28.09.2011
INVITATION ASSEMBLEE DU FDF
De fdfmembres-bounces@fdf.be de la part de fdfmembres@fdf.be
Envoyé : jeudi 22 septembre 2011
INVITATION
Chères amies, chers amis,
Les événements politiques amènent les Fédéralistes démocrates francophones à rester déterminés afin de faire respecter des engagements essentiels qui ont fondé la confiance des électeurs.
Nous aurons l’occasion de vous transmettre prochainement un argumentaire précis et détaillé qui justifie notre refus des mauvais accords concernant Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ces accords mettent en péril les intérêts fondamentaux des Wallons et des Bruxellois et réduisent à une peau de chagrin les droits politiques des 150 000 Francophones de la Périphérie.
Nous sommes impressionnés par la confiance que nous expriment de très nombreux Wallons et Bruxellois, notamment en adhérant au parti ou en nous transmettant des messages de soutien.
Le dimanche 9 octobre, à 10h30,
nous tiendrons un meeting de rentrée politique
au Centre culturel d’Auderghem,
183, bd du Souverain, à Auderghem
(Métro : Demey ou Hermann-Debroux ligne n° 5
Tram 94 - arrêt Auderghem Shopping
Bus 34 - 42 - arrêt Souverain ou chaussée de Wavre)
Vu l’actualité politique, ce rassemblement des membres et sympathisants FDF connaitra un grand retentissement. D’ores et déjà, nous vous invitons à être tous présents à cette assemblée qui sera ouverte à toutes les personnes qui souhaitent nous rejoindre. Dès lors, n’hésitez pas à transmettre cette invitation à vos amis et connaissances.
Dans l’attente de vous rencontrer nombreux en la circonstance, nous vous prions d’agréer, chères amies, chers amis, l’expression de nos sentiments les meilleurs.
Michel COLSON Olivier MAINGAIN Caroline PERSOONS
Secrétaire général Président Trésorière générale
17:32 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fédéralistes, wallons, bruxellois |
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16.05.2011
LE CONCEPT WALLONIE-BRUXELLES...
En 2009, la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles adressait un message d’espoir à ses membres à la suite du lancement du concept Wallonie-Bruxelles par la Communauté française. En substance, elle disait : « Un frémissement s’est levé, s’est gonflé. Aujourd’hui, nous pouvons être fiers d’être Wallons, d’être Bruxellois ; nos enfants, nos petits-enfants et nous-mêmes grandissons et vivons dans un espace francophone composé de deux Régions, la wallonne et la bruxelloise, fortes et unies. Les partis francophones ont enfin compris la nécessité de parler d’une même voix, ont enfin adopté une attitude ferme, résolue, cohérente contre la boulimie territoriale de la Région flamande.
La Ligue wallonne invitait les partisans du Mouvement francophone en terre belge, à faire savoir dans leurs partis politiques respectifs, leur volonté de les voir rester conséquents et solidaire, de les voir rester décidés à ne rien céder sur ce qui a été convenu, à ne pas transiger. L’expression d’une image de la francophonie belge saine, rayonnante dans sa francité affermie, ouverte au monde.
Pour répondre en quelque sorte au vœu exprimé par la Ligue wallonne depuis quelques années, le ministre-président de la Communauté française, Hervé Hasquin, M R, introduit le concept « Communauté Wallonie-Bruxelles » au regard du symbolique « Communauté française de Belgique ». Car, qui dit « communauté française », dit de langue et de culture françaises, de « sensibilité française », de référence à la France. Sans la France, nous n’existerions pas sur la carte européenne ; nous serions mis en capilotade dans une conception linguistico-belgo-belge manichéenne diluant notre identité culturelle française dans une Grande Néerlande en vouloir de reconstitution dans l’esprit de gens empreints de flamingantisme. » Ainsi s’exprimait la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles au cours d’un déjeuner-débat, il y a quelque 12 ans. Ces propos restent toujours d’actualité avec l’enlisement des discussions institutionnelles portant sur une grande réforme de l’Etat.
Plus que jamais, nous devons croire en nous, croire en nos capacités.
