25.08.2008

L'AUTONOMIE FISCALE DEVOLUE A LA WALLONIE SOUS TUTELLE DE LA FLANDRE ?...

Daniel Melin, dans un courriel au quotidien Le Soir publié le vendredi 23 novembre 2007, démontre "l'affaire" de la vignette routière wallonne, l'enfant chérie de Michel Daerden, ministre wallon de la Mobilité. Que s'est-il passé ? ++ Fort de l'autonomie fiscale accordée à la Wallonie, Michel Daerden propose en 2005 une vignette autoroutière wallonne. Tollé en Flandre, Michel Daerden est forcé de retirer, tout penaud, son projet de vignette. ++ Qu'à cela ne tienne, Michel Daerden, têtu comme un Liégeois peut l'être, persévère ; il veut "sa" vignette pour rénover, ô combien nécessaire, le réseau routier wallon. Début 2007, il propose, cette fois, une vignette autoroutière commune aux trois Régions, Flandre, Bruxelles, Wallonie. Accord reçu des trois Régions ! ++ Mais, à peine l'accord donné, ça "travaille" en Flandre ; le Benelux ronchonne du côté des Pays-Bas. Yves Leterme, CD&V, ministre-président de la Région flamande, s'en va prendre langue auprès du Premier ministre néerlandais Balkenconde ; il reçoit un veto néerlandais. Que fait Yves Leterme à son retour en Belgique ? Il annonce d'une manière unilatérale, donc sans consultation du ministre wallon Michel Daerden, le refus de la Flandre de mettre en œuvre cette vignette ! Punt aan de lijn ! Point à la ligne ! ++ Le comble, fin novembre 2007, le gouvernement flamand annonce son souhait de mettre en place une vignette régionale flamande pour les poids lourds, comme aux Pays-Bas ! Michel Daerden et son rêve de rénovation du réseau routier wallon balayés d'une chiquenaude par la Flandre méprisante, condescendante. La Flandre joue au Yo-Yo avec notre compère liégeois !

07.03.2008

ENTERREMENT DE LA VIGNETTE AUTOROUTIERE WALLONNE ? ...

… La visite du ministre-président de la Région wallonne, Rudy Demotte, au chef du gouvernement des Pays-Bas, Jan Peter Balkenende, entre-t-elle dans le cadre préparatoire d’une reconduction des Traités Benelux en 2010 et de l’arrimage probable du Land allemand Rhénanie-du-Nord-Wesphalie au Benelux ? Il y a à peu près un an, Yves Leterme, président du gouvernement de la Région flamande à l’époque, avait rendu une même visite au chef du gouvernement hollandais ; cette rencontre avait débouché sur la dénonciation de l’accord avec la Région wallonne portant sur la mise en circulation d’une vignette en Belgique. Des contacts entre les gouvernements néerlandais et belge ont suivi quelques semaines plus tard avec comme sujet le renouvellement des Traités Benelux. Est-il permis de lier la vignette autoroutière aux matières régies par les Traités belgo-néerlando-luxembourgeois ? Quoi qu’il en soit, Rudy Demotte se dit favorable à l’introduction simultanée dans l’ensemble du Benelux d’une taxe « intelligente » autoroutière sur les kilomètres parcourus en recourant aux nouvelles technologies de l’information et de la communication préconisée par les Pays-Bas. Le gouvernement flamand est très favorable à ce système de perception de taxe routière. Une uniformisation de la taxe routière au Grand-Duché de Luxembourg, aux Pays-Bas et en Allemagne où le système existe déjà pour les poids lourds depuis plus de cinq ans ! +++Adieu la vignette Daerden ? Evaporation de millions d’euros de 2008 à 2012, à biffer du budget wallon ? Menace sur l’équilibre budgétaire de la Wallonie ? +++ Est-il permis de se poser la question de l’avenir de la Wallonie dans le Benelux de demain ?

