24.11.2011
CARREFOUR D'ACTION PARTICIPATIVE : LES QUESTIONS
LES QUESTIONS :
Dans l’hypothèse d’un éclatement de la Belgique, le problème est la frontière entre la Wallonie et la Flandre autour de Bruxelles.
- La délimitation doit-elle se faire par une consultation des populations concernées ?
- La scission de BHV approuvée par les partis traditionnels n’exclut-elle pas une consultation populaire dans le tracé de la frontière entre la Wallonie et la Flandre ?
Mauri Villa
Osons demander la vérité ! Osons la créativité ! Osons questionner !
Usons de notre liberté d’expression pour crier notre ras-le-bol des simagrées particratiques du PS, du MR, du CDH et d’Ecolo !
Usons de notre liberté d’expression pour exiger la vérité sur l’état des finances publiques !
Usons de notre liberté d’expression pour réclamer le retour au financement des dépenses de l’Etat par l’émission de bons d’Etat, exempts de précompte mobilier, correspondant aux taux des marchés financiers !
16:22
Écrit par Raymond Watrice
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15.09.2011
GUY SPITAELS : "JE NE M'INVESTIS PLUS DANS LA BELGIQUE"
Guy Spitaels, ancien vice-Premier ministre, ancien ministre-président de la Région wallonne, professeur émérite de l’ULB, surnommé « Dieu », s’est épanché dans une interview accordée à Béatrice Delvaux, directrice au quotidien Le Soir, et publiée dans l’édition du quotidien des samedi et dimanche 10-11 septembre 2011.
Il confesse : «… Je ne m’investis plus affectivement depuis longtemps dans la Belgique. Je vois bien tous les avantages matériels que nous en avons. Mais cela ne suffit pas. Il faut avancer. Il faut aimer son pays pour qu’il ait une existence…J’ai essayé de servir la Belgique comme vice-Premier. Mais y suis-je affectivement attaché ? Je ne cherche pas de subterfuge : ma réponse est non… ».
Il doute d’un rattachement à la France : «… C’est une solution défendable, dit-il. Mais si on consultait la population wallonne sur cette éventualité, il n’y aurait jamais de majorité. Ni le Brabant wallon, ni les Luxembourgeois, ni les Cantons de l’Est ne seraient pour, ce serait très douteux aussi pour les Namurois… ».
Il lève un voile du contrôle exercé par la Flandre sur la Wallonie, protectorat flamand. « Je me rappelle, souligne-t-il, un investissement possible en Hainaut occidental qui fut refusé par un ministre flamand parce qu’il menaçait des emplois chez Bell au Nord. J’ai connu la Flandre rouleau compresseur ; je ne me crois pas d’une essence supérieure, mais je n’accepte pas qu’on soit traité comme cela… ».
Il invite les Francophones à cesser de faire des concessions. « … Je suis très rétif au discours « Cédez ceci ou cela, sinon cela sera la catastrophe. On va perdre 15 % de notre bien-être ». Mais non ! Ca va recommencer dans un an et demi. Vous achetez l’armistice pour 18 mois : c’est non !... Il n’y a aucune solution dans le fait de céder toujours. Vivre ensemble oui, mais avec des efforts des deux côtés … ».
Il évoque une liaison possible entre Bruxelles et la Wallonie. « … Ce n’est pas mettre de l’huile sur le feu, soutient-il, que de demander qu’il y ait une liaison physique entre Bruxelles et la Wallonie. C’est censé ! Qu’est-ce que cela peut faire de donner 300 m sur 3 km ? En quoi est-ce une provocation si de l’autre côté on est réglo ? Il ne faut même pas 300 m, deux bornes suffisent. Stopper la tache d’huile francophone en Flandre, je peux comprendre mais il faut des choses en échange… ».
16:37
Écrit par Raymond Watrice
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11.07.2011
L'HISTOIRE DE BELGIQUE : DEUX LECTURES DIFFERENTES
Nord-Sud : Deux lectures différentes de l’Histoire de la Belgique
La Flandre retient les faits historiques qui valorisent, glorifient son image entre autres : la bataille des Eperons d’Or, les soldats flamands de la Première Guerre mondiale, le mouvement émancipateur flamand, la grandeur de la Flandre…
La Wallonie reste scotchée à la vision de Henri Pirenne, un Verviétois, qui a professé à l’Université de Gand, d’une Belgique une et unie, puisant ses racines dans la plaine marécageuse de Courtrai où les milices flamandes, épaulées par des contingents namurois et frisons, ont écrasé les troupes françaises en 1302.
L’enseignement flamand est axé sur l’identité flamande. L’Histoire de la Belgique y est effleurée et édulcorée. Un esprit patriotique ne le visite pas. Le petit flamandophone est initié, dès son entrée au primaire et au secondaire, à l’histoire et à la culture de la Flandre. Il est familiarisé à l’activisme flamingant. L’accent est mis sur le désamour et sur la maltraitance des Flamands au sein d’une Belgique francophone, une Flandre exploitée par les francophones.
L’enseignement francophone est axé sur l’identité belge. L’Histoire de Belgique, une et entière, tient une place très importante dans l’éducation scolaire, du primaire au secondaire. L’histoire du mouvement wallon est camouflée ; le petit francophone baigne dans une culture belgicaine. La fibre patriotique est exaltée.
