15.11.2008

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE ELECTORALE DANS UN CLIMAT DE CRISE ECONOMIQUE...

Est-ce raisonnable ? Question qu’il est permis de se poser. Les partis politiques sont-ils devenus fous, irresponsables ? L’ego de leurs leaders les aveugle-t-il au point de ne pas se rendre compte de la détresse des citoyens d’en bas, de Monsieur et de Madame Toutlemonde ? + + La déclaration de Yves Leterme, CD&V, Premier Ministre – qui doit être au-dessus de la mêlée, un asexué linguistique - , confirmée en sous-entendu par Didier Reynders, M R, Vice Premier ministre, dans l’affaire Fortis : « L’Etat retirera son apport financier et ce sera une bonne nouvelle pour le budget » est le modèle-type de ce qu’un haut responsable, politique de surcroît, doit s’abstenir de dire. En toutes circonstances, du self-control, de la maîtrise de soi !Voyons Serge Kubla, un des pontes du M R, chef de groupe libéral au Parlement wallon. Il clame à tout vent que le « Plan Marshall est un slogan de pub, une étiquette », que le « budget 2009 est une farce », que la « dette cachée est devenue supérieure à la dette officielle ». Serge Kubla se rend-il compte des lacérations profondes faites à l’image de la Wallonie auprès des investisseurs ? Il engage tout le M R. + + « Notre voix, il faut la faire entendre ! », claironne-t-il… Certes oui, mais autrement ! La langue française est suffisamment riche pour dire les choses d’une autre façon que par la gueulante. Le citoyen mérite mieux ! Il n’est pas « intellectuellement incapable » de distinguer entre ce qui est insuffisamment fait et ce qui doit absolument être fait. Il suffit de lui parler avec des chiffres clairs, vrais, avec des mots, sincères, avec des mots d’engagement, de participation, de dialogue, avec des mots de notre langue. + +Prenons le nom d’un nouveau-né dans le monde scientifique de la recherche : « Walloon Institute for Life science Lead », en abrégé WILL ! Vous comprenez ? Trop vulgaire un nom de baptême en français ? Pas chic dans le monde anglo-saxon dans lequel nos édiles francophones veulent nous immerger ! Dans ce domaine, force est d’admirer les élus flamandophones qui utilisent avec fierté la langue de leur Communauté. Le Will wallon s’inspire du VIB flamand, « Vlaams Instituut voor Biotechnologie ». Un nom bien flamand. Une leçon d’amour à sa langue ! + +Nous ne sommes plus des Wallons ; nous sommes des « Walloons ». Une déculturation ! Une désintégration de notre identité francophone ! Voilà où nous conduisent nos dirigeants politiques par intérêts claniques, particratiques ! Par calcul électoral ! Un lancement de campagne électorale désolant !