09.10.2009

ECOLO AU TABLEAU DES COCUS MAGNIFIQUES...

Comme le furent, en leur temps, la Volksunie et le FDF. <><>Paul Magnette, PS, ministre fédéral de l’Energie entrouvre la porte de prolongation du nucléaire dans un communiqué daté du jeudi 2 octobre 2009. Il estime « qu’il serait justifié de prolonger de dix ans la durée d’exploitation de Doel 1, Doel 2 et Tihange 1. Ce report permettrait de garantir la sécurité d’approvisionnement du pays, éviterait une production importe de CO2 et permettrait de maintenir un niveau de prix protégeant le pouvoir d’achat de nos entreprises... Cinq objectifs doivent être impérativement rencontrés : des prix équitables garantissant la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages ; des investissements massifs dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ; des programmes ambitieux de recherche et développement dans les nouvelles technologies liées à l’efficacité énergétique et à l’environnement, ainsi qu’à la gestion et au traitement des déchets nucléaires ; le développement de l’emploi et de la formation professionnelle dans le secteur de l’énergie au sens large : le prélèvement d’une part significative de la marge nucléaire, au profit du budget de l’Etat, via un mécanisme structurel ». <><>Est-ce à dire que la Belgique entre dans une politique de poursuite du nucléaire nonobstant l’accord gouvernemental de 2003, sous Verhofstadt I, comprenant Ecolo, de sortir du nucléaire ? Paul Magnette ne s’engage pas. Il souligne simplement « qu’en tout état de cause, il ne peut être question de décider aujourd’hui de prolonger les « nouvelles » centrales nucléaires, Doel 3, Doel 4, Tihange 2 et Tihange 3, qui ne sont pas directement concernées par la question de la sécurité d’approvisionnement. La Belgique reste donc dans une perspective de sortie nucléaire . Nous différons simplement le calendrier. Il n’y a pas de recommandation de construction de nouvelle centrale ». <><>Pour Ecolo, la déclaration du ministre PS, Paul Magnette, reste au fond de la gorge. Le vert passe au vert gris, au verre terreux. Changer la fin de sortie du nucléaire sur la base du rapport Gemis lui paraît spécieux d’autant qu’un des experts, l’Allemand Wolfgang Eichhammer, estime qu‘un « certain nombre d’occasions ont été ratées pour mettre en œuvre des plans ambitieux d’économies d’énergie ». Furax, Ecolo parle de «sabotage », de « forfaiture », de « troc sans scrupule ». Des mots durs. Que lui reste-t-il ? Rester et perdre la face ? Sortir et imploser ? <><>Le M R approuve les propos de Paul Magnette. Une opportunité de faire payer à Ecolo son « offense » au moment de la constitution des gouvernements régionaux et communautaire. Didier Reynders, président du M R, serait même pour une prolongation plus longue que les dix ans avancés par le ministre Paul Magnette. <><>Alors, les carottes sont cuites. La prolongation de vie des trois réacteurs nucléaires en cause paraît acquise. Le FDF et la Volksunie, à l’apogée de leur gloire, ont implosé. Ecolo va-t-il suivre ? <><>Bien à propos, Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du quotidien Le Soir, rappelle dans son édito du 2 octobre 2009 « la mascarade de 2002 ». « Nous l’écrivions, dit-elle, dès le vote de la « loi Deleuze » (Le Soir du 7 décembre 2002). La nature purement idéologique, la brièveté de la loi et la proximité de l’échéance électorale laissent penser à certains qu’un retour à la fusion des noyaux est envisageable. Mais un tel scénario impliquerait un prochain gouvernement sans Ecolo ou Agalev ». Béatrice Delvaux ponctue : « Nous y sommes... A moins bien sûr que les Ecolos de retour au pouvoir régional, ne tapent du pied, n’exigent la concrétisation d’un véritable plan bis ? Il y va au minimum de leur honneur. Car si aujourd’hui le nucléaire réussit à jouer les prolongations, les écolos eux ne gagnent à ce stade que le rôle du cocu magnifique ».

06.10.2009

BELGIQUE : UN PLAN DE PAIX POUR 30 ANS...