La communautarisation de l’enseignement en 1989 a accentué le distanciement des programmes d’enseignement entre les deux Communautés. Du côté francophone, la sensibilité wallonne reste ignorée
15:51
Écrit par Raymond Watrice
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25.04.2011
UNION WALLONIE-BRUXELLES : NAISSANCE D'UNE PATRIE
BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES
Union Wallonie-Bruxelles : Naissance d’une Patrie
La conscience est la lumière de l’intelligence
pour distinguer le bien du mal.
Confucius
Il y a quelque 55 ans, Henri Putanier, dans un ouvrage intitulé « L’Agglomération Bruxelloise et le Problème Linguistique » publié par les Editions Librairia, posait la question : Un accord wallo-bruxellois est-il souhaitable ? Ecoutons-le !
Pour l’auteur, la réponse est affirmative, et ce, pour trois raisons : la première raison est que les Wallons et les Bruxellois ont comme langue usuelle le français ; la seconde raison est que les Wallons et les Bruxellois sont férus de liberté et d’individualisme ; la troisième raison est que les Wallons et les Bruxellois doivent s’appuyer les uns sur les autres pour leur survie linguistique car en se brocardant, ils font le jeu des flamingants (comme on disait en ce temps-là).
Le « jeu des flamingants » est tout simplement la flamandisation généralisée de la Belgique que lui dicte le pangermanisme dont l’objectif est de réunir les peuples thiois dans un seul ensemble : l’Empire allemand et faire de celui-ci une puissance maritime et coloniale concurrentielle de l’Angleterre par l’accès direct aux Océans ; la clé des portes des Océans est la Belgique.
La griffe du pangermanisme se retrouve dans les déclarations de personnalités flamandes dont celle d’un magistrat flamand, Van Thielen, qui, en 1848, déclare : « Rien ne peut sauver la Belgique de la déchéance si ce n’est une séparation administrative ».En 1857, le mouvement flamand reçoit un appui marquant de l’Empire allemand par la voix du diplomate Fr. Oether qui l’engage à porter la lutte sur le plan politique afin d’écarter le français de Flandre.
Aussi, Henri Putanier met en garde les Francophones contre tout accord avec les flamingants « qui laisserait ceux-ci conquérir Bruxelles. Ce serait les aider à la réalisation de leurs vœux. Se croire à l’abri de toute nouvelle revendication flamingante, c’est faire preuve d’une étrange naïveté ! Même avec le principe fédéraliste, une prédominance flamande basée sur la loi du nombre, aurait tôt fait d’imposer sa volonté à la Wallonie. Au contraire travailler au libre maintien du français à Bruxelles, c’est contribuer à préserver la Wallonie d’un des plus grands dangers qui la menacent ». Ce danger est la vassalité !
Henri Putanier, s’adressant aux Wallons qui affichent peu de sympathie particulière pour Bruxelles et son agglomération, les invite à faire preuve de clairvoyance. Il leur rappelle la portée de la loi von Bissing de 1921, du nom du gauleiter qui dirigea la Belgique occupée jusqu’en avril 1917 pendant la guerre 1914-1918 ; elle délimitait notamment l’agglomération bruxelloise et se voulait une loi d’apaisement linguistique, on dirait hypocritement maintenant « un accord équilibré ». En réalité, elle était une loi flamande, votée par une majorité parlementaire flamande contre une minorité parlementaire francophone. La première application de l'après Grande Guerre de la loi du nombre. Elle était le jalon sur la voie de la flamandisation généralisée de la Belgique, arrêtée dans un décret promulgué en 1917 par le Raad van Vlaanderen, imposé par l’occupant ; ce décret installait la séparation administrative entre la Flandre et la Wallonie rencontrant ainsi les préoccupations linguistiques du mouvement flamand : suppression du français dans les communes bruxelloises, flamandisation de l’Université de Gand, de l’Administration, de la Justice et de l’Enseignement en Flandre, intégration à la Flandre des communes bilingues situées le long de la frontière linguistique, suppression du français en Flandre et maintien du flamand en Wallonie dans le cadre d’un Royaume Belgique de type confédéral à deux entités subordonnées implicitement à l’Empire allemand : la Flandre avec Bruxelles comme capitale, la Wallonie avec Namur comme capitale administrative et Liège comme centre culturel. Ce plan, Hitler l’a repris à son compte en 1940 en y incorporant tout le Nord de la France d’idiome flamand.
La griffe du pangermanisme se retrouve dans le programme du Mouvement flamand de l’après guerre 14-18. C’est l’établissement scientifique d’une frontière linguistique décidé en décembre 1917 au Raad van Vlaanderen, Conseil de Flandre, sous l’occupation allemande. Il y est déclaré que « le principe suivant lequel on détermine la limite de répartition des communes entre la Flandre et la Wallonie en se basant sur la langue de la majorité serait une calamité, parce qu’il sacrifierait ainsi les colonies flamandes naissant en pays wallon ». C’est pourquoi le Raad van Vlaanderen proposait une solution scientifique qui tenait compte des routes, chemins de fer, etc. ; de sorte que diverses communes wallonnes devenaient flamandes, notamment Waterloo, Braine l’Alleud, Tubize, Clabecq… en raison de leur rattachement à une route, à une voie de chemin de fer…Bruxelles, de son côté, est délibérément rangée dans la partie flamande du pays.
