07.07.2010

LES WALLONS, CES PELES, CES GALEUX, CES FAINEANTS...

ces profiteurs… ? Le sont-ils vraiment ? + +Dans la bouche des Flamands, c'est oui, un triple OUI. Les médias, les flamingants, les ultranationalistes leur bourrent tellement le crâne ! + +La vérité est toute autre. Le dernier rapport annuel de l'Institut national d'Assurance Maladie-Invalidité, INAMI, indique que le patient flamand coute 1 737 euros contre 1 730 euros pour un Wallon et 1 672 euros pour un Bruxellois ! Et c'est une institution nationale qui le dit. Et les conditions de vie sont bien plus difficiles en Wallonie qu'en Flandre. Alors… + +Au niveau du secteur des exportations, la Wallonie se porte bien. Son bon état de santé est confirmé par les rapports de l'UWE, Union wallonne des Entreprises, et de l'AWEX, Agence wallonne à l'Exportation. Voyons, ce que nous disent ces deux institutions : + +En 2009, le recul des exportations en raison de la crise économique mondiale, s'est chiffré à 15,1 % en Wallonie contre 20,5 % en Flandre + + Sur la période 1996-2009, la croissance des exportations de la Wallonie indiquait une hausse de 6,4 % contre 4,9 % en Flandre. + +La vraie image de la Wallonie renaissante que les nationalistes flamands camouflent à la naïveté des Flamands par une arrogance déplacée ! + +Est-ce un effet du Plan Marshall ? des représentations collectives ? des entreprises flamandes venant de plus en plus nombreuses s'installer en Wallonie ? des aides européennes ? + +Est-ce une embellie durable ? L'IWEPS, Institut wallon de l'Evaluation, de la Prospective et de la Statistique, reste prudent. Selon son administrateur général, Daniel Defays, "la Wallonie traverse la crise de manière moins douloureuse que la Belgique". + + Est-ce dû à un changement d'orientation ? Vraisemblablement. On observe que la Wallonie se tourne davantage vers le secteur des services moins sensible à la conjoncture ; elle met aujourd'hui plus particulièrement l'accent sur l'industrie technologique. Ce que confirme Marcel Miller, président d'Agoria Wallonie : "L'industrie technologique aujourd'hui, c'est pour l'essentiel des PME de quelques dizaines de personnes, hyperspécialisées dans des marchés de niche à très haute valeur ajoutée". Un bémol, toutefois est la taille de ces entreprises, trop petites pour le président d'Agoria : "Nous devoir avoir l'ambition de faire de nos meilleurs PME des références à l'échelle mondiale et nous avons les moyens d'intervenir, souligne-t-il. L'exemple d'IBA à Louvain-la-Neuve a montré que c'est possible". + +De plus, les échanges commerciaux avec la France et l'Allemagne, en particulier, sont en nette augmentation respectivement + 27,5 % et + 15,2 %. Relevons un signe qui ne trompe pas d'une santé en amélioration en Wallonie, celui des faillites : en juin, il a seulement augmenté de 0,96 en Wallonie contre 5,83 % en Flandre ! Une différence énorme ! + +Euphorique ? "Surtout pas d'euphorie, s'exclame Marcel Miller, président d'Agora Wallonie? De nombreuses entreprises ont encore la tête sous l'eau ou commencent à peine à émerger. Quand nous aurons 2 % de chômage, nous pourrons peut-être souffler. Mais, structurellement, il est vrai que le Plan Marshall porte ses fruits. Une dynamique s'est créée, les collaborations entre les entreprises et les universités se sont renforcées, et les PME, en dépit de lourdeurs administratives, participent au mouvement. C'est d'autant plus positif que l'avenir, je le répète, se construira par la technologie, notamment dans les nouveaux secteurs liés au développement durable". + +Il appartient à nos politiques wallons à veiller à ce que les restrictions annoncées ne viennent pas assombrir le ciel wallon en frappant tout particulièrement la Wallonie au profit de la Flandre comme cela s'est produit dans le passé avec les aides économiques belges et européennes et les implantations d'investisseurs étrangers.+ +Une certaine nervosité s'installe déjà dans le milieu des organisations du travail. Notamment, au sein des centrales de la FGTB wallonne. Une cacophonie. Et nous n'aimons pas cela. + +Francis Gomez, président de la FGTB-Métal Liège-Luxembourg appelle à un "régionalisme accru… Les Flamands veulent plus d'autonomie ? Eh bien oui, allons-y ! ". Il vise l'impôt des sociétés et la concertation sociale. + + C'est une voie que ne prennent pas du tout la centrale des Métallos de Hainaut-Namur : "C'est non, dit-elle, à une régionalisation de la sécurité sociale, de l'impôt des sociétés, du code du travail, de la dette". + + Thierry Bodson, président de la FGTB wallonne appelle les troupes à la raison : "Le Liégeois Francis Gomez parle concrètement de régionaliser l'impôt des sociétés et la concertation sociale et moi, je dis que ces deux choses n'ont pas été débattues en sein de notre organisation syndicale et qu'en plus, ces problèmes ne vont pas se poser prioritairement. Plus urgent : quid du marché du travail ? Quid aussi de la loi de financement des Régions et Communautés ? Ces deux dossiers viendront très vite sur la table. Planchons là-dessus avant tout. De même que sur une série d'autres choses, comme l'endettement de la Région wallonne et notre capacité à faire fac". Et Thierry Bodson invite les Wallons et les Francophones à être plus audacieux : de l'audace, encore de l'audace : "Je trouve que nous, ponctue-t-il, Wallons et Francophones nous devrions être ensemble, plus proactifs dans certains cas face aux revendications flamandes et dans la situation politique que nous vivons. Nous devrions élaborer nos propres demandes de régionalisation. Peut-être ce travail a-t-il lieu en coulisses ? Je ne sais pas. En tout cas, je crois qu'il faudrait oser nous avancer parfois". + + La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles invite tous les parlementaires francophones à entendre la voix des gens d'en bas, la voix de la Wallonie profonde. Cette Wallonie vous demande de la faire respecter.