Plus que jamais, nous devons choisir notre destin, un destin de fierté, de grandeur.
plus que jamais, nous devons faire pression sur nos dirigeants politiques, les présidents des partis francophones en particulier, pour qu’ils conçoivent un projet d’avenir commun entre la Wallonie et Bruxelles dans des frontières choisies par référendum par les populations « frontalières » concernées.
Plus que jamais, nous devons soutenir le concept « Fédération Wallonie-Bruxelles » que Olivier Maingain, président du FDF, a relancé devant un parterre d’étudiants en Droit et Sciences politiques de l’Université de Liège : « La frilosité francophone actuelle n’enrayera le cours des choses. De plus en plus de Flamands sont agacés parce que nous ne savons ce que nous voulons. Et Bart De Wever, le président de la N-VA, exploite cet immobilisme pour réclamer l’autonomie de la Flandre ».
Plus que jamais, nous avons besoin d’une cohérence dans le développement d’une politique commune entre Bruxelles et la Wallonie. L’annonce faite de la naissance du concept « Fédération Wallonie-Bruxelles » en remplacement du symbolique rebaptisé « Communauté Wallonie-Bruxelles » doit être officialisée par le Parlement de la Communauté française.
Au demeurant, « la solidarité Wallonie-Bruxelles est un des articles du credo de Bruxelles, lisons-nous dans le document « Hommage à André Lagasse », publié le 11 mai 2011 paf le FDF. Dès le lendemain des élections du 23 mai 1965, les quatre parlementaires FDF nouvellement élus formèrent un groupe avec François Perin et Robert Moreau. Un soir de février 1968, à la suite du « Walen buiten » de l’Université catholique de Louvain, le Rassemblement wallon fut créé avec l’appui direct du FDF ». Et nous y relisons la réponse de André Lagasse à l’interrogation posée « La solidarité Wallonie-Bruxelles ? » dans une Tribune libre du quotidien Le Soir du 29 décembre 1983. « Elle est tissée de fils multiples et, de surcroît, se justifie pour une bonne demi-douzaine de raisons : on ne demande pas à tous les Bruxellois ni à tous les habitants des villes et des villages du sud du pays de partager toutes et chacune de ces raisons…Mais qu’au moins dans les circonstances présentes, chacun laisse le bon sens prévaloir sur les sempiternelles divisions gauloises ».
16:37 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wallons, bruxellois, hervé hasquin, france, andré lagasse |
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25.04.2011
UNION WALLONIE-BRUXELLES : NAISSANCE D'UNE PATRIE
BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES
Union Wallonie-Bruxelles : Naissance d’une Patrie
La conscience est la lumière de l’intelligence
pour distinguer le bien du mal.
Confucius
Il y a quelque 55 ans, Henri Putanier, dans un ouvrage intitulé « L’Agglomération Bruxelloise et le Problème Linguistique » publié par les Editions Librairia, posait la question : Un accord wallo-bruxellois est-il souhaitable ? Ecoutons-le !
Pour l’auteur, la réponse est affirmative, et ce, pour trois raisons : la première raison est que les Wallons et les Bruxellois ont comme langue usuelle le français ; la seconde raison est que les Wallons et les Bruxellois sont férus de liberté et d’individualisme ; la troisième raison est que les Wallons et les Bruxellois doivent s’appuyer les uns sur les autres pour leur survie linguistique car en se brocardant, ils font le jeu des flamingants (comme on disait en ce temps-là).
Le « jeu des flamingants » est tout simplement la flamandisation généralisée de la Belgique que lui dicte le pangermanisme dont l’objectif est de réunir les peuples thiois dans un seul ensemble : l’Empire allemand et faire de celui-ci une puissance maritime et coloniale concurrentielle de l’Angleterre par l’accès direct aux Océans ; la clé des portes des Océans est la Belgique.