Henri Putanier demande aux Wallons de réfléchir quelque peu en sachant que ces annexions, par la Flandre, doivent se faire, en outre, au point de vue économique. Il leur dit : « Que ceux qui veulent nous faire cadeau d’une frontière linguistique définitivement fixée, scientifiquement ou non, veuillent bien réfléchir à ces extraits de boulimie flamingante, et qu’ils veuillent bien se rendre compte que chaque fois que les flamingants ont obtenu satisfaction sur un point, le lendemain même ils recommencent la bataille pour avoir plus. Pour eux, la frontière linguistique ne restera jamais longtemps fixée, surtout s’ils sont les plus forts et si leurs intérêts sont en jeu … ». Il fustige les Wallons qui ont marqué, en 1954, leur accord sur le programme flamingant concernant Bruxelles et son agglomération : « Peu importe que la population y soit en grosse majorité d’expression française ; peu leur importe que cette population doive s’étendre au-delà des 19 communes formant l’actuelle agglomération. Ce qu’ils craignent, disent-ils, c’est que s’ils acceptent de sauvegarder les droits des minorités françaises de la périphérie bruxelloise, les flamingants exigeront les mêmes règles pour sauvegarder les minorités flamandes de Wallonie. Ils tombent ainsi sous l’influence des sirènes flamingantes du centre Harmel (PSC, ndlr) qui leur administrent, à haute dose, la formule : « Vous ne supporteriez jamais en Wallonie ce que nous subissons en Flandre et à Bruxelles ! ». Ils font le jeu des Flamands dans leur attitude négative à l’égard de l’usage de la langue française à Bruxelles et dans sa périphérie.
« Laisser les flamingants, écrit Henri Putanier dans son livre, conquérir Bruxelles, c’est aider à la réalisation de leurs vœux. Se croire ainsi à l’abri de toute nouvelle revendication flamingante, c’est faire preuve d’une étrange naïveté ! Même avec le principe fédéraliste, une prédominance flamande basée sur la loi du nombre, aurait tôt fait d’imposer sa volonté à la Wallonie ». Il n’a pas été écouté par ses concitoyens de l’époque ; il ne l’est toujours pas actuellement. La Flandre poursuit inlassablement le rêve pangermanique d’un regroupement des peuples de langue germanique.
Qu’est-ce qui peut encore guider les Wallons ? Toujours cette peur d’une « bilinguisation » de la Wallonie ? Se posent-ils des questions sur ce que font leurs dirigeants actuels en matière linguistique ? N’incitent-ils pas au bilinguisme néerlandais/français ? Ne réalisent-ils pas le rêve du Roi Guillaume d’Orange d’avant 1830 ? Celui d’asseoir la prédominance du néerlandais en Flandre : c’est fait ! ; à Bruxelles et sa périphérie : c’est en bonne voie ! ; en Wallonie : cela se met en place avec la bienveillance de la classe politique ! ; au niveau national : c’est chose faite dans les institutions nationales, dans les représentations au niveau international, à l’armée, dans la répartition des ministères avec six ministères régaliens sur sept dirigés pas des Flamands … Ne vont-ils pas accepter d’étendre le Benelux au puissant land industriel allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie de près de 20 millions d’habitants ?
Il ne reste plus à Bart De Wever, N-VA, historien, après le pourrissement de la situation politique, à faire sauter le « bouchon Wallonie » pour réaliser le rêve pangermanique : la réunion de l’ethnie thioise à l’Empire allemand reconstitué et l’accès aux Océans.
La marche du Voorpost du dimanche 27 mars 2011 dans les communes jouxtant la Flandre française : Comines, Mouscron, Ploegsteert, Tournai… est indicative sur l’orientation politique du Mouvement flamand : la récupération des territoires « volés » aux cris de « Het lied der Vlaamse zonen », « Edingen Vlaams ». Le problème bruxellois est considéré comme réglé par le Mouvement flamand : Bruxelles est entre ses mains. Dès lors, l’effort peut être porté sur la Wallonie par un mouvement de tenailles : du côté de l’est, sur Plombières, du côté de l’Ouest sur les communes frontalières hennuyères !
Les Francophones sont-ils conscients que leurs divisions nourrissent le flamingantisme ? Le Mouvement wallon doit s’interroger. Etienne Duvieusart, ancien député, ancien sénateur, s’interroge sur le devenir de la Wallonie dans son livre « Pour l’Indépendance de la Wallonie » : « Dans quelle mesure ces individualistes patentés que sont les Wallons résoudront-ils la crise de société et la crise de leur économie en faisant appel au dynamisme collectif ou en restaurant sous des formes modernes l’initiative de chacun d’eux ? Je ne sais ».
Le citoyen francophone d’en bas s’interroge lui aussi. Qui donc déclenchera une dynamique collective mobilisatrice des forces francophones unifiées ? Qui donc fera souffler sur l’Espace Wallonie-Bruxelles un courant nationaliste d’appartenance à la Communauté française de Belgique ? Qui donc fera battre dans le cœur de chaque citoyen l’amour de l’Espace Wallonie-Bruxelles ? Qui donc libérera l’Espace Wallonie-Bruxelles de la colonisation flamande ? Qui donc s’investira dans une campagne axée sur des thèmes forts, reflets de l’aspiration de la Communauté française de Belgique, tels que : maillage des liens culturels, sociaux et économiques qui unissent déjà Bruxelles et la Wallonie dans l’espace francophone de Belgique ; élargissement de la Région bruxelloise à son véritable hinterland constitué par les communes à facilités, ainsi que son désenclavement par des voies d’échanges directes et contigües ; inviolabilité de l’article 30 de la Constitution instituant l’unilinguisme ; préservation de l’identité linguistique ; ratification de la Convention-cadre du Conseil de l’Europe relative à la protection des minorités nationales ?