23.09.2009

WALLONIE : DE L'AUDACE, ENCORE DE L'AUDACE...

C’est Eric Domb, le patron des patrons wallons, le patron de l’UWE, Union wallonne des Entreprises qui le dit à la veille de quitter la présidence qu’il occupe depuis trois ans. Il va s’en aller un peu frustré par le bilan de son triennat : « J’aurais voulu avance de quelques centimètres et je suis dans la nanomesure »<><>Et Eric Domb d’inviter la Wallonie à aller de l’avant, à être innovante, créatrice, audacieuse : « la vrai problème en Wallonie, c’est l’absence de croissance. Et isoler toutes les habitations ne suffira pas à recréer le plein emploi… La Wallonie a tout pour réussir. Il suffit qu’elle le veuille. Mais osons briser certains tabous, comme travailler plus longtemps ou maitriser plusieurs langues. Les Wallons doivent comprendre que le modèle qu’ils ont connu n’est plus viable si on n’accroit pas le taux d’emploi. Il faut plus d’entrepreneurs et une main-d’œuvre mieux adaptée aux besoins des entreprises… ». <><>De l’audace. Un bon pékèt. Des abeilles.

16:38 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eric domb, uwe, patron, nanomesure, triennat, peket |  Facebook |

LA BELGIQUE GEREE OAR LE LOBBY PATRONAL FLAMAND...

