29.10.2010
CAUSEZ COME ON VOS A APRIS MI P'TIT...
Où parle-t-on wallon ?
Les Cahiers Wallons n° 10, octobre 2000 - que nous relisons - présentent à ses lecteurs une carte des langues régionales romanes en Wallonie. Quelques brefs commentaires.
1. Quatre langues régionales romanes sont en usage en Wallonie : le wallon, le picard, le champenois et le gaumais (aussi appelé lorrain).
2. Le domaine wallon est constitué :
a) de l'Est wallon (aire du liégeois). Villes principales : Huy, Waremme, Liège, Verviers, Malmédy ;
b) du Centre wallon (aire du Namurois). Villes principales : Dinant, Namur, Wavre ;
c) des deux zones plus hétérogènes : l'Ouest wallon (entre wallon et picard). Villes principales : Philippeville, Thuin, Charleroi, Nivelles; et le Sud wallon (entre wallon et gaumais). Villes principales : Marche, Bastogne, Neufchâteau. A noter que ce domaine wallon déborde légèrement sur la France : 18 localités de la région de Givet-Fumay.
3.
a) Le picard. Villes principales : Mons, Tournai.
b) le champenois, qui concerne les seuls localités de Sugny, Pussemange, Bagimont et Membre-Bohan.
c) le gaumais. Ville : Virton.
A noter que ces trois langues régionales sont les prolongements d'aires linguistiques partagées avec la France.
4. Les parlers germaniques dans le Pays de l'Est le long de la frontière allemande et une zone du Sud wallon et du gaumais, le long de la frontière avec le Grand-Duché de Luxembourg
Source : Michel Foucard, les langues d'oïl en Wallonie, Mic Romania, Charleroi-Liège 2000.
17:19 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les cahiers wallons, wallon, picard, champenois, gaumais, liégeois, namurois |
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15.10.2010
PROMOTION DES LANGUES REGIONALES
Editorial de Paul Lefin, président de l'Union Culturelle Wallonne
"Nous voici donc arrivés à la rentrée. Très bientôt, nous entamerons la préparation du Grand Prix du Roi Albert, session 2010-2011.
Dès maintenant, la vie de nos cercles retrouve toute sa vigueur pour servir le Théâtre en wallon et, d'une manière générale, la langue et la culture wallonnes.
Au sein de l'Union Culturelle Wallonne et de nos cinq fédérations provinciales, nous allons essayer de réaliser les perspectives d'avenir issues des travaux de notre Assemblée Générale. Mais, il y a plus, au-delà des objectifs à court terme et des nombreuses actions ponctuelles que nous allons mener, la préoccupation majeure de cette nouvelle année d'activité sera sans doute de faire en sorte que la culture wallonne soit reconnue comme une des composantes essentielles de la culture en Wallonie.
Dans les temps politiques perturbés que nous vivons, affirmons-nous. Nous avons bien vécu les fêtes de Wallonie. Que ce soit pour nous l'occasion de réaffirmer notre foi en l'avenir, que ce soit pour nous l'occasion d'être présents, de Verviers à Tournai et d'Arlon à Nivelles pour chanter la WALLONIE."
Communiqué de l'A.I.D.L.C.M. réunie en Assemblée Générale à Barcelone le 3 juillet dernier sous la présidence de Paul Lefin
Motion concernant les médias
Constatant objectivement le peu d eplace réservé aux langues régionales de Wallonie dans le paysage audiovisuel de la Communauté française de Belgique. En effet :
- en radio, si l'on peut constater une amélioration des émissions de la R.T.B.F. en décrochage régional, ces émissions souffrent toujours d'une attribution très défavorable des créneaux horaires, du manque flagrant de moyens financiers et même, pour certaines d'entre elles, du minimum requis de moyens humains
- en télévision, s'il y a une amélioration dans la production de "Wallons Nous", les langues régionales de Wallonie restent toujours absentes du quotidien télévisuel des Wallons
- en matière de télévisions communautaires, si l'on décèle un intérêt nouveau pour certaines activités et l'une ou l'autre expérience intéressante, la majorité des centres ne remplissent aucunement leur rôle de "télévision de proximité" en valorisant l'existence des langues régionales de Wallonie, dans le secteur des radios locales, on connaît une diversification d'émissions dans l'ensemble de la Wallonie.
Alors que les langues régionales bénéficient dans la plupart des pays d'Europe de plages horaires importantes, le wallon, le picard, le gaumais et le champenois, sont mal diffusés cependant que la vie culturelle est riche d'événements qui mériteraient d'être captés et diffusés.