Dans l’attente de celui qui viendra nous libérer de nos complexes, ne baissons pas les bras ; ne nous laissons pas envahir par la pusillanimité ; résistons ; ne nous résignons pas ! Osons dire et répéter à l’Espace Wallonie-Bruxelles : je t’aime. La naissance d’une Patrie.
Raymond WATRICE
15:53
Écrit par Raymond Watrice
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15.04.2011
ENTRE NOUS - REFLEXION D'UN LOCUTEUR...
ENTRE NOUS - REFLEXION D’UN A. BAUCY, 6280 Loverval - … Vous avez raison de dire que les nouveaux compromis ne doivent plus être acceptés car chacun d’eux présuppose une nouvelle avancée flamande. Flamandisation en 14/18 ; flamandisation de Bruxelles, devenue capitale de Flandre… Comme vous le dites, le politique flamand relève du pangermanisme … Je n’oublie pas que les prisonniers de guerre (42/45) de Flandre et de Hollande ont été libérés dès 1942. Tandis que mon père, francophone, a attendu le 12 mai 1945.
Le F.D.F. avance depuis quelques années la possibilité d’une Région bruxelloise à part entière, une union entre Région bruxelloise et Wallonie. Je ne suis que trop conscient du danger que risque la Wallonie (et la francophonie).
Cependant nos hommes politiques wallons me paraissent un peu laxistes. De très beaux textes paraissent régulièrement mais je ne vois aucune avancée efficace. Et les politiciens flamands nous accusent avec raison, me semble-t-il, de n’avoir aucune requête à déposer sur la table des négociations. Et ce sont les mêmes politiciens qui nous administrent inlassablement des coups de boutoir ! Il est vrai que nos édiles francophones ne paraissent pas réagir.
Pour ne plus dépendre de la Flandre, notre Sécurité sociale wallonne ne pourrait-elle pas tenir le coup unilatéralement ? Puisque, selon Monsieur De Wever, la Flandre veut être plus riche, une scission de la Sécurité sociale leur ferait plaisir. Dès lors, nous serions libérés de ce sarcasme politique et vive la Région bruxelloise … !
Lorsque j’entre au syndicat d’initiative bruxellois ou dans n’importe quel musée, pourquoi la documentation française est-elle toujours épuisée ? Pour mieux nous présenter la documentation flamande ? Quel beau jeu !
15:29
Écrit par Raymond Watrice
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12.04.2011
R.W.F. : PREPAREZ UN AUTRE AVENIR POUR LA JEUNESSE DE WALLONIE ET DE BRUXELLES...
RASSEMBLEMENT WALLONIE FRANCE : PREPAREZ UN AUTRE AVENIR POUR LA JEUNESSE DE WALLONIE ET DE BRUXELLES…
2004 - Paul-Henry Gendebien, co-président du R.W.F, dans une carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 15 septembre 2004 soutient que « la Flandre s’est donné des objectifs et pratique la guerre de mouvement. La Wallonie et Bruxelles s’abritent derrière une ligne Maginot en carton-pâte. Elles n’ont pas de projet hormis celui de la perpétuation défensive et obsessionnelle du statu quo dans un Etat belge où leur poids économique, culturel et politique est de plus en plus léger… ».
Paul-Henry Gendebien affirme que « la classe politique francophone a peur. Rentière de l’Etat belge, elle redoute le naufrage d’un régime qui la nourrit encore. Elle ne veut pas passer pour complice de la disparition d’un Etat. Par-dessus tout, elle craint la déception sinon la révolte d’un électorat fidèle qu’elle a flatté et trompé depuis une décennie en le berçant de douces illusions néo-belgicistes et monarchistes… ».
Paul-Henry Gendebien invite les partis francophones à dire enfin la vérité : « les concessions n’arrêteront pas le processus de séparation. En 1938 Churchill ne disait-il pas que les reculades face à un adversaire déterminé reviennent à nourrir le crocodile avec l’espoir d’être mangé le dernier… Il les prie d’avoir l’extrême courage de la lucidité. « Plutôt leur dit-il, que de vous faire jeter à la porte ou d’être contraints de faire vos valises dans la précipitation, choisissez dès aujourd’hui la dignité. Préparez un autre avenir pour la jeunesse de Wallonie et de Bruxelles… Etudiez les procédures et les modalités d’un arrangement avec la France…».
2007 - Dans une déclaration d’avant les élections législatives du 10 juin 2007, Paul-Henry Gendebien dénonce le double langage des partis flamands : « A la veille des élections, ils parlent de choses concrètes et immédiates à leurs électeurs. Mais, en septembre dernier, Bart Somers, président de l’Open VLD, a déclaré : « La Flandre demande tous les pouvoirs ». Ils veulent tous scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde et régionaliser l’emploi… ».