Le gouvernement régional flamand s’est doté de trois patrons : Kris Peeters, CD&V, ex-président de Unizo, Union des Classes moyennes flamandes, Ingrid Lieten, SP.A, directrice générale de De Lijn, société publique de transports ; Philippe Muytens, NV-A, administrateur délégué du Voka, Organisation patronale flamande. Ils occupent respectivement des postes ministériels de première importance : <><>- Kris Peeters, ministre-président de la Région flamande, ministre de l’Economie, de la Politique extérieure, de l’Agriculture et de la Ruralité <><>- Ingrid Lieten, Vice-ministre-présidente, ministre de la Recherche scientifique, des Instruments économiques publics, des Médias et de la Lutte contre la Pauvreté<><>- Philippe Muytens, ministre des Finances, du budget, de l’Emploi, de l’Aménagement du Territoire et des Sports. <><>Avec l’arrivée de ces trois personnalités, le combat change de cap. Il passe de la construction d’une identité culturelle flamande au combat pour l’autonomie économique.<><>Economie et politique dont interconnectés et entre les mains du patronat, privé ou public. Une maitrise de management. Une concrétisation du concept « bonne gouvernance ». Donner à l’intérieur et, tout particulièrement à l’extérieur, une image d’une Flandre dynamique, entrepreneuriale, aux carnets d’adresses bien étoffés.<><>Vincent de Coorbyter, directeur général du Crisp, Centre de Recherche et d’Information socio-politique, définit clairement le chemin prit par la Flandre après son unité culturelle. Son analyse : « La Flandre a très vite pris conscience que les premiers investissements privés étaient décidés par des holdings financiers basés surtout à Bruxelles et dominés par une oligarchie francophone. Le Nord était encore dépendant du niveau national – où à l’époque les francophones pesaient lourd – pour obtenir des infrastructures favorables au développement de son économie . Dès l’entre-deux-guerres , se sont créées des structures destinées à développer une économie spécifiquement flamande qui vont procurer une autonomie de destin de la Flandre dans ce domaine. On assiste ainsi à la création du VEV, en 1926, et de la Kredietbank, créée sur les cendres de banques traversant de grandes difficultés au milieu des années 1930. Ce combat plus discret et moins connu par les francophones pour l’autonomie et le développement économiques est profonds. Les acteurs principaux de ce développement économique, comme le VEV, organe du patronat, ou la Kredietbank, bras financier du Boerenbond, ont une très forte légitimité dans l’ensemble du champ politique et économique flamand. » <><>La Flandre lance son slogan fétiche : « Tout ce qui est bon pour l’économie flamande est bon pour la Flandre ». Un tracé tourné vers l’avenir, vers l’autonomie, vers une Nation flamande.« Quand je lis l’accord de majorité, j’ai le sentiment de lire le rapport de la « S.A. Vlaanderen » : on ne construit pas une politique sans base budgétaire saine », ponctue Philippe Muytens, NV-A. <><>Et Ratou, notre petit raton laveur des Flandres, ne peut éviter de s’exclamer : « Elle est belle la vie avec de telles personnalités ». <><>Spip, notre petit écureuil de Wallonie, de soupirer : « Si nous avions un Jules Destrée ou un François Bovesse ou un André Renard, la vie serait aussi très belle, plus belle encore… ». Et oui, Spip, mais la Wallonie n’a pas fait son unité culturelle ; elle est encore au stade de la lutte des classes, de la lutte entre les Liégeois et les hainuyers, de l’indifférence du Brabant wallon à l’égard des bassins houillers et industriels de Wallonie. <><>Vincent Reuter, administrateur-délégué de l’UWE, Union wallonne des Entreprises, de souligner : « En Wallonie, le monde politique est plus réticent à réaliser de tels choix et préfère se reposer sur l’appareil des partis. Ce n’est pas anormal. En outre, il sera beaucoup plus difficile en Wallonie qu’en Flandre de trouver des candidats ministres dans le vivier des entreprises… Moi, je refuserais. Et cela tient sans doute à ma culture francophone. Je me suis mis au service des entreprises dans une organisation privée, dont les règles varient fondamentalement de celles du secteur public. Je n’ai pas envie de m’adapter à ses autres règles : se soumettre à des élections, rendre des comptes au parti, accepter un horizon temporaire, souvent de court terme. » <><>En Wallonie, la ridicule bisbrouille entre le PS et le MR, à laquelle est venu se greffer Ecolo, pour la prise du pouvoir, est dominante ; la jouissance d’être le plus important !

14.09.2009

CETTE BELGIQUE QUI NOUS VEUT DU BIEN...

Dans son blogue-notes, accessible via www.claude-thayse.net, Claude Thayse, maitre de conférences ULB, nous apprend que le Mouvement flamand s’est accaparé la gestion de l’économie depuis au moins 80 ans. <><>Il nous dit : Dans cette Belgique qui nous veut du bien et qui, aux dires de certains, aurait été dominé par les Wallons, imprévoyants et laxistes, il est intéressant de noter que ce n’est pas depuis la fin de la guerre que le mouvement flamand a fait basse sur l’économie. Si on ne commence à compter que depuis la création du VEV (Vlaams Economisch Verbond) en 1926, il faut observer que ses représentants (délégués) dans les gouvernements ont détenu la plupart des ministères à incidence économique entre 1929 et 1940 : <><>- Ministère des Affaires économiques : 75 % de la période = = - Ministère des Travaux publics : 75 % de la période = = - Ministère des Communications : 50 % de la période = = - Ministère des Transports : 50 % de la période = = - Ministère de l’Agriculture : 50 % de la période.+ + +Les agents économiques de la Flandre se sont ainsi donné la possibilité et les moyens d’infléchir les décisions du pouvoir central dans le sens du développement économique de leur seule Région. Et ça ne s’est pas arrangé après la guerre, jusqu’à la mise en place progressive de la régionalisation. On se demande encore comment certains peuvent regretter l’Etat unitaire... Stupidité ou ignorance ? + + +Le projet « Business Route 2018 for Metropolitan Brussels » - la langue anglaise n’est pas à ce que je sache reconnue comme langue nationale dans la Constitution - s’inscrit dans la politique du Mouvement flamand : étendre son pouvoir territorial jusqu’à la fusion avec le bassin allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie.<><>L’association, composée de trois organisations patronales BECI-VEB, Voka, Comité Brussels et l’Union wallonne des Entreprises, UWE, entend capter l’attirance économique de Bruxelles et de sa large périphérie, groupant 35 communes avec une population de quelque 3 millions d’habitants. Un ensemble de communes s’étendant sur le Brabant wallon, le Brabant flamand et le Brabant bruxellois. Une zone à haut impact culturel et économique. Une vitrine ouverte sur le commerce mondial. Le poumon économique de la Flandre qui pourra étendre ses tentacules vers la Ruhr à travers la Wallonie cadenassée par le patronat à prédominance flamande.<><>L’histoire de demain. L’histoire de la prochaine décennie