La griffe du pangermanisme se retrouve dans les déclarations de personnalités flamandes dont celle d’un magistrat flamand, Van Thielen, qui, en 1848, déclare : « Rien ne peut sauver la Belgique de la déchéance si ce n’est une séparation administrative ».En 1857, le mouvement flamand reçoit un appui marquant de l’Empire allemand par la voix du diplomate Fr. Oether qui l’engage à porter la lutte sur le plan politique afin d’écarter le français de Flandre.
Aussi, Henri Putanier met en garde les Francophones contre tout accord avec les flamingants « qui laisserait ceux-ci conquérir Bruxelles. Ce serait les aider à la réalisation de leurs vœux. Se croire à l’abri de toute nouvelle revendication flamingante, c’est faire preuve d’une étrange naïveté ! Même avec le principe fédéraliste, une prédominance flamande basée sur la loi du nombre, aurait tôt fait d’imposer sa volonté à la Wallonie. Au contraire travailler au libre maintien du français à Bruxelles, c’est contribuer à préserver la Wallonie d’un des plus grands dangers qui la menacent ». Ce danger est la vassalité !
Henri Putanier, s’adressant aux Wallons qui affichent peu de sympathie particulière pour Bruxelles et son agglomération, les invite à faire preuve de clairvoyance. Il leur rappelle la portée de la loi von Bissing de 1921, du nom du gauleiter qui dirigea la Belgique occupée jusqu’en avril 1917 pendant la guerre 1914-1918 ; elle délimitait notamment l’agglomération bruxelloise et se voulait une loi d’apaisement linguistique, on dirait hypocritement maintenant « un accord équilibré ». En réalité, elle était une loi flamande, votée par une majorité parlementaire flamande contre une minorité parlementaire francophone. La première application de l'après Grande Guerre de la loi du nombre. Elle était le jalon sur la voie de la flamandisation généralisée de la Belgique, arrêtée dans un décret promulgué en 1917 par le Raad van Vlaanderen, imposé par l’occupant ; ce décret installait la séparation administrative entre la Flandre et la Wallonie rencontrant ainsi les préoccupations linguistiques du mouvement flamand : suppression du français dans les communes bruxelloises, flamandisation de l’Université de Gand, de l’Administration, de la Justice et de l’Enseignement en Flandre, intégration à la Flandre des communes bilingues situées le long de la frontière linguistique, suppression du français en Flandre et maintien du flamand en Wallonie dans le cadre d’un Royaume Belgique de type confédéral à deux entités subordonnées implicitement à l’Empire allemand : la Flandre avec Bruxelles comme capitale, la Wallonie avec Namur comme capitale administrative et Liège comme centre culturel. Ce plan, Hitler l’a repris à son compte en 1940 en y incorporant tout le Nord de la France d’idiome flamand.
La griffe du pangermanisme se retrouve dans le programme du Mouvement flamand de l’après guerre 14-18. C’est l’établissement scientifique d’une frontière linguistique décidé en décembre 1917 au Raad van Vlaanderen, Conseil de Flandre, sous l’occupation allemande. Il y est déclaré que « le principe suivant lequel on détermine la limite de répartition des communes entre la Flandre et la Wallonie en se basant sur la langue de la majorité serait une calamité, parce qu’il sacrifierait ainsi les colonies flamandes naissant en pays wallon ». C’est pourquoi le Raad van Vlaanderen proposait une solution scientifique qui tenait compte des routes, chemins de fer, etc. ; de sorte que diverses communes wallonnes devenaient flamandes, notamment Waterloo, Braine l’Alleud, Tubize, Clabecq… en raison de leur rattachement à une route, à une voie de chemin de fer…Bruxelles, de son côté, est délibérément rangée dans la partie flamande du pays.