2010 - La Flandre impose le tempo. Il n’y a pas que la N-VA. Kris Peeters, CD&V, ministre-président de la Région flamande, rappelle, dans une carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 15 juillet 2010, que « la Flandre veut se profiler et se rendre reconnaissable en tant qu’Etat fédéral fédéré, chaleureux, solidaire, accueillant et démocratique ». Il plaide pour une « Charte pour la Flandre qui peut déclencher l’élan qui doit mener à une vraie compétence constitutionnelle pour l’Etat fédéral de la Flandre »… Et de préciser : « Ce document de base réunissant les fondements des relations politiques flamandes, cet engagement politique du Gouvernement et du Parlement est donc important pour quiconque a un lien avec la Flandre ». La messe est dite.
Conclusion - Ce n’est donc pas sans raison que Paul-Henry Gendebien, coprésident du R.W.F., appelle à la vigilance lorsqu’on constate « l’acharnement unanime du monde politique flamand pour dépecer encore un peu plus la Belgique… Le discours flamand est clair : « minder België, meer Vlaanderen » - Moins de Belgique mais plus de Flandre - , c’est du chantage au séparatisme. Avec des partis francophones prêts à faire des concessions alors que, jusqu’il y a peu, ils affirmaient le contraire, la main sur le cœur… On est loin de la pacification communautaire promise ; c’est l’échec du fédéralisme et l’échec historique de la tentative de créer une nationalité belge… »
Paul-Henry Gendebien rappelle ce qu’est le R.W.F. : « Nous sommes un Rassemblement pluraliste démocratique. Comme dans la Résistance, nous allons à l’essentiel. Nous ne sommes pas là pour gérer la Belgique finissante mais bien pour éveiller les consciences. Et préparer dans les meilleurs conditions la phase terminale de l’Etat belge et le passage de la Wallonie à une situation meilleure dans le cadre de la République française… ».
15:22
Écrit par Raymond Watrice
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01.03.2011
REUNIONS (RATTACHEMENT) ET DOUBLE REFERENDUM, UNE CLARIFICATION
Une interprétation tenace, mais locale de la Constitution française fait état de la nécessité d’un double referendum (l’un en France et l’autre en Wallonie) pour toute opération d’union entre les deux entités de langue française.
Voici ce qu’en pense Olivier GOHIN, professeur de droit constitutionnel et théorie de l’Etat, Université Panthéon-Assas, Paris.
« Dans le cas où la Belgique exploserait, si tout ou partie de la Communauté française de Belgique demandait à se rattacher à la France, selon le périmètre défini par la loi française, ces populations intéressées auraient alors à dire si elles veulent ou non rejoindre l’ensemble français : un nom l’empêcherait ; un oui le rendrait possible si le législateur français y consentait, par loi parlementaire ou référendaire ».
« Il résultait de la législation de 1946, art. 27, al. 2 que la consultation pouvait concerner une population étrangère : les populations de Tende et de La Brigue, en 1947 ». « Il résulte de l’art. 53, al. 3 de la Constitution de 1958 (même rédaction) que la consultation peut concerner aussi une population étrangère : les populations de Wallis et Futuna, en 1959 ».
« Dès lors, par populations intéressées à l’article 53, al. 3, n’est pas désignée la population française dans son ensemble, mais telle population française qui veut sortir de l’ensemble français ou telle population étrangère qui veut y entrer ».
Dans l’hypothèse d’une union entre la France et la Wallonie, ce sera donc aux Wallons à décider de leur sort.
Source : Blogue-notes de Claude Thayse
17:27
Écrit par Raymond Watrice
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FRANCOPHONIE BELGE : PAYER LES AFFRES DE LA FLANDRE...
La Flandre craint de connaître les angoisses que la Wallonie a connues avec le déclin de l’industrie charbonnière, de l’industrie sidérurgique et de l’industrie lainière. La Wallonie s’est retrouvée exsangue. Et la Flandre n’est pas venue à son secours. Bien au contraire¼Elle a créé le port de Zeebruges avec de l’argent du Fédéral donc avec au moins 40 % d’argent de Francophones ; elle a construit une usine sidérurgique Sidmar à Gand avec de l’argent venant de Wallonie ; elle a utilisé des aides européennes destinées à la Wallonie ; le lobbying flamand, par le canal de la représentation belge à l’étranger et avec le concours des services belges du Ministère des Affaires économiques, a attiré les investisseurs étrangers en Flandre¼
La Flandre craint un effondrement sur le plan économique à la suite des fermetures dans les secteurs de l’automobile, de l’industrie lainière, du déclin prévisible du port d’Anvers inadaptable aux tankers de haut tirant d’eau, la flotte de demain¼
La Flandre craint le vieillissement de sa population ; elle a peur des années 2020 et suivantes. Il n’est pas étonnant que les étudiants de l’Université de Gent (Gand), le berceau du Mouvement flamand, manifestent pour une “ Belgïe ” unie. Ce n’est pas contre le nationalisme, le voile, c’est pour leur protection sociale !
La Flandre veut le maintien de son pouvoir d’achat. Elle veut que la Wallonie continue à l’alimenter en attendant de pouvoir s’unir à l’Empire allemand en reconstruction.
La Flandre n’a jamais été fédéraliste tout au plus accepte-t-elle le passage par le concept du confédéralisme qui lui assure le maîtrise de la vie économique, source de son mieux-être.