31.08.2009

ET C'EST PARTI : TOUT EN VERT... CAP AU VERT...

Le Secrétaire d’Etat à la Fiscalité environnementale, Bernard Clerfayt, FDF, député-bourgmestre, annonce une augmentation de la fiscalité sur le carburant. Il faut changer nos comportements, nous dit-il, sérieusement, sans rire ! Du blanc, bleu, rouge, on passe au vert. Les petits hommes verts. <><>Les « bons » arguments pour que l’on se cloître chez nous et qu’on permette aux camions, aux grosses « cylindrées » de circuler sur les routes et autoroutes – que nous payons – en secteur dégagé des « encombrants ralentisseurs » lambda. <><> Augmentation de la productivité par gain sur la durée du transport. Le Secrétaire d’Etat nous convaincra d’une fiscalité blanche, sans conséquences sociales ! Le troc fiscal de Bernard Clerfayt, titre le journal Le Soir des samedi 29 et dimanche 30 août 2009. <><>Persuadé, le Secrétaire d’Etat argumente : « Un des objectifs du plan vise à orienter les ménages et les entreprises vers des comportements moins consommateurs d’énergie... Nous voulons donner un signal clair et fort que l’énergie à bas prix n’est pas compatible avec une politique climatique suffisamment ambitieuse... Le paquet climat-énergie de l’Union européenne ne nous laisse plus beaucoup le choix : soit nous augmentons les prix actuellement trop bas de l’énergie, soit nous risquons de passer à côté de nos engagements de réduction de gaz à effets de serre ».<><>Isabelle Durant, Ecolo, députée européenne, coprésidente de Ecolo, pontifie : « La grande idée novatrice aujourd’hui en politique, c’est celle du « green deal », ou deal vert, la nôtre, tous les partis tournent désormais autour de notre thématique, majeure, celle du siècle qui vient ». <><>Georges Hübner, professeur à l’Ulg, est optimiste ; il faut aller de l’avant : « ... tout ce qui renforce notre capacité à répondre aux défis environnementaux est une bonne chose. A moyen et à long terme, des opportunités vont de toute manière s’ouvrir. On se plaint toujours de la faiblesse du tissu entrepreneurial wallon par rapport à la qualité de la recherche. Un pôle (vert, ndlr) est de nature à offrir d’excellents débouchés. Chaque minute à hésiter est une minute perdue ». <><>Le « Green deal ». La donne verte.<><>Tous les économistes et tous les patrons ne sont pas convaincus. Loin de là. <><>Henri Capron, économiste à l’ULB, souligne le manque de base économique du secteur de l’environnement. <><>Jacques-François Thisse, professeur à l’UCL, met en garde : « ... quand la contrainte budgétaire est forte, il ne faut pas trop laisser d’espoir. Dans l’environnement, on a besoin de chercheurs de qualité, or, nous en manquons ».<><>Didier Paquot, directeur du Service Economie à l’UWE, Union wallonne des Entreprises, invite à la prudence : « Nous ne sommes pas a priori contre la création d’un sixième pôle. Mais sa création doit venir d’une initiative des industries. Il y a déjà beaucoup de développement durable dans le Plan Marshall. Il ne faut pas déstructurer ce que font les autres pôles... Il faut d’abord mettre de l’ordre dans les clusters d’environnement. Le bilan est très varié. Quant à créer un nouveau pôle vert, on ne développe pas des filières a nihilo. Si l’on est trop ambitieux, on risque de rater la cible et d’essaimer les moyens au lieu de les concentrer » <><>The « Wrong deal ».