Henri Putanier demande aux Wallons de réfléchir quelque peu en sachant que ces annexions, par la Flandre, doivent se faire, en outre, au point de vue économique. Il leur dit : « Que ceux qui veulent nous faire cadeau d’une frontière linguistique définitivement fixée, scientifiquement ou non, veuillent bien réfléchir à ces extraits de boulimie flamingante, et qu’ils veuillent bien se rendre compte que chaque fois que les flamingants ont obtenu satisfaction sur un point, le lendemain même ils recommencent la bataille pour avoir plus. Pour eux, la frontière linguistique ne restera jamais longtemps fixée, surtout s’ils sont les plus forts et si leurs intérêts sont en jeu … ». Il fustige les Wallons qui ont marqué, en 1954, leur accord sur le programme flamingant concernant Bruxelles et son agglomération : « Peu importe que la population y soit en grosse majorité d’expression française ; peu leur importe que cette population doive s’étendre au-delà des 19 communes formant l’actuelle agglomération. Ce qu’ils craignent, disent-ils, c’est que s’ils acceptent de sauvegarder les droits des minorités françaises de la périphérie bruxelloise, les flamingants exigeront les mêmes règles pour sauvegarder les minorités flamandes de Wallonie. Ils tombent ainsi sous l’influence des sirènes flamingantes du centre Harmel (PSC, ndlr) qui leur administrent, à haute dose, la formule : « Vous ne supporteriez jamais en Wallonie ce que nous subissons en Flandre et à Bruxelles ! ». Ils font le jeu des Flamands dans leur attitude négative à l’égard de l’usage de la langue française à Bruxelles et dans sa périphérie.
« Laisser les flamingants, écrit Henri Putanier dans son livre, conquérir Bruxelles, c’est aider à la réalisation de leurs vœux. Se croire ainsi à l’abri de toute nouvelle revendication flamingante, c’est faire preuve d’une étrange naïveté ! Même avec le principe fédéraliste, une prédominance flamande basée sur la loi du nombre, aurait tôt fait d’imposer sa volonté à la Wallonie ». Il n’a pas été écouté par ses concitoyens de l’époque ; il ne l’est toujours pas actuellement. La Flandre poursuit inlassablement le rêve pangermanique d’un regroupement des peuples de langue germanique.
Qu’est-ce qui peut encore guider les Wallons ? Toujours cette peur d’une « bilinguisation » de la Wallonie ? Se posent-ils des questions sur ce que font leurs dirigeants actuels en matière linguistique ? N’incitent-ils pas au bilinguisme néerlandais/français ? Ne réalisent-ils pas le rêve du Roi Guillaume d’Orange d’avant 1830 ? Celui d’asseoir la prédominance du néerlandais en Flandre : c’est fait ! ; à Bruxelles et sa périphérie : c’est en bonne voie ! ; en Wallonie : cela se met en place avec la bienveillance de la classe politique ! ; au niveau national : c’est chose faite dans les institutions nationales, dans les représentations au niveau international, à l’armée, dans la répartition des ministères avec six ministères régaliens sur sept dirigés pas des Flamands … Ne vont-ils pas accepter d’étendre le Benelux au puissant land industriel allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie de près de 20 millions d’habitants ?
Il ne reste plus à Bart De Wever, N-VA, historien, après le pourrissement de la situation politique, à faire sauter le « bouchon Wallonie » pour réaliser le rêve pangermanique : la réunion de l’ethnie thioise à l’Empire allemand reconstitué et l’accès aux Océans.
La marche du Voorpost du dimanche 27 mars 2011 dans les communes jouxtant la Flandre française : Comines, Mouscron, Ploegsteert, Tournai… est indicative sur l’orientation politique du Mouvement flamand : la récupération des territoires « volés » aux cris de « Het lied der Vlaamse zonen », « Edingen Vlaams ». Le problème bruxellois est considéré comme réglé par le Mouvement flamand : Bruxelles est entre ses mains. Dès lors, l’effort peut être porté sur la Wallonie par un mouvement de tenailles : du côté de l’est, sur Plombières, du côté de l’Ouest sur les communes frontalières hennuyères !
Les Francophones sont-ils conscients que leurs divisions nourrissent le flamingantisme ? Le Mouvement wallon doit s’interroger. Etienne Duvieusart, ancien député, ancien sénateur, s’interroge sur le devenir de la Wallonie dans son livre « Pour l’Indépendance de la Wallonie » : « Dans quelle mesure ces individualistes patentés que sont les Wallons résoudront-ils la crise de société et la crise de leur économie en faisant appel au dynamisme collectif ou en restaurant sous des formes modernes l’initiative de chacun d’eux ? Je ne sais ».