La Flandre a puisé dans le fédéralisme - voulu et exigé par le Mouvement wallon - les prérogatives utiles pour assurer son économie naissante et son unité culturelle et linguistique. Les diverses réformes de l’Etat de 1962, 1970, 1980, 1988, 1992, 2002 ont été soutenues par le Mouvement flamand par opportunisme pour construire son “ chez soi ”. Ce “ chez soi ” qu’elle a défini en 1917 avec le soutien de l’Empire allemand qui rêvait d’un accès direct à l’Océan ; elle l’a actualisé en 1999 dans les résolutions votées par le Parlement flamand.
La Flandre ne reconnaît pas la “ crise politique ” puisqu’elle ne reconnaît pas l’existence de la Belgique depuis 1847. La fin de la crise politique serait un échec dans son processus d’indépendance si elle n’engrange pas suffisamment d’avantages ; les revirements et les revendications de dernière seconde par l’un des partis flamands avant la signature d’un accord gouvernemental sont mûrement calculés, orchestrés par l’ensemble du monde politique flamand : faire endosser la responsabilité de l’échec aux Francophones, “ ces mendiants, ces fainéants ” qui veulent vivre aux crochets de la Flandre !
Le parti nationaliste flamand, la N-VA joue le jeu, parfaitement baguetté par son président Bart De Wever, historien ; sa maitrise est bien cadrée par Johan Vande Lanotte, SP.A, ancien conciliateur royal, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Gand : “ ¼ La N-VA veut un accord, elle s’est montrée constructive¼ Mais cela ne veut pas dire que la N-VA peut conclure un accord¼ ”
En réalité, à chaque crise, la Flandre étend sa mainmise sur les institutions belges : voyez maintenant l’armée ! La crise durera tant que la Flandre estimera la prochaine avancée insuffisamment assurée. Elle pense à l’après scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde et à l’après confirmation de l’enclavement de Bruxelles.
“ Un compromis est possible sur trois thèmes, soit la problématique “ de et autour de ” Bruxelles, la répartition des compétences et la question du financement ” a déclaré Didier Reynders, MR, informateur royal. Un compromis sur les thèmes exigés par la Flandre ? Un compromis qui relancera de nouvelles exigences flamandes dès que l’accord sera signé, et l’encre non encore séchée ? N’oublions pas, les Flamands couchent avec les lois linguistiques !
Les Francophones ne peuvent céder ! Céder, c’est trahir sa communauté, c’est lui faire subir l’humiliation, c’est poignarder la dignité !
+ + +
Un florilège de déclarations qui souligne l’ambigüité de la Flandre :
* Laurette ONKELINX, PS, vice-Première ministre : “ Je constate que le CD&V est devenu le plus grand ennemi de Bruxelles. C’est fou, leurs arguments ! Obliger les gens à choisir une caisse d’allocations familiales, une mutualité flamande ou francophone ! Introduire une pomme de discorde entre les Bruxellois, ce n’est pas défendre Bruxelles ! C’est le CD&V, encore, qui a dit non à l’idée de négocier sur la base de la note Vande Lanotte ”.
* Johan Vande Lanotte, SP.A, ex-conciliateur royal : “ Je déconseille d’ailleurs vivement à la Flandre de vouloir abandonner Bruxelles¼ Dans le dossier BHV, les partis flamands sont d’accord d’accorder un droit d’inscription aux habitants des six communes à facilités ”.
* Caroline Gennez, présidente du SP.A : “ ¼ Ecoutez, si le MR vient avec l’élargissement de Bruxelles alors Didier Reynders peut prendre ses valises et partir en vacances. Ca n’a pas de sens ”.
* Mark Demesmaeker, parlementaire N-VA : “ Vous, Francophones, considérer les facilités comme un privilège, comme la liberté de ne pas utiliser le néerlandais en territoire flamand ”
* Johan Vande Lanotte, SP.A, professeur de droit constitutionnel : “ Mettez de côté les concepts de fédération et de confédération. Nous devons aller vers une union belge comptant quatre entités : la Flandre, Bruxelles, la Wallonie et les cantons germanophones ”.
* Steve Vanackere, CD&V, ministre des Affaires étrangères : “ Bruxelles est une Région à part entière et encore plus que cela ! Parce qu’elle est aussi lieu d’accueil des deux grandes communautés¼ Nous ne voulons pas de nouvelle cogestion, nous voulons garder l’équilibre actuel ”.
* Elio Di Rupo, président du PS : Les propositions de Bart De Wever sont une attaque frontale contre l’Etat fédéral et les Francophones ”.
* Olivier Maingain, président du FDF : “ Nous sommes confrontés à une crise existentielle de la Belgique ”.
* Dave Sinardet, politologue, professeur à l’Université d’Anvers : “ ¼Le paradoxe flamand : d’un côté, ils veulent beaucoup défédéraliser, de l’autre, ils ne veulent pas renforcer Bruxelles. Or, sur certains points, c’est impossible à concilier : si on veut scinder, il faut renforcer Bruxelles ; si on ne veut pas renforcer Bruxelles, on ne peut pas scinder ”.
17:01
Écrit par Raymond Watrice
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13.12.2010
Titre de la note : L’IRRESISTIBLE MARCHE FLAMANDE DE GENT VERS AACHEN…
LA MARCHE PERSEVERANTE DE LA FLANDRE...
Depuis la révolution culturelle de 1840, la Flandre est partie à la conquête de Bruxelles et du Sud de la Belgique mariant le pacifisme et le bellicisme. Les étapes.