BRUXELLES CLAUSTREE PAR LE ... PATRONAT

BRUXELLES, CLAUSTREE PAR LE... PATRONATNe m’appelez plus Bruxelles, appelez-moi « Brussels Metropolitan Region », définitivement cloîtrée dans une zone de 162 km2. Ainsi le veut le Patronat : BECI, patronat bruxellois, VOKA, patronat flamand, UWE, patronat wallon, FEB, Fédération des Entreprises de Belgique. <><>La volonté flamande s’est imposée. Le président de la branche bruxelloise du Voka, Karel Lowette, s’exprime : « Les entrepreneurs ont compris que si on ne prenait pas les choses en mains, c’est fichu... La bonne nouvelle, c’est que Philippe Muyters, l’ancien patron du Voka, qui a porté le projet depuis le début, est devenu ministre régional flamand (N-VA, ndlr) ». Il aurait pu ajouter à la bonne nouvelle les retrouvailles avec Kris Peeters, CD&V, ministre-président de la Région flamande, prédécesseur de Philippe Muysters à la tête du Voka. <><>L’étau flamand se resserre. Bruxelles de plus en plus intégrée dans les projets portés par la Flandre.<><>L’association « Brussels Metropolitan Region » se constitue en association sans but lucratif et appelle à sa présidence le Flamand Ian Morsomme. Elle annonce un programme ambitieux : création d’un Musée d’art contemporain, création d’un Centre d’excellence des Affaires européennes, création d’un Centre pour les médias, création d’un Centre d’accueil des Bric (acronyme de Brésil, Russie, Inde, Chine), organisation d’événements mondiaux...<><>Bruxelles, la vitrine de la Flandre...

26.06.2009

LE DEVELOPPEMENT DURABLE : LA MANNE ?...

Les énergies vertes, les énergies renouvelables, le biodégradable, les biocarburants, les biotechnologies... Les déclarations les plus folles fleurissent sur la manne que le « développement durable » va apporter. L’imagination fait le reste. Les 800 000 chômeurs annoncés pour 2010 de la foutaise ! L’économie « verte » va gommer tout ça ! = = Le Graal ? Des dizaines de milliers d’emplois sortiront des conseils d’administration des entreprises. Et les chiffres virevoltent. En France, on estime que 600 000 emplois seront créés d’ici 2020. En Allemagne, le seul secteur des énergies renouvelables procurerait un emploi à 1 000 000 de personnes d’ici 2030. La Commission européenne pour l’Emploi estime que le passage à 20 % d’énergies renouvelables donnerait du travail à 2,8 millions de personnes. = = La Belgique n’échappe pas à la déferlante verte ; la version « 2.0 » du Plan Marshall, sous la pression d’Ecolo, inscrit la Wallonie dans la révolution énergétique ; il faut « modifier nos habitudes de vie, revoir notre système de production, de transport, de consommation ». = = Faut-il attendre monts et merveilles ? Va-t-on décrocher la lune ? Des interrogations. Certes, Didier Paquot, chef du département économique de l’Union wallonne des Entreprises, UWE, se dit optimiste tout en demandant de tempérer son enthousiasme : « Il y a un potentiel énorme, à n’en pas douter... Il faut partir de ce qui existe. Les actions ne doivent pas être spectaculaires ; elles doivent être rentables à long terme. Les moyens sont limités, on ne va pas pouvoir investir partout en se lançant tête baissée. Par ailleurs, méfions-nous des extrapolations, l’économie est un lent paquebot difficile à faire évoluer ». = = Isabelle Callens, directeur du département économique de la FEB, abonde dans le même sens ; elle déclare : « ... il règne un grand flou sur les emplois verts. Qu’est-ce que cela recouvre exactement ?... Pour l’instant, l’essentiel des jobs verts se situe dans la construction. Or, ce sont des métiers, en pénurie pour lesquels on peine à trouver de la main d’œuvre qualifiée. Par ailleurs, certains nouveaux emplois vont être créés au détriment d’emplois « sales ». Cela personne ne l’a évalué ». = = Alain Gautier, économiste à l’Ulg, ne dit pas autre chose : « Le changement climatique, bien plus que la crise économique, est le défi auquel il faut s’attaquer ». = = Ne pas mélanger les pommes et les poires. Les pommiers ne portent pas de poires ! Prudence, donc. Ne nous emballons pas ! Nous avons, certes, l’obligation de préserver et de respecter notre planète, le lieu où nous vivons... C’est un défi de plusieurs générations ! L’emploi, c’est une solution à très court terme ! Ne vivons pas dans le monde de l’imaginaire ; réservons-le à l’enfance !