01.07.2011
VERS LA DIVISION DU PAYS...
VERS LA DIVISION DU PAYS
par Philippe Duvieusart
Dans cette perspective, la seule question à impact durable est celle des limites, des frontières - et donc de l’élargissement de Bruxelles au moins aux six communes à facilités, en échange de la « scission » de l’arrondissement électoral de BHV pour les (29) autres communes. A défaut Bruxelles, encerclée, serait mise en position d’être étouffée et absorbée à terme par la Flandre. La récente déclaration du patron de Voka, l’organe patronal flamand, est claire « Quelle est l’identité de Bruxelles pour vous ? Bruxelles se situe en Région flamande, il suffit de regarder la carte de Belgique. Parfois, on l’oublie et c’est pour ça qu’on demande le corridor, etc. » Cette position flamande explique l’insistance flamande pour la scission de BHV, scission qui compléterait l’encerclement de Bruxelles. Elle est une des raisons fondamentales pour lesquelles l’acceptation de cette scission sans élargissement serait une capitulation et une trahison que l’Histoire ne pardonnerait pas à leurs auteurs.
Elio Di Rupo semble l’avoir bien compris : « A travers la Wallonie, Di Rupo est souvent interpellé par des militants, déconcertés de voir leur parti se battre « pour quelques bourgeois de la périphérie ». Sa réponse est invariable : pour ne pas hypothéquer le sort du pays. La règle coutumière en droit international veut, en effet, qu’en cas d’éclatement d’un pays, les frontières administratives deviennent les frontières des nouveaux Etats indépendants.
D’où l’intérêt de conserver une zone floue, avec un arrondissement transrégional et des communes à facilités. En cas de scission du pays, il y aurait alors des discussions, si pas des consultations populaires, sur l’avenir de ces communes où vivent de nombreux Francophones. Cet argument fut longtemps purement théorique. Il prend toute sa raison d’être maintenant que l’interlocuteur est un parti ouvertement nationaliste et que les indépendantistes représentent ensemble 40 % du corps électoral flamand. Dans ces conditions, les Francophones peuvent-ils sérieusement admettre des concessions qui se retourneront contre eux dans 5, 10 ou 15 ans, au moment du partage de l’Etat belge ? » (L’Echo - 15.06.2010).
Les autres questions, notamment sur le plan financier, sont transitoires : elles consistent essentiellement :
- à donner à Bruxelles les moyens financiers dont elle a besoin jusqu’au moment où, par l’autonomie constitutive, elle imposera les revenus professionnels sur le lieu de l’emploi, et résoudra ainsi plus qu’amplement tous ses problèmes financiers ;
- pour la Wallonie, à maintenir de manière dégressive, les transferts financiers pendant une période inéluctablement limitée, et, pendant cette période, en association avec Bruxelles, à prendre avec réalisme, rigueur, bonne gouvernance et loin d’un clientélisme déprimant, les mesures lui permettant d’assumer avec dignité son destin. Mais le moment viendra inéluctablement où cesseront les transferts financiers venant de Flandre. L’objectif fondamental doit être de s’y préparer. Et que Dieu protège nos responsables politiques de la tentation du « Après nous le déluge ».
En bref, il faut faire simple et appétissant :
- Scinder BHV sans élargissement démocratique de Bruxelles, c’est enterrer lâchement la Belgique aux frais des seuls Francophones et c’est enterrer la Fédération Wallonie-Bruxelles.
- En contrepartie d’une solution démocratique de cet élargissement, et moyennant des mesures transitoires, la Flandre peut décider et réaliser démocratiquement le degré d’autonomie ou d’indépendance qu’elle souhait.
- Aucune autre voie ni solution ne sont discutables par Bruxelles et la Wallonie. POINT.
Philippe DUVIEUSART
15:40 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bhv, voka, l'echo |
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09.06.2011
QUI PEUT MIEUX GERER BRUXELLES ?Titre de la note
QUI PEUT MIEUX GERER BRUXELLES ?
Les Flamands, pardi. « Ce que les Flamands font, ils le font très bien », le slogan qui berce la Flandre.
Les Francophones, ce sont des incapables, des ballots, des boulets ! La caricature des Francophones qui circule en Flandre.
Voyons un peu ce que nous révèlent les études de la vie socio-économique des Régions.
