28.12.2009

WALLONS ET BRUXELLOIS, REVEILLEZ-VOUS...

Ouvrez donc les yeux ! Jugez ! Ne vivez plus aux 19e et 20e siècles ! Mettez-vous bien en tête que la Flandre, après avoir fait son unité culturelle, est devenue une Nation dominatrice, autonome, que la Belgique n’est plus qu’un point sur les cartes anciennes ! <><>La Belgique de papa, c’est fini, bien fini ! Est-il besoin de rappeler les déclarations des élites politiciennes flamandes : Gaston Eyskens, Léo Tindemans, Herman Van Rompuy, Jean-Luc Dehaene, Yves Leterme… et tant d’autres ? Elles ont façonné l’Etat Belgique/België, et l’ont muté en Etat Vlaanderen… <><>L’Etat Vlaanderen fait tout pour se positionner. A l’intérieur du pays, il occupe tous les ministères régaliens, à l’exception des Finances ; il gère les postes de direction effective de la vie économique et sociale. A l’extérieur, il monopolise les fonctions représentatives de la « Belgique » ; il contrôle et oriente les relations commerciales. <><>La récente manifestation de cet expansionisme flamand est le carton d’invitation à une conférence internationale des tour-opérateurs au Canada, publié par le Tourist Office for Flanders, Office du Tourisme flamand, à New York, adossant les Flandres y compris Bruxelles aux Pays-Bas, et incorporant la Wallonie dans la France. <><>Benoîtement, le porte-parole du Tourisme flamand à Bruxelles justifie la « gaffe » - plutôt la provocation – de ses collègues à New York : « Nos collègues de New York nous ont expliqué que le délai d’impression très court des fameux cartons d’invitation ne leur a pas permis de vérifier la carte. C’est un simple incident de parcours. Nous le regrettons. Il ne faut y voir aucune intention : il n’y a pas d’agenda caché ». <><>Ouais. Allons donc ! S’ils le disent, c’est qu’il y a bel et bien un agenda caché. Un état d’esprit. La Flandre est conquérante. Et elle entend étaler sa suffisance avec la caution de ses ministres. Geert Bourgeois, N-VA, ministre flamand du Tourisme, parle « d’une erreur non intentionnelle » ; Steven Vanackere, ministre fédéral des Affaires étrangères, parle aussi tout benoîtement « d’erreur regrettable à éviter à l’avenir ». Même pas un rappel à l’ordre. Les ministres francophones au Kern et au Conseil des Ministres se taisent, comme d’habitude. Complicité ! Les présidents de partis francophones sont… en voyage ! Ils s’en foutent ! Leur parti est toujours agrippé au Pouvoir. <><>Par contre, Edith Mayeux, l’attachée commerciale de l’Awex, Agence wallonne pour l’Exportation, à New York, dénonce la permanence de la volonté flamande d’imposer son image internationale : « Je ne croix ni au hasard ni au dérapage. Ce n’est pas une première. Dans le New York Times, une publicité pour l’Europe, met la Flanders sur le même pied que Paris et les autres capitales européennes ». <><>La Flanders House n’est, du reste, pas à son coup d’essai. Un système bien mis au point portant la griffe de spécialistes en matière de communication. A l’occasion de l’inauguration de ses nouveaux locaux, fin février 2009, sur la prestigieuse Huitième Avenue à New York, ses dirigeants, les représentants de la Communauté flamande et le ministre-président de la Région flamande, n’ont pas sourcillé au message de remerciements que leur a adressé Johan Bruyneel, directeur sportif de l’équipe du coureur cycliste Lance Armstrong, pour l’octroi de la distinction « Flanders-America Awards » ; il déclarait : « La Flandre est bien plus qu’une Région. C’est un pays ». Quelque six mois plus tard, en juin 2009, le directeur de Flanders House affirmait que pour les investisseurs étrangers : « Flanders is Belgium and Belgium is Flanders », La Flandre, c’est la Belgique, et la Belgique, c’est la Flandre ». <><>Donc soutenir, comme l’a fait le ministre fédéral flamand des Affaires étrangères, que la diffusion d’une carte tronquée est une « erreur regrettable… » est une tromperie… par omission. C’est bien l’expression de la volonté du peuple flamand dans une très, très large majorité. <><>Osons dire : « Te veel is te veel », « Trop, c’est trop ». Osons dire à nos édiles ministériels, parlementaires, communaux que nous avons assez de leurs minauderies, de leurs mesquineries, de leurs gesticulations, de leur cinéma marathon, de leur égocentrisme, de leur individualisme… L’autodestruction. <><>Osons dire à nos édiles ministériels, parlementaires, communaux que nous voulons la transparence, la vérité, l’écoute, la simplicité… La vie.<><>Osons crier : Wallonie-Bruxelles exploitée, Wallonie-Bruxelles bafouée, Wallonie-Bruxelles humiliée, mais Wallonie-Bruxelles conscientisée, Wallonie-Bruxelles debout, en marche vers la Liberté…L’éveil d’une force. <><>Wallonie-Bruxelles qui attend un Jules Destrée, un François Bovesse, un Jules Renard, un ‘t Serclaes, un Abbé Mahieu, un Lucien Outers. Un libérateur. <><>Positionnons-nous dignement. Et restons fermement sur nos positions.

