18.08.2008
PAROLES PREMONITOIRES... UN ECLAIRAGE...
Vincent ENGEL, écrivain, La Chronique, Le Soir : … On prétend souvent que le processus de dissolution de la Belgique est irréversible… Aujourd’hui, après des décennies d’incurie politique, la Flandre continue à dicter sa politique au pays sous la menace constante du Blok qui, d’une certaine manière, est devenu le vrai dirigeant du pays. On revient sur des accords que l’on disait « irréversibles », comme celui de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. On gère des dossiers de société cruciaux comme celui de Zaventem de manière honteuse, en cachette ou en faisant du chantage. Et quand tout sera consommé, on se rendra compte qu’on avait quand même réussi à mettre sur pied une société pas si nulle que ça, peut-être même un modèle de « cohabitation pacifique ». Cela ne sera pas écrit dans les livres d’Histoire des anciens Belges… Dans les autres, on lira peut-être que de tous les peuples de l’Europe, les Belges furent les plus irresponsables, alors qu’ils étaient les plus chanceux… +++ Gaston EYSKENS, ancien Premier ministre CVP, artisan de la liquidation de la Belgique unitaire en 1970 dans la ligne tracée par le Mouvement flamand, disait dans une interview à La Revue générale en mars 1983 : Je crains que les modifications apportées en 1980 à la Constitution belge ne créent des conflits permanents entre les divers pouvoirs de la Belgique nouvelle…+++ Léopold GENICOT, historien UCL disait en 1984 : La majorité flamande unie fait désormais la loi dans tous les domaines. Attendre de cette majorité qu’elle prenne en compte les intérêts de la minorité autant que les siens ? C’est a priori irréaliste et, à l’expérience, erroné. Les Flamands poursuivent leurs objectifs. Qui leur en ferait grief ? S’accommoder de leur domination comme d’un moindre mal ? Un moindre mal est un mal et on ne fonde pas une politique sur pareille base… +++ Jean BEAUFAYS, politologue ULg, dans La Libre du 05 octobre 2004, fait observer : Les politiques flamands travaillent à la construction d’une Nation (elle existe), voire d’un Etat. Je ne vois pas d’autre fin-butoir à leurs revendications qu’un système confédéral qui implique l’existence d’Etats. Le confédéralisme implique une séparation à l’amiable et le maintien de quelques éléments communs. Le confédéralisme, c’est bien le rassemblement deux Etats indépendants. Cela rend l’Etat fédéral belge de moins en moins responsable dans les différents domaines…
15:50 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, zaventem, vincent engel, constitution, confederalisme, falndre, jean beaufays, leopold genicot, majorite flamande, gaston eyskens |
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