10.10.2007
COMMUNIQUE BELGA PRESS RELEASE
Conférence sur la maladie de Ménière (vertiges, acouphènes, perte d'audition) - L'association ENTRAIDE MENIERE ASBL, 87/77 rue des Floralies , 1200Bruxelles organise Le samedi 10 novembre 2007 à 14H30 À Tournai Hôtel Cathédrale, 2 Place Saint Pierre Une conférence- débat sur la maladie de Ménière (Vertiges,acouphènes, perte d’audition)Par le docteur J.P. Dachy O.R.L. (spécialisé en otologie) - Membre: Gratuit + un accompagnant Non membre: PAF 8 euro au compte 360-1153334-10Merci de faire une réservation - par écrit au secrétariat: 87 rue des Floralies BT 77, 1200Bruxelles - par courriel entraidemeniere@hotmail.com- par téléphone (à partir de septembre) au 027629183 Témoignage (auteur Gilles Abel )A 35 ans, Michèle Quoidbach travaille comme assistante en pharmacie. En 2001, un souci de santé, suivi d’une crise. Et sa vie bascule.Ecoutante au sein de l’association Entraide Ménière, elle estaujourd’hui convaincue que son expérience peut être instructive pourd’autres. - Comment avez-vous découvert que vous étiez atteinte de la Maladie deMénière ? - Il y a six ans, j’ai cru que j’avais des bouchons dans l’oreillegauche. Comme je travaille dans une pharmacie d’hôpital, je suisallée à la consultation d’ORL Ils m’ont dit qu’il ne s’agissait pasdes bouchons. Dans le même temps, mon audition a sensiblement chuté,mais je n’avais pas encore tous les autres symptômes, comme lesnausées, les vertiges ou les pertes d’équilibre. Ou bien je les avaiset je n’en savais rien. On m’a fait alors fait passer une séried’examens, pour finalement me dire: "vous avez la maladie deMénière". Mais je ne savais toujours pas ce que c’était. - A quel moment l’avez-vous pleinement réalisé ? - Un jour, au travail, j’ai eu ma première vraie crise. Je ne savaisplus ni marcher ni bouger, j’ai cru mourir. Tout tournait, mais pascomme quand on est saoul, parce qu’ici on ne peut plus bouger. J’aiété mise en congé, pendant 3 mois, pour me remettre. J’ai notammentdu réapprendre à marcher. Et tous les gestes qui font appel àl’équilibresont aujourd’hui délicats à entreprendre. - La découverte de la maladie a-t-elle entraîné des changements dansvotre vie ? - Au niveau professionnel, comme je suis assistante en pharmacie, il ya certaines tâches que je ne fais plus. Effectuer des gardes, fermerdes portes et des volets, monter sur des échelles pour ranger desarchives, ouvrir des colis, sont des gestes que j’essaie d’éviter. Jetravaille essentiellement à un bureau, plus encore que je ne lefaisais avant. - Dans ma vie quotidienne, même en dehors des crises, il y a plein dechoses que je n’oserais plus faire. J’ai dû prendre quelqu’un pourvenir m’aider à nettoyer et faire les vitres par exemple. J’aiencore une voiture, mais je ne l’utilise presque plus, je prendsplutôt le bus à la place. Et quand je fais des trajets en voiture,il vaut mieux que je ne regarde pas par la fenêtre ! - Cette maladie affecte-t-elle également la vie sociale ? - Je sortais beaucoup avant. Disons que j’ai perdu beaucoup deconnaissances, puisque je ne sais jamais dire à l’avance si je peuxou pas aller à un souper ou une fête. En outre, sur le plan social,le fait de perdre de l’audition est quelque chose de difficile, afortiori lorsqu’on sait d’emblée que cette perte va s’aggraver avecle temps. - Par ailleurs, même ma famille proche ne comprend pas toujours masituation. "C’est juste un peu de fatigue", disent-ils. Ils neréalisent pas que ce n’est pas que je ne veux pas faire quelquechose, c’est que je ne sais pas. Quelquefois je culpabilise parrapport à ça. Mais comme mes collègues sont au courant, cela sepasse bien au travail et cela m’aide à relativiser. - Comment avez-vous découvert l’association "Entraide Ménière" ? - J’ai un jour assisté à une de leurs conférences, qui m’a permis decommencer à comprendre la maladie. J’ai rapidement accepté d’êtreécoutante pour ma région, et c’est un rôle que j’apprécie. - Votre travail d’écoutante vous a-t-il permis de mieux comprendre lamaladie ? -Il m’a en tout cas amené à prendre conscience que c’est une maladiecomplexe ! Notamment dans ses conséquences psychologiques. Denombreuses personnes sont par exemple obligées d’arrêter detravailler à cause de la maladie. Moi j’ai la chance de pouvoircontinuer à travailler, cela constitue une raison pour me lever lematin. Mais si vous êtes indépendant, pompier ou ouvrier en toiture,l’impact est nettement plus grave. - Il y a aussi pas mal de gens qui refusent d’accepter la maladie.J’essaie souvent de leur dire : "Ne stressez pas et reposez-vous,c’est tout ce que vous avez à faire". Mais il est clair que j’aiparfois au bout du fil des gens désespérés. Si vous avez 4 enfantset un métier, il est clair que ce sera plus difficile à gérer ! - Extrait du témoignage publiée dans Pharmamagazine septembre-octobre2007 (N° 48 ) et disponible dans les officines du groupe Multipharma.Auteur du reportage : Gilles Abel Communiqué de presse d’Entraide Ménière ASBL publié par V.Berckmans,présidente de l’ASBL Tel 027629183 URL: http://www.entraide-meniere.be
14:54 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : malade de meniere, acouphenes, perte d audition, vertiges, orl, bouchons, symptomes, crises |
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