... Un grand armistice. C’est le vœu de Charles-Ferdinand Nothomb, ancien président du PSC, exprimé dans un livre intitulé « Un plan de paix pour la Belgique », édité aux Editions Racine. Un essai de 180 pages pour dire à la gent politique belge : « on est au bout de la polarisation... Le système traditionnel du dialogue de Communauté à Communauté est à bout de souffle ! » <><>« Mon plan à moi, dévoile Charles-Ferdinand Nothomb, n’a qu’une importance limitée ; ce qui compte, c’est que ça fasse réfléchir, que d’autres plans voient le jour ». <><>Une profession de foi postunitariste avant la mise sur chantier de l’énième réforme de l’Etat ! Un rappel nostalgique du passé où l’on se parlait, où l’on discutait. C’est ce que souligne Christian Laporte, journaliste à la Libre Belgique, dans son interview de Charles-Ferdinand Nothomb : « Il est important de se mettre à table entre hommes de bonne volonté, comme ce fut le cas il y trente ans, en 1979, pour le Pacte d’Egmont, qui avait échoué à la fin mais où l’on avait été très loin dans les discussions entre Belges, et cela avec, dans les négociations, des partis comme la Volksunie et le FDF ».<><>Des propos nullement contredits par Wilfried Martens, ancien Premier ministre CVP, actuellement CD&V : « Les présidents des partis flamands et francophones ne se parlent plus, ils ne se connaissent pas, ça ne va pas... En quelque sorte, heureusement pour notre pays qu’il y a eu la crise financière et économique, ce qui a permis une prise de conscience d’autres réalités, et ouvre peut-être une possibilité de dialogue... » <><>Mais que dire alors de l’empressement de Herman Van Rompuy, CD&V, Premier ministre, à s’éclipser, soucieux, semble-t-il, de ne pas prendre une position qui déforcerait son parti dans les prochaines négociations institutionnelles ? Un CD&Vlaams, dont l’objectif, il ne s’en cache plus, est le confédéralisme avec une Flandre dominatrice.

16.02.2009

UN REGARD SUR LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT...

