27.08.2009

LE BUDGET REGIONAL WALLON

Législature 2004-2009 <><>Le budget 2005, premier budget de la législature violette 2004-2009, PS-CDH, est enfanté dans la douleur. Il faut ramer. Les marges disponibles sont étroites et des engagements pris sous la précédente législature arc-en-ciel, PS-MR-ECOLO, sont à respecter. L’équilibre est néanmoins atteint. Mais l’endettement de la Région devient préoccupant ; il respecte toutefois les normes d’endettement prescrites par le Conseil supérieur des Finances. <><> Le budget 2006, réalisé sur la base d’un taux de croissance de 2,2 est en équilibre. Il est marqué par la volonté de mettre de l’ordre dans les sociétés groupées au sein de la Société wallonne du Logement, SWL, et « qui n’ont pas encore fait l’objet d’un examen de leurs comptes et modes de gestion », précise André Antoine, ministre régional wallon du Budget.Les budgets 2007 et 2008 sont inscrits dans la foulée du budget 2006. Une remise en ordre de la « Maison ».<><>Législature 2009-2014 <><>Une nouvelle équipe. A une bipartite PS-CDH, succède une tripartite, PS-CDH-ECOLO, présidée par Rudy Demotte, PS. Relations plus difficiles. « Ecolo apporte de l’air frais... Mais, c’est vrai, les rapports ne sont pas les mêmes dans une tripartite que dans une bipartite », admet Rudy Demotte, ministre-président reconduit. Plus de rigueur, paraît être le credo de la nouvelle équipe. <><>Dans un entretien avec Véronique Lamquin, journaliste au quotidien Le Soir, Rudy Demotte trace les grandes lignes du budget 2010 : « on va réfléchir à une meilleure organisation de nos structures. Parmi les pistes de rigueur, on a demandé à l’Administration de travailler avec 97 % de son enveloppe... Et ce n’est pas du one-shot, c’est du structurel, qu’on commence maintenant... Si on ne relance pas l’économie, si on n’a pas une politique néo-keynésienne, ce sera la catastrophe... ».<><>Dans une optique plus large, le ministre-président, Rudy Demotte, met la priorité sur la rédaction du Plan Marshall 2.Vert. « L’objectif, précise-t-il, c’est que le Parlement puisse l’adopter avant la fin de l’année... Je veux un tableau de bord de la nouvelle gouvernance ». <><>Le citoyen lambda jugera...

25.08.2009

BRUXELLES : ANNEXION PAR LA FLANDRE...

L’AVENIR DE BRUXELLES ANNEXION A LA FLANDRE...L’évolution vers le confédéralisme est le vouloir de la Flandre. Compréhensible dans le sens que, dans une configuration confédérale, Bruxelles, enclavée dans le territoire flamand, s’y fonderait. Tout naturellement. Bruxelles serait, à la fois, capitale du territoire flamand et capitale de la communauté flamande ; la communauté française serait indésirable et priée de déménager vers Mons, capitale culturelle de la Wallonie. <><>Dès lors, Bruxelles la française à 90 % serait flamandisée à 100 % à coup de décrets très légaux. L’affirmation flamande, selon laquelle il n’y a aucune minorité nationale en Flandre, serait confirmée. Tous les obstacles seraient écartés pour une annexion pure et simple de Bruxelles par la Flandre, en toute légalité. <><>Le scénario de l’annexion, de force ou larvée, de Bruxelles par la Flandre est-il plausible ? Pour Vincent de Coorebyter, directeur du Crisp, c’est non ! « Je ne vois pas, dit-il, sur quelles bases juridiques la Flandre pourrait dire : « Ce territoire nous appartient ». Que je sache, dans la Constitution, la Flandre a pour territoire les cinq provinces flamandes. Il est vrai que Bruxelles n’est pas tout à fait une Région comme les autres puisque c’est la seule qui ne voit pas son territoire défini dans la Constitution ; on renvoie à une loi qui, elle-même, dit que le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale correspond à l’arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale, qui lui-même se compose de 19 communes... Même « en creux », Bruxelles, c’est ce qui n’est pas couvert par la Région flamande ou par la Région wallonne... Si un mouvement d’annexion de Bruxelles se dessinait, je crois que nombre de Bruxellois se mobiliseraient dans la rue ». <><>C’est aussi la pensée de Benoît Cerexhe, CDH, ministre bruxellois de l’Emploi qui lance une mise en garde à la Flandre : « La Flandre doit comprendre qu’elle ne partirait pas avec Bruxelles. Les Régions wallonne et bruxelloise feraient cause commune ». <><>La bataille de Bruxelles est lancée ! La population bruxelloise attend mieux que la passivité de ses dirigeants, si l’on excepte la position de Benoît Cerexhe. Elle est la garante de la pérennité de la langue française en Belgique. <><>Au demeurant, Véronique Lamquin, journaliste, dans un édito publié dans le quotidien Le Soir du lundi 17 septembre 2001, sous le titre « Bruxelles, mérite mieux qu’un long silence » exhortait les dirigeants bruxellois à ne pas se résigner ; elle s’exprimait ainsi : « Bruxelles vaut bien un projet ambitieux ? Qui lui permette d’assumer toutes les hypothèses, du fédéralisme renforcé à la partition de la Belgique. Surtout, un projet qui définisse l’avenir de la ville plutôt que de le laisser dicter de l’extérieur... Ce n’est que de cette manière que les Bruxellois susciteront désir et envie. Chez les Wallons comme chez les Flamands. Leur attentisme résigné ne leur vaudra que concupiscence et cupidité ».