Le citoyen francophone d’en bas s’interroge lui aussi. Qui donc déclenchera une dynamique collective mobilisatrice des forces francophones unifiées ? Qui donc fera souffler sur l’Espace Wallonie-Bruxelles un courant nationaliste d’appartenance à la Communauté française de Belgique ? Qui donc fera battre dans le cœur de chaque citoyen l’amour de l’Espace Wallonie-Bruxelles ? Qui donc libérera l’Espace Wallonie-Bruxelles de la colonisation flamande ? Qui donc s’investira dans une campagne axée sur des thèmes forts, reflets de l’aspiration de la Communauté française de Belgique, tels que : maillage des liens culturels, sociaux et économiques qui unissent déjà Bruxelles et la Wallonie dans l’espace francophone de Belgique ; élargissement de la Région bruxelloise à son véritable hinterland constitué par les communes à facilités, ainsi que son désenclavement par des voies d’échanges directes et contigües ; inviolabilité de l’article 30 de la Constitution instituant l’unilinguisme ; préservation de l’identité linguistique ; ratification de la Convention-cadre du Conseil de l’Europe relative à la protection des minorités nationales ?
Dans l’attente de celui qui viendra nous libérer de nos complexes, ne baissons pas les bras ; ne nous laissons pas envahir par la pusillanimité ; résistons ; ne nous résignons pas ! Osons dire et répéter à l’Espace Wallonie-Bruxelles : je t’aime. La naissance d’une Patrie.
Raymond WATRICE
15:53 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrie, henri putanier, wallons, bruxellois, raad van vlanderen, flandre, wallonie, bart de wever |
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29.08.2010
LE BLOCAGE COMMUNAUTAIRE
Ce problème a surgi avec la suppression du recensement de la population en 1960 à la suite de la "révolte" de quelque 150 bourgmestres flamands. Il s'est inscrit dans la Flamenpolitiek élaborée en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand : la scission du pays entre, d'une part, la Flandre avec capitale Bruxelles, et, d'autre part, la Wallonie centrée sur Namur.
En 1929, les Flamands et les Wallons s'étaient entendus sur ce que l'on a appelé le "compromis des Belges" basé sur l'unilinguisme des régions, à l'exception de l'agglomération bruxelloise où l'on s'est placé dans une logique bilingue étant donné que Bruxelles est la capitale du pays. Il était convenu que les services administratifs seraient unilingues néerlandais dans les communes flamandes, unilingues français dans les communes wallonnes, bilingues français/néerlandais dans les communes formant l'agglomération de Bruxelles. Il était également convenu qu'un recensement décennal de la population entrainerait une modification du régime linguistique, en passant du régime unilingue à un régime bilingue avec possibilité d'un rattachement à d'autres entités à régime bilingue, s'il était constaté que 20 % de la population d'une commune parlent une autre langue ; ce pourcentage fut porté à 30 % en 1933. La francisation des communes jouxtant principalement l'agglomération bruxelloise n'a pas été jugulée pour autant ; la "tache d'huile francophone", vue par les Flamands, continuait de s'étendre. Les Flamands ont, dès lors, remis en cause les accords passés et ont exigé et obtenu le retrait du volet linguistique dans le recensement de la population ; ils ont accepté le concept de "facilités linguistiques" dans les communes où une partie importante des habitants parlent une autre langue.
Ce principe est remis en cause par les Flamands ; ils le monnayent contre un refinancement mesuré de Bruxelles dans une vision d'une intégration de l'agglomération bruxelloise en Flandre et d'une récupération de l'argent "avancé".
Dans le bras de fer engagé entre la Flandre et la Wallonie, il est permis de se poser quelques questions : Quelle logique l'emportera-t-elle : le bon sens ou la particratie ? Les Francophones reculeront-ils une fois de plus ? Les Flamands resteront-ils solidaires ? …
Qu'en pensez-vous ?
