24.06.2009

CONNEXIONS : CULTIVONS NOTRE NUMERIQUE...

Labellisée par l’Unesco, en 2008 , « Ville créative dans le domaine des arts numériques », Lyon entend démonter que loin d’être tabou, le ménage à trois – Economie, Culture, Solidarité – est tout ce qu’il y a de fécond. + + Au sein du réseau Unesco des villes créatives, Lyon est la seule ville française et la seule labellisée « Arts numériques ». Conçu pour « promouvoir le développement culturel, social et économique des villes dans les pays développés et ceux en voie de développement », ce réseau confère à ses membres une exceptionnelle visibilité internationale. Une fois nommée, la ville peut partager ses expériences et participer à une plateforme mondiale, ce que fait Lyon. Autre atout du réseau : la création de partenariats publics-privés entre acteurs économiques et culturels qui jouent un rôle important dans la nouvelle économie. Ce qui est le cas de Lyon et lui a valu son label : pôle Lyon-numérique (30000 emplois dans 2000 entreprises) et son point fort, les jeux vidéo et loisirs interactifs ; arts numériques en pleine explosion, tant par la création et la production qu’à travers de grands événements comme Nuits sonores, les biennales ou Musiques en scène. Et surtout, Lyon apporte la démonstration qu’entre les arts et l’économie du numérique, les passerelles sont directes ; pour faire court : les artistes génèrent de la production et les producteurs font appel à des artistes. + + Quant à la dimension sociale, elle coule de source ; au-delà des réseaux associatifs et autres projets multimédia participatifs qui font florès, l’outil de décloisonnement qu’est le numérique décuple le potentiel d’intelligence et de créativité dans la Cité. + + + L’AVENIR + + + Forte de son label, la Ville de Lyon entend bien, sur son territoire, inciter les porteurs de projets à mettre en commun leur expérience, notamment en répondant aux appels à projets ou en créant des plateformes de services numériques. A l’international, il s’agit de fédérer les initiatives des villes entre elles, y compris Lyon, sur des projets internationaux comme la collaboration entre les Nuits sonores et le festival de Linz (Autriche). + + Pour Georges Képénékian, Adjoint à la Culture, « le lien direct entre culture et économie numérique, c’est une part de l’avenir pour notre ville ». + + Source : Lyon Citoyen, juin 2009, n° 75 – www.lyon.fr – lyoncitoyen@mairie-lyon.fr

02.01.2008

L'INSTITUTIONNEL ... LA RECETTE "WIN-WIN3 / DU WIND (vent)...

Le « win-win » (gagnant-gagnant), c’est du pipeau. Dans un accord, il y a toujours un gagnant et un perdant, un dominant et un acceptant… Les politiciens francophones se nourrissent d’une culture de soumission pour satisfaire un ego de dominance curiale. - -Dans une carte blanche, intitulée « Offensive aérienne contre Bruxelles », publiée dans le quotidien Le Soi des 08 et 09 octobre 2005, Gauthier van Outryve, rédacteur en chef de la revue électronique « Mille Décibels », a clairement démontré l’aptitude à la soumission de la classe politicienne francophone. - -Cette aptitude des politiciens francophones à la soumission s’est étalée sans la répartition des tâches ministérielles du gouvernement de sauvetage Verhofstadt III. La visibilité internationale, diplomatique et économique de la Belgique est confiée aux Flamands, le contrôle sécuritaire de la Belgique est confié aux Flamands, l’organisation institutionnelle de la Nouvelle Belgique est confiée à un Flamand. Seul une et une seule fonction régalienne, les finances, a été accordée à un francophone ; tout l’autre poste de direction est entre les mains des Flamands. Ne parlez pas « win-win ». La déclaration de Servais Verherstraeten, nouveau chef de groupe CD&V/N-VA à la Chambre des Représentants, résonne comme une annonce funèbre : « Toutes les réformes de l’Etat ont été des compromis. Celle-ci le sera aussi. Il faudra un « win-win ». Ceux qui s’opposent à une réforme risquent de rendre ce pays ingouvernable ». Bart De Wever, président de la N-VA, alliée du CD&V, confirme : « Je suis prêt à des compromis honorables. Mais pas question de s’aplatir. On ne l’a jamais fait. On ne le fera jamais ». En clair, à l’adresse des francophones : « Acceptez moutonnièrement notre plan de réforme sinon nous vous coupons les vivres ». Caramba, la Flandre d’abord ! - -La main sur le cœur, faisant amende honorable du vassal à son suzerain La Flandre, Elio Di Rupo, président du PS, susurre : » J’ai estimé qu’il était de mon devoir et celui de mon parti de prendre nos responsabilités. L’opposition est utile. Elle est souvent stérile pour résoudre les problèmes des gens… Apporter une empreinte sociale forte ». Même soumission exprimée avec des mots creux au sein des organes du MR : « Pas question de toucher aux droits et libertés des gens… Si on fédéralise des compétences, il faut pouvoir aussi refédéraliser… ». Le président du MR, Didier Reynders, reste dans le domaine de l’hypothétique : … Le problème, c’est que, jusqu’à présent, dès qu’on dit, au Nord, qu’on veut toucher à la Sécu, au Sud on rétorque qu’on veut élargir Bruxelles… Sortons de ce schéma. Et parlons de tout. Il faut de toute façon ouvrir le débat sur la pacification belge ». Du côté du CDH, Joëlle Milquet, présidente, est plus ferme : »… Nous ne serons pas le paillasson des exigences flamandes… Nous continuerons à consacrer toute notre énergie à la recherche de solutions institutionnelles équilibrées, respectueuses des droits et intérêts des francophones… ». Puisse sa fermeté déteindre sur l’ensemble de la classe politique francophone ! - -Sonnez le cor ! Trompetez hallali !