21.01.2008

NE SOYONS PAS DUPES ...

l’instauration d’une vignette autoroutière --lundi 21 janvier 2008, 5:16:00 | Claude Thayse---On reparle de la vignette autoroutière. Souvenons-nous. Un accord était intervenu entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles pour mettre en place un mécanisme de vignette forfaitaire dont devraient s’acquitter les usagers de la route. Peu de temps avant les élections, le ministre-président flamand de l’époque, Yves Leterme (CD&V), a fait voler l’accord en éclats, à l’issue d’une visite au premier ministre néerlandais. La vignette autoroutière n'est sans doute pas la meilleure méthode de faire payer aux étrangers les coûts de la mobilité. » En une visite en Hollande et une phrase lapidaire, Yves Leterme coulait l'instauration d'une mesure qui faisait pourtant l'objet d'un accord entre les trois Régions de Belgique. Détail amusant et pour la petite histoire, le ministre-Président flamand a renié cet accord inter-régional le lendemain du bulletin environnemental de l'OCDE demandant plus de coordination entre les différents niveaux de pouvoir et l'élaboration d'un plan national de mobilité. Cet accord sur notre dos a été ratifié fin 2007 entre la Flandre et la Hollande. Il faut dire que ça les arrangeait bien tous les deux. Au programme, entre autres : de grands travaux de dragage du lit de l’Escaut. Et ça n’a pas traîné, les travaux d'approfondissement commencés le 20 décembre. Ils doivent cette fois permettre à des bateaux avec un tirant d'eau de 13,10 m de remonter l'estuaire jusqu'à Anvers, quel que soit l'état de la marée (actuellement 11,85 m). C’est qu’Anvers doit rester pour la Flandre le débouché « naturel » des produits finis wallons. Or, avec ses limitations (tirant d’eau insuffisant), ce ne serait bientôt plus possible. Pour des raisons économiques, les bateaux doivent être de plus en plus gros, donc de plus en plus profonds. Seuls les ports hollandais (Rotterdam) ou français peuvent et pourront toujours le faire. Et les Flamands le savent, la France développe actuellement Dunkerque, idéalement situé en eaux profondes, relié à l'est par l'autoroute de Wallonie (qu'on met à trois bandes de bout en bout). Et de tout le continent, la France est le seul Etat qui a accès à la mer libre, avec la pointe de Bretagne et le golfe de Gascogne. --- Dans une Europe où les flux économiques et humains se sont recréés d’Ouest en Est (et vice-versa) depuis la chute du Mur, l'importance stratégique du carrefour wallon qui dispose d'un sol résistant situé à l’écart des reliefs importants est indéniable. La preuve ? Observez : décisif pour le développement français en Europe, le TGV passe par la Wallonie, il n'y a qu'à rectifier la courbe de Louvain. Les Français construisent actuellement le canal de liaison entre Paris et l'Escaut, seule raison de l'existence de Strépy-Thieu. Flinguer la vignette comme l’avait fait Leterme contribue de la logique flamande qui s’empresse de se rendre incontournable économiquement. On le verra encore prochainement avec la ratification du nouveau traité « BENELUX ». C’est aussi pour ça qu’elle met sur la table de négociation des demandes qui vont dans le sens d’une plus grande autonomie économique tout en cherchant à garder la Belgique. Une Belgique dominée par elle et elle seule. Notre intérêt n'est pas là. Ne soyons pas dupes !

09.12.2007

LA VIGNETTE AUTOROUTIERE EN... HOLLANDE

C’est au tour des Pays-Bas de se lancer dans un projet de mise en place d’un système de vignette autoroutière. Un calendrier : 2001 pour les camions, 2012 pour les véhicules particuliers, 2016 couverture de l’ensemble du réseau routier.Le système consistera en une taxe kilométrique modulée en fonction du degré de pollution du véhicule, de l’heure et du lieu de son utilisation. « Une mesure équitable » selon le gouvernement néerlandais.Comprenne qui pourra si l’on se rappelle que c’est ce même gouvernement néerlandais qui avait convaincu Yves Leterme, à l’époque, président du gouvernement flamand, de refuser la mise en service de la vignette wallonne. A moins que ce ne soit Yves Leterme qui ait convaincu le gouvernement hollandais de ne pas se joindre au système wallon, la Flandre ayant en souterrain un projet pouvant être lancé en commun « Vlaanderen-Nederland » et être imposé à la Francité belge par le nouveau Traité Benelux en discussion depuis juin 2007. Tordu.