Une de nos correspondantes, Maggy Rassart, ouvre la voie au dialogue. Elle nous adresse, selon son expression, "quelques modestes réflexions d'une Wallonne de naissance que le travail a rendu citoyenne du monde, qui a des liens très forts avec la France (et s'y trouverait bien) mais qui, habitant Bruxelles, refuse de voir "sa" Région niée et vendue". Elle fait sienne l'enseignement de Charles de Gaulle : "Capituler, c'est trahir".
Maggy Rassart épouse la préférence de Claude Thayse à 4 Régions. Mais elle met des réserves sur sa critique à propos d'une concentration du savoir à Bruxelles : "… Par contre, dit-elle, ce qui m'inquiète c'est "Bruxelles concentre un grand nombre de hautes écoles, d'universités, de prestigieuses institutions culturelles" car que sont les universités et hautes écoles bien wallonnes de Mons, de Namur, de Liège et même de Charleroi (il faut un temps, lointain il est vrai, où cette ville était fière A JUSTE TITRE de son université du travail)… Ces centres ne sont pas inférieurs à l'ULB (qui a des antennes wallonnes), ni à la VUB. Cette remarque me fait penser à La lettre au Roi de Jules Destrée (première version) où Bruxelles est un "mélange" face aux Flandres et à la Wallonie. Petit rappel, c'est pourtant cet illustre Wallon qui a tant aimé la Wallonie qui est à l'origine de la création d'institutions prestigieuses … à Bruxelles au lieu de les mettre dans sa région. S'il a voulu rejoindre le caveau de Marcinelle, c'est à Bruxelles qu'il a voulu l'Académie mais aussi la Chalcographie (elles sont QUATRE au monde). Rien n'interdisait de les mettre dans une des villes où Jules Destrée avait installé les Universités populaires.
Pourquoi "servitude wallonne" ? Déjà de son temps, Jules Destrée reprochait à "son peuple" de ne pas être assez fier de ses richesses culturelles…".
Maggy Rassart ne partage pas le point de vue de Yannick Beauthière et celui de Arnaud Cambier lorsqu'ils disent que les Wallons "craignent de se faire arnaquer et de payer la protection de Bruxelles à la place des Bruxellois", et que les Wallons "n'ont que faire des problèmes linguistiques de Bruxelles". Cette attitude des Wallons, l'imprègne d'une impression de "méfiance". "Si la richesse est due à Bruxelles, souligne-t-elle, pourquoi considérer l'élargissement comme une main mise non justifiable ? La Wallonie n'est-elle pas redevable de travail à Bruxelles ou bien ai-je rêvé tous ces navetteurs qui profitent d'un job à Bruxelles mais paient leur impôt en Wallonie ?"
Jacques Claessens repousse ce sentiment de méfiance de l'un vis-à-vis de l'autre ; il invite les Bruxellois et les Wallons à être solidaires : "… Francophones, tant Wallons que Bruxellois, nous avons vraiment intérêt à faire fi de tout ce qui pourrait nous diviser ou nous différencier ; je sui certain qu'aucun Bruxellois francophone ne souhaite "annexer" une partie de la Wallonie et même du Brabant wallon. Sachons oublier les inutiles querelles de clocher et faire face à l'extrémisme flamingant ; montrons-nous unis, solidaires dans la défense de notre liberté et notre volonté inébranlable de défense l'avenir et la liberté de nos enfants tant sur le plan culturel de notre langue, de notre économie que de nos droits sociaux… Ami, entends-tu…"
Résistance ! Réentendons la voix du général de Gaulle le 18 juin 1940 sur les antennes de la radio anglaise : "Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas". Une réaction de fierté et d'honneur en réponse à la honteuse capitulation du maréchal Pétain.
Oui, "Ami, entends-tu…"
16:06 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : flamands, wallons, régime unilingue, régime bilingue, recensement décennal, résistance, de gaulle |
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26.08.2010
L'ADOSSEMENT : UNE IDEE QUI FAIT SON CHEMIN...
« L’adossement », un mot, une idée, qui fait son chemin. Présenté par Claude Thayse, maitre de conférences à l'ULB, sur son blogue-notes.