L'AIDLCM estime que la diffusion des langues régionales de Wallonie dans les médias est encore marginalise.
Charge les instances de l'Union Culturelle Wallonne de poursuivre les contacts avec la R.T.B.F. et les stations privées afin de les sensibiliser à l'utilité et aux bénéfices de la diffusion d'émissions en langues régionales de Wallonie, de poursuivre les contacts avec la R.T.B.F., la Fédération des Télévisions locales et les stations privées afin de les sensibiliser au travail conséquent fait d'initiative par les autres télévisions d'Europe dans la diffusion et la promotion des langues régionales ; d'améliorer sans cesse la collaboration établie avec la presse écrite.
Motion concernant l'enseignement
L'A.I.D.L.C.M. prenant comme référence les travaux de pédagogie et de psycholinguistique qui font autorité et dont les conclusions confirment depuis longtemps le bilinguisme langue véhiculaire/langue régionale comme un élément essentiel prédisposant à l'apprentissage d'autres langues, ainsi qu'au développement intellectuel et social de l'enfant.
Réclame de tous les Pouvoirs et des Partenaires une attention très particulière à l'intégration de la langue régionale endogène, outil de développement intellectuel, linguistique et culturel, dans le processus éducatif des enfants et des adolescents, ainsi que dans la formation de jeunes adultes
S'adresse particulièrement
- au Ministre de l'Enfance et de l'Enseignement fondamental pour qu'il adopte enfin une attitude générale conforme à la volonté des Wallons d'intégrer leur langue régionale dans leur développement culturel de manière générale
- au même Ministre et à sa formation politique pour qu'ils marquent clairement leur volonté d'aller dans le sens des nombreuses initiatives des gouvernements démocratiques européens quant à la reconnaissance et la promotion des langues régionales, particulièrement dans l'enseignement
Demande avec une extrême insistance que conjointement à l'introduction prônée d'un bilinguisme obligatoire dans l'enseignement primaire, soient enfin mis en application, par des mesures et des moyens adaptés, les dispositions des Décrets du 2 février 1983, du 14 décembre 1990 ainsi que du récent décret de juillet 1998 relatif aux Arts de la Parole dans les Académies de Musique et dans l'Enseignement Secondaire à Distance, en s'inspirant aussi des recommandations déposées pat la Commission d'intégration des langues régionales et ratifiées par le Conseil des langues régionales endogènes de la Communauté française de Belgique
Se tient à la disposition pour un partenariat efficace en vue d'assurer une maitrise des langues régionales dans la formation initiale et continuée des enseignants.
…
Source : COCORICO, Magazine du bilinguisme wallon n° 16, juin-juillet-aout 2010, www.ucwallon.be
16:28 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : r.t.b.f., paul lefin, union culturelle wallonne, aidlcm, wallon, picard, gaumais, champenois, cocorico |
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29.01.2010
NI BRAI NIN MI'PTIT...
On côse co wallon et français en Wallonie et à Bruxelles, même si les édiles francophones à Namur nous assomment avec leur « flamind » et leur « anglais ».= = La nouvelle trouvaille dans la « trilinguisation » de la Wallonie et de Bruxelles, c’est le lancement d’une PP pour le développement de nouvelles technologies dans les secteurs des ressources et de l’environnement. = = Le 28 janvier 2010, le Gouvernement wallon a lancé en terre flamande la société Euro Green IT Innovation Center. Un partenariat entre le secteur public et les entreprises privées IBM, Cisco, Microsoft et une ONG de sauvetage du climat, Climate Savers Computing Initiative. + + +Vous avez compris ? La Wallonie serait-elle déjà sous contrôle de la Flandre ? +++Mais si les parlementaires francophones ont honte de parler leur dialecte wallon ou bruxellois, le citoyen d’en bas est fier de parler son patois wallon ou bruxellois et de parler français ; il les parleront toujours !
16:03 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : trilinguisation, nin, brai, wallon, francais, patois |
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30.11.2009
FAUT-IL CRAINDRE LA FUTURE REFORME DE L'ETAT ?...