CD&V, CHRISTEN-DEMOCRATISCH EN VLAAMS = = C’est en septembre 2001 que le CVP, celui qui a incarné l’Etat-CVP depuis 1945, change de patronyme. Il mue en CD&V, « Christen-Democratisch en Vlaams » (Démocrate chrétien et flamand. Le parti sombre dans l’opposition après 45 ans de pouvoir. + + Son président Stéfan De Clerck n’a de cesse d’attiser le feu nationaliste en soulignant l’importance du « V » dans l’appellation du « nouveau » parti. Une radicalisation sur le terrain communautaire. Rendre la vie dure aux francophones, intensifier l’épuration linguistique de la Flandre au profit d’une seule langue, le néerlandais (mode flamande). + + Objectif : entrée au gouvernement régional de 2004. C ‘est chose faite : Yves Leterme, CD&V, est ministre-président de la Région flamande. Assez rapidement, le CD&V perd confiance dans ses partenaires flamands de la majorité ; il se sent lâché notamment dans le contentieux BHV. + + Le président du CD&V Jo Vandeurzen, fâché, menace. Il joue la carte nationaliste. : Nous voulons savoir, martèle-t-il, si nous pouvons encore défendre les intérêts du peuple flamand au sein du gouvernement flamand. Ou bien faudra-t-il que l’opportunité fédérale et la sensibilité francophone déterminent jusqu’où nous pouvons aller ? ». Dans la foulée, le chef de groupe CD&V au parlement flamand fait savoir »qu’il rendra la vie dure aux francophones de la périphérie bruxelloise ». Le quotidien Nieuwsblad incite les présidents des partis flamands et le ministre-président Yves Leterme du gouvernement régional flamand « ne pas rester patraques mais à peser plus que jamais sur tous les dossiers à connotation communautaire ». + + Yves Leterme, devenu président du CD&V, s’envole dans les sondages. Il se voit au Fédéral il pontifie : « On ne sera ni le dépanneur, ni la voiture-balai ». Le CD&V balise le terrain communautaire. « BHV, la nomination des bourgmestres des communes à facilités, l’élargissement de Bruxelles, les compétences de la Communauté française dans les communes à facilités, les droits des minorités…les francophones ne doivent se faire aucune illusion cela ne sera pas lié à l’avancement de la réforme de l’Etat » martèle Eric Van Rompuy, CD&V, député régional flamand qui ponctue par un « Je ne suis pas un platzak, quelqu’un qui s’écrase ».+ + Yves Leterme déclare, de son côté, au quotidien français « Libération » : « Il n’est pas question de toucher à la frontière linguistique ! Si on le fait, je remettrais aussitôt en cause la parité entre francophones et néerlandophones au sein du gouvernement fédéral, où les francophones sont surreprésentés par rapport à leur poids réel dans la population belge. Il est cependant exact qu’il y a des communes en territoire flamand qui sont à 70 ou 80 % francophones. Mais l’usage du français y est toléré… Apparemment, les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le néerlandais ». Tout est dit. + + = = N-VA, « NIEUW-VLAAMS ALLIANCE » + +La N-VA est née de l’implosion de la Volksunie ; elle regroupe les nationalistes bon teint de l’ex-Volksunie. + + Que représente-t-elle sur l’échiquier politique ? Quelque cinq pour cent estiment les experts. Suffisant cependant pour faire basculer le centre de gravité politique en Flandre. Son arrimage au CD&V donne l’espérance à celui-ci d’atteindre les 30 % des intentions de vote ! Le cartel CD&V/N-VA constitué voit loin. + +Le président Geert Bourgeois, N-VA, est clairement imbu de « sa » puissance à la veille du scrutin régional du 13 juin 2004 ; il déclare : « Les gens en assez des fausses promesses et des disputes permanentes au sein de la majorité ; la chance de mettre en œuvre une meilleure politique, soucieuse des intérêts de la Flandre, n’a jamais été aussi grande qu’aujourd’hui. Il faut prendre les problèmes à bras-le-corps et attribuer plus de compétences à l’échelon régional flamand. Mon parti est évidemment favorable à une asymétrie entre les exécutifs fédéraux et régionaux ; ce serait une excellente nouvelle pour les Flamands ». Il pousse l’autosuffisance en proposant que les « élections régionales en Flandre et en Wallonie n’aient plus lieu à l’avenir au même moment ». Ses propos concernant Bruxelles sont nets : « Elle doit rester la capitale de la Flandre. Elle n’a pas tout à fait le même statut que la Flandre et la Wallonie, on y procède par ordonnances, pas par décrets… Il faudrait une solution adaptée, une cogestion de cette ville par les francophones et les Flamands. Et qu’elle devienne une ville bilingue où les Flamands sont réellement acceptés, ce qui n’est pas le cas ». + + Le président Geert Bourgeois se prononce pour une régionalisation des soins de santé, de l’impôt des sociétés, de l’organisation de la Justice ; il pense aussi à la Recherche et à la Mobilité.+ + Au lendemain d’élections régionales triomphantes amenant le cartel CD&V/N-VA au pouvoir à la Région flamande avec Yves Leterme, CD&V, comme ministre président, la N-VA se donne un nouveau président, Bart De Wever. Historien de formation, doué d’une intelligence hors du commun, Bart De Wever est un obsédé de l’indépendance flamande. Un slogan + + : « Il faut réformer l’Etat ». Un parlementaire de la N-VA, Jan Loones, résume parfaitement l’état d’esprit qui anime la N-VA : « Il y a longtemps qu’il n’y a plus de honte à être séparatiste. Pourquoi ne pourrions-nous pas exiger une Flandre indépendante comme les Palestiniens ou les Basques, et beaucoup d’autres amis progressistes ? … Une Flandre indépendante est une exigence justifiée pour ceux qui constatent que la Belgique ne fonctionne plus ». + + Le credo de Bart De Wever : « Tout le monde doit bouger ». Entendez, selon le tempo, le rythme imposé par la Flandre. « On parle, souligne-t-il, de la périphérie depuis 1963 au Parlement. Nous voulons une solution maintenant, pour la pacification, une solution permanente que tout le ponde puisse accepter…nous ne voulons pas une purification ethnique. Mais j’espère que les francophones vont accepter que c’est la personne qui doit s’adapter aux Régions et pas les Régions qui doivent s’adapter à une personne »… + + Punt aan de lijn !

02.12.2008

FAUT PAS REVER D'UNE VLAANDEREN CONCILIANTE, OUVERTE...