L’Inami nous informe que le Belge lui coute en moyenne 2 079 euros par an ; dans le détail, le Bruxellois coute 1 993 euros, le Wallon 2 093 euros et le Flamand 2 113 euros.
Le sociologue flamand, Jan Hertogen, précise que la criminalité est restée quasi stable dans le pays ; dans le détail, elle chute de 12 % à Bruxelles, de 6,1 % en Wallonie et augmente de 4,7 % en Flandre.
Nonobstant ces données, le cliché du Francophone ballot, mauvais gestionnaire, intellectuellement incapable d’apprendre les langues, est bien ancré dans les esprits flamands. Cela irait bien mieux si la Flandre gouvernait totalement la Belgique ! Le Flamand en est parfaitement convaincu. A commencer par Bruxelles !
Pourquoi ne croirait-il pas les patrons du Voka, l’association patronale flamande ? Joignant le geste à la parole, les patrons flamands, proches de la N-VA, parti nationaliste flamand, déménageront d’Anvers en 2 012 pour s’installer à Bruxelles (Brussel). Ils ont la certitude qu’Anvers (Antwerpen) tombera dans le panier de la N-VA à l’issue des élections communales d’octobre 2012.
Maintenant, ils annoncent l’assaut sur Bruxelles, pour qu’elle soit LA capitale de la Flandre ! Leur stratégie : renforcer les liens entre Bruxelles et la Flandre et veiller à la représentation flamande. Comment ? Par le respect strict du bilinguisme, le transfert de compétences des communes vers la Région et des impôts propres pour Bruxelles !
Dans le concret :
- Renforcer la présence flamande à Bruxelles : « Le statut de la langue flamande doit être respecté dans les faits. Le contrôle et la sanction du non respect du bilinguisme à Bruxelles doivent être renforcés ... Le centre de gravité politique à Bruxelles doit passer des communes vers la Région, via le transfert des compétences concernant l’aménagement du territoire, la mobilité, le logement, etc. Cela ne renforcera pas seulement l’efficacité, mais aussi la participation des politiciens flamands dans la gestion ».
- Promouvoir le rôle de Bruxelles en tant que capitale de la Flandre. Un ministre doit être chargé de cette mission tant en Belgique qu’au niveau international.
- Utiliser le levier financier. Le refinancement de Bruxelles doit passer non pas par l’augmentation de la dotation mais par l’instauration d’un impôt des sociétés bruxelloises propre et par un impôt des personnes physiques propre. Tout simplement.
Que penser ? Aujourd’hui, Bruxelles. Un proche demain, la Wallonie par une installation d’une représentation du Voka à Namur. Nouer d’amicales relations avec le patronat wallon… !
14:58 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jan hertogen, voka, antwerpen, anvers, bruxelles, brussel, n-va |
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23.05.2011
CROYEZ-VOUS AU SUCCES DE ELIO DI RUPO ?
Siegfried Bracke, N-VA , ex-journaliste de la VRT, a été net, catégorique, clair jeudi 19 mai 2011 au cours de l’installation d’une section N-VA à Rhode-St-Genèse : « Non, ça ne va pas bien , pas bien du tout. Je suis un optimiste de nature mais là, j’ai toutes les raisons d’être sceptique sur les chances de réussite de l’actuelle tentative de formation d’un gouvernement. Ce pays n’existe plus, c’est une fiction… Il n’y a aucun lien entre le Nord et le Sud… Nos cultures et nos communautés ne cessent de s’éloigner. On pense différemment sur tous les thèmes. Plus rien ne fonctionne. On ne parvient même plus à s’accorder sur la couleur des plaques d’immatriculation… ».
Un constat de la N-VA. En fait, le Nord veut partir, mais pas seul… avec Bruxelles soumis au régime du bilinguisme flamand/français obligatoire pour tous ! La volonté du Voka, les patrons flamands très proches de la N-VA. Certain qu’Anvers est entre les mains de la N-VA, il jette son dévolu sur Bruxelles et annonce son déménagement de Anvers à Bruxelles en 2012. Son but avoué : y renforcer la présence flamande !
Et vous, croyez-vous que Di Rupo parviendra à former un gouvernement de longue durée sans des concessions abracadabrantes à la Flandre ?