17.06.2008

AMSSADEUR - AMBASSADRICE DE LA LANGUE FRANCAISE...

Vous êtes de sensibilité française. Vous n’êtes pas insensible aux menaces qui pèsent sur l’usage de la langue française en Belgique. Le Mouvement flamand mène une dure campagne contre l’usage du français – voire même contre d’autres langues – sur le territoire de la Flandre ; il veut y imposer l’unilinguisme néerlandais dans tous les actes de la vie en société.Nous vous invitons à participer au combat que mène la Ligue Wallonne de la Région de Bruxelles pour la défense du français non seulement en Belgique mais également dans les institutions internationales. Faites connaître la Ligue wallonne de Bruxelles à tous vos ami(e)s et connaissances. Invitez-les à diffuser ses messages. Soyez un ambassadeur, soyez une ambassadrice de la langue et de la culture françaises. == Le site de la Ligue wallonne de Bruxelles est accessible via : www.liguewallonnebruxelles.be

15.12.2007

VIVE LA BELGIQUE FRANCAISE...

Cri de détresse, cri de désespérance. Appel à la vie lancé vers la France par Daniel DUCARME, MR, responsable du MR section « International ». En accord avec les membres du Bureau du MR ? Voire. Quand on connaît le côté franc-tireur de l’intéressé, ce qui lui a valu les foudres, il y a quelques années, de Hervé Hasquin, autre grande pointure du MR. - « Ca suffit maintenant », confie-t-il au quotidien français Libération à l’adresse des Flamands. Tel un François Perin, il martèle ses pensées par des phrases percutantes : « La Belgique est à bout (…). Je crois même qu’elle ne tient plus débout (…) il est temps d’entrer en résistance (…). Le francophone doit avoir l’audace d’oser être lui-même. C’est le moment de s’engager dans cette voie en anticipant l’avenir (…). Le fait régional est incontournable (…). Pour la Wallonie et pour Bruxelles, il doit l’être plus que jamais. Chacune doit se donner la force, le courage et les moyens de son autodétermination (…). Il ne peut être question que Bruxelles vive sous la tutelle flamande ou devienne un district cogéré par la Flandre et par la Wallonie. Le Bruxellois doit être maître chez lui (…) S’il n’est pas possible d’aboutir à une réconciliation avec le Nord, nous n’aurons d’autres choix que d’ouvrir sans complexe la voie de l’affirmation non pas d’une Communauté française renforcée, mais bien à l’émergence d’une Belgique française (…). La Constitution de la République française (…) peut permettre à la Belgique française de conserver une identité propre et sa pleine autonomie dans la gestion de certaines compétences, un tel système entraînerait aucunement la perte des symboles auxquels nous sommes attachés à l’instar de notre drapeau, notre hymne national et même, il faut oser le dire, la famille royale (…) ». Analyse pertinente qu’il est permis d’approuver. - Le problème, et il est d’importance, est le Benelux. Les traités économiques passés entre la Belgique, les Pays-Bas et le Grand-Duché du Luxembourg arrivent à échéance en 2010. La violente poussée du nationalisme flamand et la proposition du Land Rhénanie du Nord-Westphalie de s’intégrer dans le Benelux ne sont pas le fait du hasard ; elles s’inscrivent dans la doctrine pangermaniste de regroupement des familles d’origine germanique. Pour la doctrine nationaliste flamande, c’est un lien sensuel avec la mère-patrie. Pour la doctrine germanique, c’est avoir un accès à la Mer du Nord, porte ouverte sur les océans. - Le moment est dramatique pour la Belgique française. Le français est épuré de Flandre ; il est en passe de l’être dans la périphérie bruxelloise ; Bruxelles est phagocyté ; les Fourons sont annexés ; il reste la Wallonie, gangrenée par le Boerenbond …Le renouvellement des traités Benelux est en négociation. Le nationalisme flamand surfe sur la division des partis francophones vermoulus par l’égotisme, la charlantanerie, la vanité, l’orgueil, le clanisme…pour germaniser le nouveau Benelux et pour atteindre à terme son objectif : rétablir les Pays-Bas méridionaux unilingues néerlandais de 1815. La langue et la culture françaises ainsi que les langues régionales wallonnes bannies à jamais du territoire de ce qui est la Belgique actuelle ! - Paraphrasant Daniel Ducarme, « entrons en résistance francophone » et lançons un appel à Serge Moureaux pour un Rassemblement des francophones de Bruxelles et de Wallonie assurant notre identité française. Un appel à la vie. Raymond WATRICE

19.11.2007

LA RESISTANCE - UNE ESPERANCE - UN IDEAL...

PENSEES - Quand tous les périls seraient dans la liberté, toute la tranquillité dans la servitude, je préférerais encore la liberté. Car la liberté, c'est la vie, et la servitude, c'est la mort. Alexandre VINET ---Personne ne peut être soumis à des pouvoirs politiques étrangers à sa communauté ou à son groupe ethnique. Jean XXIII, Oacem in Terris, art. 43