1847 : Le Manifeste flamand
1898 : Fin de la Belgique française ; la langue flamande est reconnue comme langue nationale au même titre que la langue française
1917 : La Flamenpolitik, élaborée à Gand avec la collaboration des services du gouverneur allemand Moritz von Bissing, trace les contours d’un Etat flamand rattaché à l’Empire allemand
1921 : Première ébauche d’une frontière linguistique entre la Flandre et la Wallonie
1931 : Flamandisation de l’Université de Gand et instauration de l’unilinguisme en Flandre et en Wallonie et du bilinguisme à Bruxelles dans les services administratifs
1951 : Emergence d’un Etat-CVP
1961 : Première marche flamande sur Bruxelles
1962 : Les lois Gilson-Larock amorcent le découpage de la Belgique. Les Fourons sont transférés en Flandre
1968 : Soulèvement de Louvain aux cris de « Walen buiten ». Louvain devient Leuven.
1970 : L’émergence d’un Etat-nation flamand va se concrétiser par la première réforme de l’Etat belge. L’Etat-nation flamand va se renforcer au cours des réformes successives de 1980, 1988, 1992, 2001 et de la mainmise flamande sur les ministères régaliens fondée sur le slogan « Ce que fait la Flandre, elle le fait mieux ».
2008 : Le lancement du plan Start, dénommé aussi Plan Leterme, portant sur la création d’une « Ville-business » à Zaventem-Machelen, marque la volonté flamande de s’emparer de la Région bruxelloise. Le plan Start n’a, du reste, de sens, de valeur que si la Région bruxelloise est intégrée dans la Région flamande. Le taux de vacance des bâtiments du plan Start sera très élevé nonobstant le transfert très large des sièges sociaux d’entreprises établis en Région bruxellois ; la « Ville business » de Zaventem-Machelen sera, pour la Flandre, un abyme sans Bruxelles. Déjà, actuellement, alors que le plan Start démarre à peine, la zone de l’aéroport de Zaventem accuse un taux de vacance des bâtiments-bureaux de plus de 20 % selon l’Observatoire des bureaux, établi conjointement par la Région de Bruxelles et sa Société de Développement, la SDRB. Un poids que la Flandre, seule, ne pourra supporter, car à partir de 2025 viendra se greffer le poids du vieillissement de sa population. Bruxelles et par extension le territoire wallon sont nécessaires à la Flandre. Les visées flamandes sur Bruxelles sont de plus en plus pressantes.
Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région bruxelloise, libéré, semble-t-il, de la tutelle négative de Philippe Moureaux, est conscient du danger potentiel que représente le plan Start. Il s’en est exprimé dans une interview signée Benoît Mathieu, publiée dans le quotidien Le Soir des samedi 11 et dimanche 12 décembre 2010 ; il confiait ses sentiments sur le projet flamand : « … Cela a toujours été le projet de la Flandre de s’adosser à la réputation internationale de Bruxelles afin de développer dans la zone de Zaventem un centre de business qui soit le prolongement de Bruxelles… C’est une logique basée sur la recherche d’atouts pour sa région. L’objectif n’est pas d’appauvrir le voisin, juste de s’enrichir soi… Le danger existe de « casser » Bruxelles, de mettre en danger l’effet de levier, Bruxelles pèse 20 % du PIB, cela monte à un tiers si l’on ajoute les deux Brabant. Il ne faudrait pas oublier que le noyau de cela, c’est Bruxelles ».
Une vérité. Si Bruxelles tombe, ce sera demain, un demain très proche, au tour du Brabant wallon de tomber sous les griffes du lion de Flandre. Et le reste de la Belgique suivra tout naturellement « étape par étape » en plagiant Bart De Wever.
Au demeurant, Bart De Wever, dans l’interview accordée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel et relayé par extraits dans la presse quotidienne belge, accélère l’évanescence de la Belgique : « … Aujourd’hui, l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe, et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe ». Autrement dit l’arrimage de la Belgique en évanescence à l’Allemagne la sauvera, ou le triomphe du pangermanisme du prince Otto von Bismarck : donner à l’Empire allemand u, accès aux Océans. La Grande Guerre gagnée par l’Allemagne.
L’Angleterre, qui a imposé la création de la Belgique en 1815, et la France, qui en 1831 a sauvé la Belgique et fermé l’accès du port d’Anvers à l’Empire allemand, resteront-elles passives ?
15:04
Écrit par Raymond Watrice
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09.11.2010
"JE VIS EN FLANDRE", "JE VIS EN WALLONIE " DEPUIS 1889…
Et nulle part ailleurs ! C'est le tracé linguistique de la Belgique depuis 1889. En tout cas, la Flandre le soutient et s'y accroche depuis la loi décrétant l'égalité de la langue flamande et de la langue française.
Un brin d'histoire. Qu'est-ce que la Belgique ? La Belgique, c'est un pays artificiel créé artificiellement par la Grande Bretagne, puissance économique et maritime, hégémonique, pour maintenir la France loin du port d'Anvers et l'Allemagne loin des côtes de la Mer du Nord. La Belgique fruit de l'égoïsme économique des Anglais.
La problématique géopolitique qui a prévalu de 1830 à 1940 s'est estompé par la création en 1943-1944 de l'Union monétaire et douanière Belgique-Nederland-Luxembourg, Benelux, élargie en Union économique par la suite - il est question actuellement d'adosser le Benelux au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie -, de l'extension en 1951 à la Communauté européenne du charbon et de l'acier, CECA, de la création en 1957 de la Communauté économique européenne, CEE, communément appelée Marche commun, en 1992 de l'Union européenne, UE.