15:29 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bracke, vrt, voka, di rupo, bruxelles |
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01.03.2011
LA LOI DE FINANCEMENT... VOULUE PAR LA FLANDRE
Un concept passablement abstrait pour le commun des mortels.
La loi de financement date de 1989 ; elle consiste à transférer du Fédéral, régisseur de la fiscalité, aux entités fédérées, les Régions, une partie de la fiscalité, selon des clés de répartition.
Le mécanisme de « crédit d’impôt », conçu en 1989, ne plait plus à la Flandre, particulièrement à la NV-A, le CD&V et le VOKA, patronat flamand. Ce que veut la Flandre, maintenant, c’est la fixation par les entités fédérées, les Régions, de leurs propres taux d’imposition dans le cadre d’une « fourchette » de flexibilité, avec le plein pouvoir de gestion, de fixation de leurs propres taux d’imposition.
On observe tout de suite que le « split rate » garantit à la Flandre une réelle autonomie fiscale et responsabilise davantage les autres entités fédérées. La Flandre est gagnante à 100 %. Majoritaire dans les organes de l’Etat, elle manipulera à sa guise la « fourchette » de flexibilité dans le jeu « d’étranglement » des trois autres Régions, allemande, bruxelloise et wallonne.
Sous cet aspect, l’opération sera particulièrement néfaste voire mortelle pour Bruxelles quand le Plan Start de construction d’une ville-business adossée à l’aéroport de Zaventem - en Région flamande - attirant les sièges administratifs des sociétés, alléchées par une imposition plus faible que celle appliquée en Région bruxelloise.
La perversité de la loi de financement voulue par la Flandre qu’elle appelle « un accord équilibré ». L’ambigüité de la Flandre.
On vous le dit les Flamands jouent harmonieusement avec les lois linguistiques qu’ils « couchent avec » !
17:09 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voka, fédéral, zaventem, fiscalité |
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30.11.2010
LES PARTIS FRANCOPHONES NEGOCIATEURS : AVANCEE DANS LE… RECUL
Selon Laurette Onkelinx, PS, peu importe le nom « spit rate » ou autre nom, en matière d’autonomie fiscale, ce qui est important c’est que « chaque entité puisse avoir les moyens d’exercer sa politique ».
Serait-ce un virage à 270° du PS ? Certes ! Rappelons-nous les fermes déclarations de Elio Di Rupo, président du PS : « Nous ne sommes demandeurs de rien ». Mais alors, pourquoi donne-t-il tout aux Flamands, tout ce qu’ils demandent : autonomie des Régions et leurs compétences, notamment en matière de santé, de justice avec la scission de l’arrondissement judiciaire de BHV, en matière d’emploi, l’autonomie fiscale… Bruxelles reste cadenassée dans un enclos de 19 communes sous tutelle de la Flandre qui en fait SA capitale ! Dans la bouche de nos responsables politiques francophones, cela s’appelle une « réforme équilibrée ». Pourquoi dès lors accepte-t-il les miettes que la Flandre lui présente ? Un recul francophone humiliant. Une nette et triomphante avancée flamande.
Est-ce la raison pour laquelle le Voka, l’organisation patronale flamande, invite les responsables politiques et particulièrement les politiques de la N-VA à faire une pause, à conclure les négociations et à passer à la formation d’un gouvernement ? Le Voka estime l’avancée flamande suffisante, dans un premier temps. Engrangement de l’étape remportée, tout en préparant l’étape suivante dans l’objectif de la mainmise totale sur la Belgique. Le Voka sera écouté par le monde politique flamand. Bart De Wever n’a-t-il pas dit un jour : « le Voka est mon patron » ?
Au demeurant, la tactique de Bart De Wever est d’aller le plus loin possible dans les exigences, puis de lâcher du lest, si la résistance de l’adversaire se raidit. Donner l’illusion d’un choix cornélien ; en réalité un arrêt naturel dans sa tactique de procéder étape par étape !
Ce que nous voulons, c’est connaître la vérité, c’est d’être correctement informés, ce n’est pas devoir entendre, écouter, lire un tas de mystifications de nos responsables politiques sur notre avenir.
15:35 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voka, bart de wever, elio di rupo, spit rate, autonomie fiscale |
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14.09.2009
CETTE BELGIQUE QUI NOUS VEUT DU BIEN...
