement obligatoire. Nos pères et nos mères, et pas mal d’entre nous encore, ont vécu l’époque où il était strictement interdit de parler le wallon à la cour de récréation sous peine de lourdes punitions. <><>La littérature et le théâtre wallons ont cependant traversé cette période d’affirmation du français ; ils ont surmonté les contraintes grâce partiellement aux subsides des pouvoirs publics locaux, grâce surtout au dynamisme de l’Union culturelle wallonne au sein de laquelle se sont regroupées de multiples associations dialectales. <><>Mais, le wallon reste faible ; il ne se réimpose pas. Sa faiblesse, est-il permis de la relever, est sa diversité. De région en région, de ville en ville, de village en village, il diffère. Aussi l’idée d’un wallon standard a germé... Pourquoi pas ? D’aucuns le suggèrent et poussent à son apprentissage dans les écoles de Wallonie dès l’école primaire. Jean-Marie Klinkenberg ne repousse pas l’idée : « Il existe une tentative de standardiser le wallon, de le refondre. Ce qui permettrait un dénominateur commun. C’est courageux ? » <><>Ne serait-ce pas écorner l’âme wallonne, faite d’une mosaïque de mots, de sentiments maternels, interunis ? <><>Le wallon, notre langue maternelle : tous, nous en sommes fiers.
15:56 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jean-marie klinkenberg, toine culot, choumaque, wallon, francais, union culturelle wallonne, latin, gaulois |
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07.11.2008
COCORICO MAGAZINE : LES LANGUES REGIONALES DE WALLONIE...
Editorial de Raymond Dambly, rédacteur en chef, + + Les langues régionales de Wallonie étant une valeur culturelle identitaire du peuple wallon, toute attitude visant à brimer leur expansion ou leur simple transmission de génération à génération doit être considérée comme une agression relevant d’une forme de racisme culturel aussi condamnable que les autres formes de racisme qu’ils soient de couleur, de nation, d’appartenance philosophique ou politique. + + Las de belles promesses qui ne se concrétisent jamais, les Wallons sont aujourd’hui résolus à ne plus s’armer que de patience. + + Ils ont choisi de passer à l’acte et la pétition qui circule actuellement pour instaurer des cours de wallon dans toutes les écoles, tant maternelles que primaires, de tous les réseaux d’enseignement de Wallonie peut être prise pour un ultimatum si les vœux d’une population entière ne sont pas immédiatement rencontrés par les pouvoirs politiques en place actuellement. + + Nous n’avons pas à nous inquiéter de savoir au détriment de qui ou de quoi devront être trouvées les deux heures hebdomadaires que nous réclamons, la seule chose qui nous importe, c’est qu’on nous les donne parce que nous y avons droit. Parce que nos enfants ont le droit d’être instruits dans la culture qui est la leur. + + Et pour ce qui est de ceux qui seront chargés demain d’enseigner le wallon dans les écoles il n’y a pas de souci à se faire… nombreux seront ceux qui seront trop heureux de pouvoir y participer. + + APPEL à la signature de la pétition 2008-2009 en faveur de l’enseignement de nos langues régionales de Wallonie dans les écoles maternelles et primaires en Communauté française« Nos langues régionales font partie intégrante de notre patrimoine culturel que nous nous devons de préserver et de transmettre aux générations futures. + + Or, aujourd’hui comme elles sont rarement transmises par voie familiale, l’école s’affirme donc comme un des lieux privilégiés de la transmission de ce savoir… C’est donc à elle qu’incombe la charge d’en assurer la sauvegarde en enseignant leur pratique aux jeunes générations afin qu’elle ne se perde pas au fil des ans. Notre enseignement est communautarisé, point n’est donc besoin du feu vert de nos voisins du nord pour passer à l’acte. + + Soutenue par l’Union Culturelle Wallonne, la population de Wallonie et de Bruxelles comprendrait très mal que le pouvoir politique responsable et les pouvoirs organisateurs se dégagent de leurs responsabilités en la matière. ++Ce n’est pas demain qu’il nous faut une réponse… c’est maintenant ! Et pas une simple promesse ! » ++Des formules de pétition peuvent être obtenues au siège de l’UNION CULTURELLE WALLONNE, rue du Général de Gaulle 71 à 4020 Liège
15:00 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : petition, wallon, cocorico, langues regionales, union culturelle wallonne |
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