Par Nézia MAHIEU, ancienne responsable du Parti Féministe Humaniste/ex Parti Féministe Unifié+ + +Les francophones, bruxellois et wallons, doivent vraiment craindre la future réforme de l’Etat car il est permis de douter de la réelle volonté de résistance des partis francophones qui, jusqu’à ce jour, ont toujours fini par céder aux exigences flamandes. <><>En sera-t-il autrement demain ? En effet, les points suivants notamment peuvent d’ores et déjà, être soulevés : <><>Concernant le CDH, Myriam Delacroix-Rolin, bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse, s’est désolidarisée de ses collègues de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem pour l’envoi des convocations électorales notamment en juin 2007 pour les élections fédérales et en juin 2009 pour les élections régionales et européennes.<><>Concernant le PS, le Ministre-Président bruxellois Charles Picqué, qui réclame le refinancement de la Région bruxelloise, est-il prêt aussi à réclamer, notamment : <><>- son élargissement, <><>- l’attribution du pouvoir constitutionnel qui permettra, notamment, la remise en cause des privilèges dont jouit la minorité bruxelloise néerlandophone aux niveaux régional et communal, <><>- la taxation sur le lieu du travail ? <><>En outre, Philippe Moureaux, président de la Fédération du PS bruxellois, semble prêt à accepter la scission de BHV, sans élargissement de la Région bruxelloise et contre le refinancement de cette dernière. <><>Concernant le M R, Louis Michel, une personnalité éminente, a fait preuve de son désintérêt pour les francophones de la périphérie, et il est plus que probable que d’autres personnalités et membres au sein du M R wallon – et du M R bruxellois ? – sont de son avis ! … <><>Dès lors, dans le bras de fer francophones-Flamands qui se prépare, le FDF ne serait-il pas le seul parti suffisamment impliqué dans la défense des droits des francophones à pouvoir motiver et entrainer le M R d’abord, et à sa suite les trois autres partis francophones afin que soit établie une stratégie francophone commune pour la défense desdits droits ? <><>Les partis flamands ont maintenant décidé d’attendre que les partis francophones soient demandeurs – d’argent, bien entendu ! – pour avancer en contrepartie leurs revendications inacceptables de régionalisation et communautarisation de compétences fédérales. <><>Alors, les partis francophones ne se seraient-ils déjà pas accordés sur le prix à payer pour conserver une solidarité flamande – même minimale – et cela, à nouveau au détriment des droits des citoyens et citoyennes francophones ? <><>La continuation d’une solidarité flamande, même minimale, serait tout à fait temporaire puisque les partis flamands : <><>1) visent la scission de la sécurité sociale, <><>2) ont déjà mis en œuvre des mesures – et en ont annoncé d’autres – bénéficiant – ou devant bénéficier – aux seuls Flamands et Flamandes, notamment : assurance dépendance, assurance hospitalisation, prime ajoutée aux allocations familiales fédérale, …<><>Mesures qui divisent déjà – ou diviseraient davantage encore – selon leur appartenance communautaire, d’une part, les Bruxellois, et, d’autre part, l’ensemble des Belges. <><> Les partis flamands se sont tellement engagés pour la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde vis-à-vis de leur opinion publique, qu’ils n’accepteraient vraisemblablement pas de reculer sur ce thème, qu’en obtenant d’autres avancées importantes de flamandisation. <><>
14:28 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophones, wallon, bruxellois, convocation, elections |
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19.10.2009
LE THEATRE WALLON : RETOUR A LA TELE...