Ceux qui connaissent ce blog depuis sa création (avec plus d’un million de pages vues depuis le 14 novembre 2005 !) à l’époque où j’ai été amené à reprendre la présidence d’un parti devenu si peu rassembleur auront suivi l’évolution, ou plutôt « l’affinage » de ma vision. Partant rattachiste militant pur et dur, sans trop de nuances, sympathique mais inefficace, cette évolution a été nourrie de divers apports dont l’excellent texte sur « Le vrai visage des Français ».
Du billet militant : « Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm ! » à celui sur «La fin du syndrome de Waterloo ? » et « La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? » ou encore « La Wallonie sur la voie d'une organisation nouvelle ? » à ceux plus récents, mais nullement contradictoires avec les premiers, sur l’indispensable identité wallonne dont je retrouve une belle synthèse dans ce beau texte d’Arnaud Pirotte qui fait le tour du sujet, je retrouve – modestement - une constante qui me rassure. Celle d’être capable d’intégrer, d’écouter, de continuer à réfléchir, à prendre du recul, bref à évoluer. Ce n’est pas simple dans le milieu politique, fait de croyance ou d’opportunisme ou encore d’hyper-certitude, de continuer à marcher hors des sentiers battus. Une éducation à la pratique du « doute raisonné », si elle n’est pas un handicap n’est certainement pas le meilleur moyen de se faire des « amis » dans ce monde où règnent les croyances parfois irrationnelle qui - précédant et prédéterminant les convictions - s’opposent à la vérification et demeurent inaccessible à la contradiction et aux arguments raisonnables.
Ethiquement, ma position, mon message politique ne peut se baser que sur la multitude d’éléments factuels, d’indices, de témoignages, sérieux et souvent concordants recueillis personnellement ou rapportés par d’autres. C’est – je le reconnais, une forme d’intime conviction, qui est une « croyance raisonnable » en quelque sorte.
En mai dernier au premier (et dernier !) congrès de « W+ », je disais que « nous étions les vrais continuateurs du Mouvement wallon, celui de nos grands anciens, les Albert Dubois, Jules Destrée, François Bovesse, Maurice Bologne et tant d’autres qui avaient déjà clairement défini la voie à suivre en parlant de « peuples indépendants et libres ainsi que d’intégrité française de la Wallonie ». J’ajoutais que, dans cette logique, « nous devions réclamer d’urgence l'émergence de quatre Régions autonomes par le transfert de nouvelles compétences et des moyens correspondants de l’Etat fédéral. Dans un souci de cohérence, de simplification de dynamisation et surtout d’efficacité. En particulier le transfert des compétences de l'actuelle Communauté française aux Régions, wallonne et bruxelloise. Régions égales en Droits, libres et autonomes. C’est que, pour la Wallonie, cette maîtrise indispensable de compétences essentielles, comme l’enseignement et la culture, vont renforcer une identité négligée, mais historiquement fondée sur la fraternité et l’égalité, et agiront comme un puissant moteur de changement social, culturel et économique ». J’ajoutais à ces notions de Régions (avec une majuscule car il s’agit d’entités humaines qui ont rang d’Etats, quelle que soit par ailleurs la terminologie utilisée.) libres et égales en Droits, « le droit de s’associer deux à deux en fonction de leurs intérêts propres, mais aussi de s’adosser à un pays voisin pour les mêmes raisons ». Autonome en effet, la Wallonie peut sortir de la logique belge qui veut que son économie soit mise au service des autres. Le monde a changé, les frontières et les relations entre états européens ne sont plus les mêmes. Une Wallonie souveraine pourra – librement – choisir ses alliés ». Ajoutant : « Par exemple, un pays voisin dont nous partageons tant de chose sans perdre pour autant nos spécificités. Une Wallonie souveraine sera libre de négocier les accords qui lui conviendront avec ses voisins. Sans subir ! »
J’ai constaté que ce terme « d’adossement » a été repris à plusieurs reprises dans la presse ou sur des fora politiques.