Dans son blogue-notes, accessible via www.claude-thayse.net, Claude Thayse, maitre de conférences ULB, nous apprend que le Mouvement flamand s’est accaparé la gestion de l’économie depuis au moins 80 ans. <><>Il nous dit : Dans cette Belgique qui nous veut du bien et qui, aux dires de certains, aurait été dominé par les Wallons, imprévoyants et laxistes, il est intéressant de noter que ce n’est pas depuis la fin de la guerre que le mouvement flamand a fait basse sur l’économie. Si on ne commence à compter que depuis la création du VEV (Vlaams Economisch Verbond) en 1926, il faut observer que ses représentants (délégués) dans les gouvernements ont détenu la plupart des ministères à incidence économique entre 1929 et 1940 : <><>- Ministère des Affaires économiques : 75 % de la période = = - Ministère des Travaux publics : 75 % de la période = = - Ministère des Communications : 50 % de la période = = - Ministère des Transports : 50 % de la période = = - Ministère de l’Agriculture : 50 % de la période.+ + +Les agents économiques de la Flandre se sont ainsi donné la possibilité et les moyens d’infléchir les décisions du pouvoir central dans le sens du développement économique de leur seule Région. Et ça ne s’est pas arrangé après la guerre, jusqu’à la mise en place progressive de la régionalisation. On se demande encore comment certains peuvent regretter l’Etat unitaire... Stupidité ou ignorance ? + + +Le projet « Business Route 2018 for Metropolitan Brussels » - la langue anglaise n’est pas à ce que je sache reconnue comme langue nationale dans la Constitution - s’inscrit dans la politique du Mouvement flamand : étendre son pouvoir territorial jusqu’à la fusion avec le bassin allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie.<><>L’association, composée de trois organisations patronales BECI-VEB, Voka, Comité Brussels et l’Union wallonne des Entreprises, UWE, entend capter l’attirance économique de Bruxelles et de sa large périphérie, groupant 35 communes avec une population de quelque 3 millions d’habitants. Un ensemble de communes s’étendant sur le Brabant wallon, le Brabant flamand et le Brabant bruxellois. Une zone à haut impact culturel et économique. Une vitrine ouverte sur le commerce mondial. Le poumon économique de la Flandre qui pourra étendre ses tentacules vers la Ruhr à travers la Wallonie cadenassée par le patronat à prédominance flamande.<><>L’histoire de demain. L’histoire de la prochaine décennie
15:38 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement, voka, beci-veb, ignorance, business route, zone, claude thayse, wallons, belgique, ulb, vev, stupidite, uwe, ruhr |
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31.08.2009
BRUXELLES CLAUSTREE PAR LE ... PATRONAT
BRUXELLES, CLAUSTREE PAR LE... PATRONATNe m’appelez plus Bruxelles, appelez-moi « Brussels Metropolitan Region », définitivement cloîtrée dans une zone de 162 km2. Ainsi le veut le Patronat : BECI, patronat bruxellois, VOKA, patronat flamand, UWE, patronat wallon, FEB, Fédération des Entreprises de Belgique. <><>La volonté flamande s’est imposée. Le président de la branche bruxelloise du Voka, Karel Lowette, s’exprime : « Les entrepreneurs ont compris que si on ne prenait pas les choses en mains, c’est fichu... La bonne nouvelle, c’est que Philippe Muyters, l’ancien patron du Voka, qui a porté le projet depuis le début, est devenu ministre régional flamand (N-VA, ndlr) ». Il aurait pu ajouter à la bonne nouvelle les retrouvailles avec Kris Peeters, CD&V, ministre-président de la Région flamande, prédécesseur de Philippe Muysters à la tête du Voka. <><>L’étau flamand se resserre. Bruxelles de plus en plus intégrée dans les projets portés par la Flandre.<><>L’association « Brussels Metropolitan Region » se constitue en association sans but lucratif et appelle à sa présidence le Flamand Ian Morsomme. Elle annonce un programme ambitieux : création d’un Musée d’art contemporain, création d’un Centre d’excellence des Affaires européennes, création d’un Centre pour les médias, création d’un Centre d’accueil des Bric (acronyme de Brésil, Russie, Inde, Chine), organisation d’événements mondiaux...<><>Bruxelles, la vitrine de la Flandre...
15:16 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : karel lowette, feb, uwe, voka, beci, kris peeters, philippe muysters, metropolitan |
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