14.09.2009

PIPELETTE : LES DIEUX DU VENT...

A Souricette : « Tu ne me croiras pas, toi qui colportes partout que je ne fais que jaser sur tout ce qui bouge ; je suis sans voix ; les souffleurs de vent n’ont pas de sous pour la Jeunesse. + + + L’Olivier, la formation gouvernementale PS-ECOLO-CDH, déclarait cependant au moment de sa constitution de rendre les transports en commun « plus accessibles financièrement aux jeunes ». Et la Ministre de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse Evelyne Huytebroeck, Ecolo, nous affirmait : « Il y a encore trop de ghettos, de stéréotypes. Il faut offrir un maximum de possibilités aux jeunes, pour sortir de leur quartier, de leur région, de leur pays... ». <><>Généreux engagement ! Ouais ! Ils devront attendre ! Les limites budgétaires de la Communauté française sont proches du zéro ! <><>Cependant, une somme de six millions d’euros avait été programmée par le gouvernement sortant pour permettre aux jeunes d’utiliser davantage les transports en commun. Pas si énorme que ça ; l’Olivier doit cependant y renoncer ! C’est en termes de la parfaite politicienne que Evelyne Huytebroeck le fait savoir aux jeunes par l’intermédiaire de son Cabinet : « Il y a d’autres alternatives possibles. Il faudra convaincre le Fédéral. Mais nous sommes tous d’accord pour dire que les transports en commun restent chers pour les jeunes et qu’il faut élargir les possibilités . Dans le cadre de leur scolarité comme dans leurs loisirs. En plus, sur le plan écologique, c’est la meilleure formule ». Jolis mots... Belles phrases ... Il faut... Il faudra... Le hic, c’est que le Fédéral est exsangue et qu’il doit mendier auprès des entités fédérées. <><>Souricette soupire : « Du vent, rien que du vent... Heureusement pour eux ; ils n’iront pas en enfer car Satan ne les veut pas... Il a trop peur que les politiciens emportent le feu dans un tourbillon de vent !

02.09.2009

LE SOCIALISME EN CRISE EXISTENTIELLE ? ...

Il est permis de s’interroger après le recul des doctrines socialistes et sociales-démocrates en Europe : France Grande Bretagne, Allemagne fédérale, Italie... Exception, le miracle belge dans le cambouis, dans la mélasse. Un ressac ou un effondrement. <><>Deux députés fédéraux, Yvan Mayeur et Jean Cornil, de la Fédération socialiste de Bruxelles, sont allés à l’assaut de la forteresse médiévale socialiste, revêtus de leur tunique, quelque peu dépoussiérée, du siècle dernier, aux cris de : « sortir du capitalisme », « engager une réforme ». Ils invitent le Président du PS, Elio Di Rupo, et les autres caciques du PS, à proposer : « un grand processus de réflexions idéologiques qui doit permettre d’apporter les réponses du socialisme démocratique aux défis du 21e siècle ». <><>Yvan Mayeur et Jean Cornil épinglent le cataclysme écologique et la dérégulation du capitalisme économique : « Il faut s’interroger, affirment-ils, sur le principe de la croissance, oser remettre en cause un productivisme qui menace la qualité de vie. Il faut réfléchir à des programmes économiques de croissance sélective et solidaire et de décroissance sélective et solidaire, porteurs d’amélioration du bien-être ». <><>Pour Yvan Mayeur : « Les réponses de la social-démocratie aux questions sociales, notamment par la Sécu, ont été structurantes, solidaires et égalitaires. C’est leur originalité, leur force. Il faut opérer comme cela en matière d’écologie aussi, par des réponses structurelles, solidaires et égalitaires ». Jean Cornil précise : « Loin des réformettes environnementales avec un système libéral maintenu, qui individualisent les réponses et les comportements des gens, accroissant les inégalités ». <><>L’appel a ému les notables du PS. <><>Elio Di Rupo, président du PS, par l’intermédiaire de sa porte-parole, Ermelinne Gosselin, fait savoir qu’il a « apprécié », qu’il « encourage » l’appel, qu’il « avisera »...<><>Philippe Moureaux, Vice-président du PS, président de la Fédération bruxelloise du PS, appuie l’appel : « L’idée de se consacrer à une réflexion de fond est extrêmement intéressante. Notamment, cela permettrait de sortir enfin des discussions sans fin sur les statuts et les choses de ce genre. Le PS a besoin de réfléchir à son avenir, partant à celui de la gauche, fondamentalement ». <><>Charles Picqué, ministre-président de la Région de Bruxelles, embraie dans le même sens, sur une revisite des options sociales-démocrates européennes : « D’autre part, l’on doit certainement tirer les enseignements de la crise néolibérale. Mais aussi, nous devons intégrer l’écologie, et cela pas uniquement dans l’objectif de lutter contre les dérèglements climatiques, mais aussi de s’interroger sérieusement sur un consumérisme généralisé et aveugle, qui détruit les ressources naturelles et qui détruit également les hommes. L’Europe ne peut pas choisir ce modèle de société. Je ne peux pas le croire. Nous devons parler de tout cela. C’est le bon moment ». <><>Nous attendons les voix des fédérations liégeoise, namuroise, hennuyère, brabançonne. Nous attendons surtout la voix des Jeunesses socialistes. Nous attendons la voix de l’espoir. <><>Le cri commun de Yvan Mayeur et de Jean Cornil ne peut pas nous laisser indifférents : « La crise économique s’approfondit et le retour à un équilibre de la biosphère est définitivement exclu si nous ne modifions pas radicalement nos modes de vie... ». Une prise de conscience. <><>Un vent, semble-t-il, de renouveau se lève. Un vent d’ouverture des discussions. Un vent de floraison d’idées, de solutions nouvelles. Sera-t-il entendu ? Une union des forces humanistes !