Et confirmant la justesse de ma vision, dans l’interview donnée dans le « Paris-Match – édition Belgique » du 8 juillet dernier, Jean-Pierre Chevènement disait clairement que « si nous le demandions, et si en toute hypothèse les Flamands prenaient leur indépendance – conditions qui ne sont pas aujourd’hui réunies – je trouverais juste de les accueillir dans la République française sous un statut à déterminer. Ce pourrait être le statut actuel avec un simple rattachement de la sécurité sociale wallonne à la sécurité sociale française ».
Le confédéralisme n’est donc absolument pas le « fédéralisme des cons » suivant une expression autant malheureuse que ridicule, mais une étape essentielle, la meilleure chose qui puisse arriver à la Wallonie. Je répète : celle-ci, souveraine, sera libre de négocier les accords qui lui conviendront avec - tous - ses voisins. Sans subir !
14:31 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wallons, bruxellois, adossement, confédéralisme |
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29.06.2010
VERS UN RASSEMBLEMENT DES FORCES WALLONNES PROFONDES ?
L'annonce d'un retour à la dénomination politique "Rassemblement wallon" par le Mouvement wallon nous réjouit. Un courant se développe-t-il vraiment pour une union générale des divers groupuscules wallons ? Un sentiment de "Wallonie d'abord" semble s'éveiller. En tout cas , le retour de W+ à la source est significatif. Créé en 2010 pour regrouper toutes les tendances du Mouvement wallon, le parti politique W+ n'a jamais vraiment percé. Il reprend son nom originel de baptême "Rassemblement wallon". Et il se fixe pour objectif "de veiller aux intérêts de la Wallonie dans le contexte de la disparition probable à moyen terme de l'Etat belge". Une main tendue ? = = Enfin disait Choumaque de Toine Culot, un vrai bon Wallon. Oui, enfin, va-t-on vers un rassemblement général des diverses "tendances" du Mouvement wallon ? Un renouveau de l'identité wallonne ? Une fierté wallonne renaissante ? Un espoir; une Espérance. = = Nous croyons fermement à la force citoyenne qui fait fi de l'égotisme ; nous croyons à la force d'une Communauté qui a soif de respect. Car, il existe des raisons d'espérer, des raisons profondes. Ces raisons nous les puisons dans une phrase de Martin Luther King : "Il n'y a que quand il fait suffisamment sombre que l'on peut voir les étoiles".
14:37 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toine culot, wallons, choumaque, groupuscules, mouvement wallon, rassemblement wallon, etoiles, martin luther king |
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08.06.2010
W+ : REFONDATION DE L'ETAT BELGE
COMMUNIQUE DE PRESSE + +W+ préconise d’urgence et en priorité une refondation de l’Etat belge sur base de quatre Régions autonomes par le transfert de nouvelles compétences et des moyens correspondants de l’Etat fédéral. Dans un souci de cohérence, de simplification de dynamisation et surtout d’efficacité, W+ réclame le transfert des compétences de l’actuelle Communauté française aux Régions, wallonne et bruxelloise. Régions égales en Droits, libres et autonomes. Pour la Wallonie, cette maitrise indispensable de compétences essentielles, comme l’enseignement et la culture, renforçant une identité négligée, mais historiquement fondée sur la fraternité et l’égalité, agira comme un puissant moteur de changement social, culturel et économique. <><> Par le contenu exhaustif de son programme, au-delà des aspects purement institutionnels, W+, parti pluraliste et démocratique, présente l’originalité de centrer son discours et son action sur la Wallonie. Conscient de ses responsabilités, il se présente clairement comme un parti de gouvernement pour assurer la transition entre les vicissitudes d’un Etat belge en évaporation et un avenir radieux et responsable pour les Wallons. <><>Adresse courriel : info@wallonieplus.be. Listes déposées : Brabant wallon n° 27, tête de liste LEMAIRE François ; Namur n° 26, tête de liste PIROTTE Arnaud ; Hainaut n° 25, tête de liste LIBERT André
16:17 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : programme, listes deposees, avenir, wallons, w |
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