10.08.2009

LA COMMUNAUTE FRABNCAISE / NOTRE IDENTITE FRANCOPHONE...

Voici ce que nous disait, le 20 novembre 2001, Philippe Smits, député régional bruxellois MR. + + + Préliminaires + + +Je pense profondément que la Communauté française est l’outil essentiel de la défense des Francophones de Belgique. Il se fait que, depuis 10 ans, elle est une catastrophe financière du fait de mauvais calculs réalisés par Gérard Deprez (à l’époque président du PSC, Ndlr) et Philippe Moureaux (président de la Fédération bruxelloise du PS, ndlr), lors de sa constitution. + +Dans un pouvoir politique de ce type, il y a trois éléments à prendre en compte : + + 1) son utilité démocratique, + + 2) son utilité légistique, + + 3) ses capacités de faire. + + 1) Son utilité démocratique + + +La communauté française rassemble, en une nation francophone, les Bruxellois francophones, les Wallons et les Francophones de Flandre. + +Le pari est de créer un sentiment francophone distinct du rattachement total à la France et distinct de la personnification francophone dans la Belgique monarchique. En d’autres termes, le pari est de créer un sentiment d’appartenance en évitant tout à la fois le piège parisien et le piège belgicain. + + Il nous fallait créer la nation francophone et la fierté d’y appartenir. Ce projet-là, malgré tous les efforts de la Fédération (MR) pour le porter à bout de bras, n’a jamais pu être expliqué à la population. + + Nos concitoyens n’aiment pas la Communauté française parce qu’ils ne la connaissent pas et, dès lors, la perçoivent comme uniquement supplétive et coûteuse. + + + 2. Son utilité légistique + + L’avenir d’un pays, d’une communauté ou des citoyens dépend pour près de 80 % de sa capacité à faire accéder le plus grand nombre à un haut niveau de participation à la Société de la Connaissance. + + Depuis 1958, l’Etat belge a, par le Pacte scolaire, tué l’école républicaine pour concéder à une religion d’Etat la mainmise sur l’âme de 50 % des enfants. C’est là un compromis, certes historique mais néanmoins « à la belge », c’est-à-dire qu’il a permis une paix larvée qui aboutit à des coûts exorbitants, à des doublons permanents et à une gestion catastrophiquement compliquée. + + La Communauté française aurait tout à gagner à prendre ses responsabilités en revoyant le Pacte scolaire et en créant une école pluraliste, ouverte à pied d’égalité à toutes les confessions. + + Pour le reste, la Communauté française, comme beaucoup de pouvoirs publics belges, est très mauvaise gestionnaire puisque dotée d’une administration pléthorique, politisée et inefficace.En résumé, et, fort malheureusement pour nous, la Communauté française, dans son fonctionnement quotidien, ressemble plus à une administration communiste d’avant la chute du Mur qu’à une administration moderne et dynamique.+ + La RTBF, qui pourrait être un superbe outil de service public, est un des exemples malheureux du ratage fondamental du système bureaucratique socialiste.+ + + 3. Ses capacités de faire + + Depuis la fin des années ’80, la Communauté française est à la recherche de moyens financiers adéquats. Privée de la capacité de lever l’impôt, elle a dû se transformer, d’abord en mendiante institutionnelle, ensuite en institution lige des Régions.+ + L’opinion publique, depuis dix ans, ressent la Communauté française comme une aberration francophone, résultant , tout à la fois de l’incapacité d’avoir pu fusionner comme les Flamands, et, de la volonté archaïque des hommes politiques francophones de se créer un fromage supplémentaire. + + Aujourd’hui, la Communauté française sera refinancée, substantiellement, à partir de 2004, et, définitivement, en 2011. Toutefois, durant ces dix années qui nous séparent de ce terme, elle doit pouvoir : + + - conquérir l’opinion publique, + +- se muer en un pouvoir politique transparent, + + - moderniser et dynamiser son fonctionnement et, donc, son Administration.+ + Pour atteindre des objectifs, je crois que les deux seules pistes possibles sont : + + - réformer fondamentalement notre conception de l’enseignement, + + - repromouvoir, à dose type remède de cheval, la culture française et le dynamisme intellectuel et créatif des Francophones belges.+ + Philippe SMITS