… Qui admettrait, sans de très larges compensations, la nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise démocratiquement élus par des électeurs le 10 octobre 2006 représentant quelque 70 à 80 % des habitants de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem. + + La Flandre, dite Vlaanderen, est dominatrice. Elle ne veut rien entendre ! Pourquoi en serait-il autrement ? Tous les partis démocratiques flamands sont noyautés par les ex-Volksuniens. La Volksunie, dissoute et disséminée, dans tous les rouages des partis flamands qu’ils soient démocrate-chrétien (CD&V), socialiste (SP.A) ou libéral (Open VLD). Les nationalistes flamands ex-Volksunie les tiennent par le bout du nez. + + Marino Keulen, Open VLD, ministre flamand de l’Intérieur refuse de se rendre au Conseil de l’Europe à Strasbourg devant la Commission permanente du Congrès des Pouvoirs locaux et régionaux dans le débat sur la nomination des bourgmestres de la périphérie. Il a désigné Fons Borginon, ancien chef du groupe Open VLD à la Chambre des Représentant, ancien président de l’ex-Volksunie, actuellement directeur-adjoint au Cabinet de Karel De Gucht, Open VLD, ministre fédéral des Affaires Etrangères. Une gifle à l’Europe ! Mais la Flandre se fiche de l’Europe ! Au demeurant, Marino Keulen a déjà dit qu’il ne tiendra pas compte de l’avis du Conseil de l’Europe. + + Faut pas rêver… Les trois bourgmestres, même si l’Europe envoie une remontrance à la Flandre, ne seront pas nommés. Punt aan de lijn. Point à la ligne. La Flandre est maîtresse de la Belgique ; elle impose sa loi et rien que sa loi ! + + Le ministre-président Kris Peeters, CD&V, refuse l’invitation francophone de créer un groupe parallèle sur BHV, la nomination des trois bourgmestres et l’élargissement de Bruxelles. Pas question pour les Flamands d’aborder ces problèmes ; c’est leur affaire ! Les francophones de Bruxelles et d’ailleurs n’ont rien à y faire. Comme pour tous les autres problèmes politiques, socio-économiques, culturels, constitutionnels. Les francophones doivent accepter le programme flamand de A à Z sans y changer une virgule ! + + Yves Leterme, CD&V, Premier ministre, se tait dans toutes les langues nationales. Tacitement, il approuve la position du gouvernement flamand. N’a-t-il pas déclaré : « Je serai là où la Flandre me demande d’y être » ? + +Que font donc les vice-Premiers ministres et les ministres fédéraux francophones au Kern (Conseil des ministres restreint) et au Conseil des ministres ? Leur silence cautionne en fait le refus de la Flandre de nommer les trois bourgmestres francophones démocratiquement élus, le refus de la Flandre de ratifier la Convention-cadre de protection des minorités,… + + Faut pas rêver…

26.12.2007

LA SAGA DES VOLS DE "COUCOUS"...

LA SAGA DES VOLS DE "COUCOUS" AU-DESSUS DE BRUXELLES … - 1er épisode - La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles trace en trois épisodes la saga du survol du ciel de Bruxelles par les avions partant et atterrissant de jour et de nuit de/à l'aéroport de Bruxelles-National. La saga trouve sa source dans la volonté de la Flandre de faire supporter par Bruxelles et sa périphérie Est francophone (l'Oostrand) les nuisances sonores des activités de l'aéroport de Zaventem. C’est que la périphérie Nord (le Noordrand) est le fief électoral où habite le ministre de la Mobilité, Bert Anciaux (Volksunie). La volonté flamande de "charger" le ciel de Bruxelles et de sa périphérie Est du trafic aérien a été renforcée par le Plan Start élaboré par Yves Leterme, CD&V, de construire une ville d'affaires à côté de l'aéroport de Bruxelles-National en territoire flamand pour y transférer les sièges des entreprises établis à Bruxelles et réserver ainsi à la Flandre la totalité des recettes fiscales. Vider Bruxelles. - Année 2002 - La saga commence en 2002. Isabelle Durant, Ecolo, ministre des Transports, obtient un accord de la Région bruxelloise et de la Région flamande pour une concentration des vols de nuit sur la périphérie Nord flamande, Noordrand, zone peu peuplée. Les partis flamands rechignent. - Année 2003 - Janvier 2003. – Sous la pression de la Volksunie et surtout d'un certain Bert Anciaux (Volksunie), les partis flamands rompent l'accord. Guy Verhofstadt, VLD, Premier ministre, impose plusieurs corrections d'itinéraires qui soulage la périphérie Nord mais qui impliquent le retour des avions de nuit dans le ciel de la capitale. Isabelle Durant est lâchée par sa collègue Laurette Onkelinx, PS, laquelle ouvre en mai 2003 la "route du canal" dite "route Onkelinx". Isabelle Durant démissionne… -Lire la suite sur le site de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles accessible via www.liguewallonnebruxelles.be