A partir de ces unions, la Belgique, du point de vue géostratégique, a perdu son rôle de champ de bataille de l'Europe et d'Etat-tampon neutre. Le cœur de la souveraineté est déplacé de l'économique vers les compétences en matière de fiscalité et du social. La Belgique n'a donc plus sa raison d'être ! Une révision du découpage artificiel de la Belgique s'impose. Le moment est venu de rectifier la "coupure" de 1830 qui a séparé les Pays-Bas du Sud des Pays-Bas du Nord en réunissant dans un même Etat deux peuples de langue et de sensibilité différentes : au Nord la Flandre de langue flamande, au Sud la Wallonie de langue française. Deux peuples qui n'ont rien de commun.
Bart De Wever, historien, président de la N-VA, sait qu'un actuel éclatement de la Belgique bouleverserait l'ordre établi en Europe, notamment, par le jeu des dominos, en France, en Grande Bretagne, en Espagne, en Italie, dans les pays balkaniques. Il sait aussi que le maintien de deux langues et de culture différentes dans un même Etat n'empêchera pas l'effacement de la langue la plus faible, en l'occurrence la langue flamande. Il inscrit dès lors sa Région dans la mouvance des "nouveaux Etats en puissance". Son option souverainiste l'incite à étendre le territoire de "sa" Région vers la Wallonie, une région qui dispose d'une imposante réserve de ressources humaines, intellectuelles et économiques : terrains, eau, main d'œuvre, savoir-faire…, une région véritable plaque tournante de l'Europe économique ouverte vers les ports de haute mer, Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer, Le Havre.
Le temps presse pour la Flandre. Elle doit impérativement s'étendre… "Le compromis des Belges" de 1929 décrétant que l'on parle néerlandais sur le territoire flamand, français sur le territoire wallon, et les deux langues à Bruxelles, est bousculé par la progression continue du français en Flandre ; la frontière linguistique, arrêtée en 1962-1963, corsetant Bruxelles de par un abus de pouvoir unilatéral flamand, ne change rien à la francisation de la Flandre…"Je vis en français" à Bruxelles et dans les communes jouxtant la frontière linguistique
"Trop, c'est trop" pour le Mouvement flamand qui va provoquer des coups de force et des mesures de contrainte pour enrayer la progression de la langue française : révolte des bourgmestres flamands contre le recensement linguistique suivie de la suppression du volet linguistique, intégration des Fourons en Flandre, scission de l'arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, non-signature de la Convention-cadre de protection des minorités linguistiques nationales, non-nomination de bourgmestres francophones dans trois communes de la périphérie bruxelloise, décrets excluant les personnes ne connaissant pas le flamand à l'accès à la propriété d'un logement, visant la suppression des facilités linguistiques…, anglicisation de Bruxelles… Le Mouvement flamand poursuit ainsi son travail de sape pour contenir la progression de la langue française, pour conquérir Bruxelles et pour vassaliser la Wallonie.
Bart De Wever, président de la N-VA, sait qu'il doit aller vite au regard de l'évolution de l'Europe. Aussi applique-t-il la méthode Maddens d'appauvrissement des Régions bruxelloise et wallonne en exigeant le transfert des compétences fiscales et sociales vers les Régions. La Flandre est largement gagnante à terme : en argent, en flatterie du courant nationaliste wallon ; la Flandre souveraine par la dévolution des ministères régaliens sous le slogan : "Ce que fait la Flandre, elle le fait mieux", aura le pouvoir réel sur la totalité du territoire belge et soumettra la Wallonie au régime du bilinguisme avant de lui imposer le flamand comme langue unique. La révolution copernicienne, la réforme en profondeur de l'Etat, copie flamande.
Bart De Wever, président de la N-VA, nous force à la question de savoir si nous voulons rester dans le cadre d'une nation citoyenne ou si nous voulons nous inscrire dans le cadre d'une nation ethnique, hors de tout lien de solidarité. Or, Bart de Wever s'inscrit nettement dans le cadre d'une nation ethnique au sentiment d'identité propre. Le problème, c'est qu'il est attaché, nous semble-t-il, à la doctrine pangermanique poussant l'Allemagne à s'installer aux portes des océans. Il veut dès lors que la Flandre ait des liens frontaliers avec l'Allemagne par la mainmise du territoire wallon… Et l'Allemagne, petit à petit, supplante l'hégémonie française en Europe continentale… Ne fut-il pas question, l'année dernière, d'un transfert du siège de l'Otan à Bonn, en Allemagne ? Les pays de l'Europe de l'Est ne se rapprochent-ils pas de l'Allemagne ?
Quel destin pour la fédération Wallonie-Bruxelles, si elle voit le jour ? Entrer dans le giron germanique en se fondant dans le Benelux agrandi au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie ou entrer dans le giron roman ? Un choix à faire ! Tout en sachant que la France - 66 %, selon un sondage - serait prête à accueillir la Communauté romane de Belgique si celle-ci en exprimait le souhait.
"Je vis en Francophonie". Faisons entendre la voix des Francophones. Continuons à croire fermement à notre identité française. Se sentir chez soi. Etre nous-mêmes.
14:56
Écrit par Raymond Watrice
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