Enfin ! ponctuait Choumaque en réponse à Toine Culot. La langue wallonne, notre wallon, notre nous-même, que l’on soit de Liège, du Luxembourg, de l’Ardenne, de la Gaume, de la Lorraine, de Namur, de Couvin, de Chimay, de la Picardie, de Charleroi, du Borinage, du Centre, de Tournai, de Nivelles, du Brabant, de Bruxelles, le wallon chante dans nos cœurs ; il bouillonne sur la colline, disait un ami couvinois. On cause wallon ! On d’jause wallon ! <><>La langue d’oïl, la langue de nos parents, de nos grands-parents, la langue de nos ancêtres. Elle est notre identité, notre âme. En elle, nous nous reconnaissons.<><>Jean-Marie Klinkenberg, sémioticien et sociolinguiste de l’Université de Liège, ULg, s’enthousiasme, dans Télépro, du retour du théâtre wallon à la télévision : « ... A l’ère du fastfood, de la globalisation et des musiques anglaises, il n’est pas mauvais que le wallon refasse parler de lui... Avec le wallon, on ne se censure pas. Dialoguer en wallon n’est pas un repli sur soi-même ! Une langue est un outil. Elle rend des services. Lorsque l’outil s’est usé, on en change. Nos ancêtres les Gaulois ont adopté le latin, les Wallons le français ».<><>C’est particulièrement entre les deux guerres mondiales, 1914-1918 et 1939-1945, que le wallon a régressé fortement au profit du français sous la pression de l’enseignement obligatoire. Nos pères et nos mères, et pas mal d’entre nous encore, ont vécu l’époque où il était strictement interdit de parler le wallon à la cour de récréation sous peine de lourdes punitions. <><>La littérature et le théâtre wallons ont cependant traversé cette période d’affirmation du français ; ils ont surmonté les contraintes grâce partiellement aux subsides des pouvoirs publics locaux, grâce surtout au dynamisme de l’Union culturelle wallonne au sein de laquelle se sont regroupées de multiples associations dialectales. <><>Mais, le wallon reste faible ; il ne se réimpose pas. Sa faiblesse, est-il permis de la relever, est sa diversité. De région en région, de ville en ville, de village en village, il diffère. Aussi l’idée d’un wallon standard a germé... Pourquoi pas ? D’aucuns le suggèrent et poussent à son apprentissage dans les écoles de Wallonie dès l’école primaire. Jean-Marie Klinkenberg ne repousse pas l’idée : « Il existe une tentative de standardiser le wallon, de le refondre. Ce qui permettrait un dénominateur commun. C’est courageux ? » <><>Ne serait-ce pas écorner l’âme wallonne, faite d’une mosaïque de mots, de sentiments maternels, interunis ? <><>Le wallon, notre langue maternelle : tous, nous en sommes fiers.
15:56 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jean-marie klinkenberg, toine culot, choumaque, wallon, francais, union culturelle wallonne, latin, gaulois |
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25.05.2009
MESSAGE DU RASSEMBLEMENT WALLON
Nous demandons que Bruxelles soit une Région à part entière. + + Une identité bruxelloise se développe de plus en plus. C’est donc à Bruxelles de déterminer son destin. + + La Communauté Française Wallonie- Bruxelles n’est pas une réussite.Il appartient à Bruxelles et à la Wallonie de déterminer les liens qu’elles souhaitent entre elles. + + Nous avons en commun pour la plupart d’entre nous la langue et la culture française qui sont à promouvoir et à défendre, mais nous avons des spécificités propres qui font que l’enseignement et la culture devraient être régionalisés. + + Etre Wallon, ce n’est pas qu’être francophone, les Wallons appartiennent à la Francité. + + Ils ont fait le choix de placer leur capitale et leur parlement à Namur.Nous ne souhaitons pas recréer une Belgique résiduelle. + + Nous souhaitons prendre notre destin en main. + + André Libert Président du Rassemblement Wallon, = = Membre fondateur du Bureau de l’Union pour la Wallonie.
15:59 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identite, wallon, destin, enseignement, culture, francite, andre libert |
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09.02.2009
UN CLICHE NE MEURT PAS, NE SE DECONSTRUIT PAS, IL RONGE...
Récemment encore un de mes amis me disait : « Tu reproches aux Flamands leur chasse au français ; tu devrais les comprendre ; pendant la guerre 14-18, ils ne comprenaient pas toujours les ordres donnes en français et se faisaient massacrer ». = = Admettons. Les Wallons non plus ne comprenaient pas les ordres qui leur étaient donnés en français ; ils ne connaissaient que leur patois. Ce n’est qu’après la Grande Guerre que les jeunes Wallons issus de la classe besogneuse ont reçu un enseignement régulier en français. = = Bon nombre des quatre-vingts ans d’aujourd’hui ont connu leurs grands-parents maternels et paternels ne sachant ni lire ni écrire et ne comprenant pas le français que leurs enfants, rentrant de l’école, leur parlaient. Ces octogénaires se rappellent les punitions reçues à l’école quand ils se parlaient en wallon ; ils ont appris le français à coup de règle sur les doigts ! Et si le wallon ne se parle quasi plus, même dans les réunions organisées par les cercles wallons, c’est parce que c’était bien de parler comme les bourgeois : « M’fi, i cause bin ! ». = = Les Flamands doivent savoir que leurs grands-parents, qui venaient chercher du travail en Wallonie, apprenaient d’abord le wallon sur leur lieu de travail avant de connaître les rudiments du français. Que les Flamands cessent de ressasser des clichés nés d’esprit tourmentés par un nationalisme démesuré. Ils doivent savoir que la Wallonie a fait vivre la Flandre pendant une centaine d’années !
15:34 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cliches, francais, wallon, flamands, grande guerre |
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