27/06/2011

QUELLE BELGIQUE VEUT-ON ?

 

Quand aura-t-on la lucidité et le courage de reconnaître que ce pays n’a plus d’avenir ?

Le ballet des machins-eurs qui consultent, depuis un an, toujours les mêmes personnalités est épuisant pour elles-mêmes et pour l’opinion publique. On colle facilement sur ce théâtre l’adjectif « surréaliste » mais ce n’est pas là honorer la mémoire de Magritte et de ses illustres collègues. A moins qu’il s’agisse d’un cauchemar politique qui se raccorderait à leur univers !

Non, l’histoire reprend ses droits et confirme que « la Belgique est un accident de l’Histoire » et la formule exprimée par Gaston Eyskens en 1970 « la Belgique de papa est finie » s’attache encore à la Belgique fédérale d’aujourd’hui même si je concède que le fédéralisme, que j’ai défendu en son temps, était un passage obligé car, sinon, la Wallonie serait devenue une colonie de la Flandre.

Nous perdons du temps et continuerons à en perdre, peut-être jusqu’aux élections communales, pour prolonger des intérêts monarchiques, politiques, affairistes, ceux de l’establishment belgicain rétrograde et conservateur, soutenu par les media à sa solde.

Nous n’avons pas les moyens de relever les grands défis de la société, par exemple de l’économie et de l’emploi. Et le patronat se trompe de cible quand il s’attaque au statut social des travailleurs (quid d’un déficit de la consommation ?) pour compenser son manque de créativité et d’innovation, reproches permanents des autorités européennes à l’égard des entreprises d’ici, et faire oublier que le système capitaliste est responsable d’une crise planétaire. Quelle arrogance ?

Alors s’indigner, oui, s’engager, oui et se révolter, quand ?

Il y a matières…

A se révolter contre ses banquiers, contre ces marchés qui sèment la misère et la mort, contre un Etat moribond qui enferme le peuple francophone dans des frontières du passé et l’empêche de s’épanouir.

Se révolter pourquoi ? Pour une mondialisation et une Europe faites de solidarité et de liberté alors que les intérêts des puissants prévalent, pour une créativité politique inexistante parce que prisonnière des schémas du passé, ceux du capitalisme ravageur.

eau programme pour les jeunes ( ?) bcbg, campeurs et autres, dont les manifestations sont autant d’échecs car la grosse majorité de la jeunesse ne s’y trompe pas, consciente qu’elle est, qu’ils sont les alliés objectifs du nationalisme flamand et de l’ordre établi. Il serait facile, en capitulant, de mettre un terme aux discussions communautaires et obérer ainsi l’avenir de nos enfants francophones. Mais l’honneur et les valeurs de générations de Francophones sombreraient dans ce renoncement.

La Fédération Wallonie-Bruxelles est désargentée alors qu’elle doit promouvoir des compétences essentielles somme l’enseignement, la culture et l’audio-visuel pour rester dans le train de la modernité (Les enquêtes PISA sont catastrophiques et le débat Robin des Bois est un indice de pauvreté). En plus, est patente l’incapacité financière de protéger durablement l’environnement, d’assumer toutes les infrastructures, de rendre nos municipalités agréables à vivre. Ne parlons pas de l’esthétique généralement absente des projets d’où un ressentiment accru de sinistrose.

Pendant ce temps, les ténors de la politique s’usent dans d’interminables caucus, séances, rapports, palinodies, justifications, concertations, explications, etc…etc…etc… (en veut-on encore ?) toujours répétés, débouchant sur le néant.

Un jour viendra où la vérité surgira du puits. Aujourd’hui, chaque état-major de parti n’ose plus prendre la responsabilité de la rupture.

Un jour, elle se produira inévitablement. Je me souviens de ce bureau du PS de 1979 où André Cools mit fin au « PS uni et fort » après des mois d’impossibilité de décider. Nous avons reçu sa décision dans l’estomac, avons réalisé que c’était la sagesse même et puis avons été l’expliquer à notre base socialiste. Il manque d’André Cools !

Le courage politique est de se mettre autour d’une table, de faire sortir les plans B des armoires et étudier les conditions du divorce et de l’après divorce. Pas n’importe quel plan B.

La Fédération Wallonie-Bruxelles indépendante serait un substitut du Royaume de Belgique, survivance du passé alors que la modernisation de l’Etat passe par la République. Cette Fédération, et plus encore la Wallonie seule, signifieront la décroissance économique, une déstabilisation sociale (diminution de 20 % des allocations sociales), le désinvestissement étranger, la fuite des cerveaux, etc… Bref, la pauvreté. On camoufle les chiffres pour maintenir le statu quo. On fait du bois de rallonge. On trompe les gens !

Combien de temps encore les Wallons et les Bruxellois vont-ils subir les complexes identitaires des Flamands ? Il faut arrêter de tergiverser pour éviter la colonisation. La propagande francophone conformiste ment et trahit ses lecteurs quand elle tente d’expliquer que la majorité des Flamands ne sont pas séparatistes et, pour tenter de le démontrer, part à la pêche de minoritaires intellectuels, artistes et autres pour affirmer le contraire. Tout cela n’est qu’un tissu de mensonges. Oui, on n’arrête pas de vous mentir, partout et tout le temps grâce à une machine de propagande bien huilée qui englobe presque tous les média. Nous vivons sous l’égide du GRAND MENSONGE ! J’en profite pour remercier les responsables de ce périodique de me donner librement la parole car, ailleurs, c’eût été impossible.

Pour mes enfants et petits-enfants qui se posent des questions vitales et à qui il faut offrir des tâches exaltantes, je rêve d’être citoyen d’un grand pays, qui en impose sur la scène internationale, où on se bat pour une Europe équitable, une planète vivable, pour la défense d’une démocratie sociale, où on pourra relever les grands défis de la mondialisation et se débarrasser des mesquineries qui encombrent notre quotidien. Et ce pays, nul doute, je le proclame, après mûre réflexion de jour en jour renforcée, offre la solution à tous nos maux et c'est la FRANCE !

 

Willy BURGEON

Président honoraire du Parlement wallon

Président de la section PS de Leval-Trahegnies (Binche)

17:02 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaston eyskens, créativité, magritte, bcbg, willy burgeon |  Facebook |

03/10/2009

CONFERENCE DE PRESSE DE JULES GHEUDE...

Source ; le blogue de Jean-Sébastien Jamart, + + + Jules Gheude a présenté hier -30 septembre 2009 - son ouvrage « Quand les Wallons s’éveilleront… ». Même si la presse ne fut guère présente, excepté Paul Piret de La Libre Belgique et Guido Fonteyn, cette conférence de presse a eu le mérite de réconcilier les Etats généraux de Wallonie et le Rassemblement Wallonie France, puisque la vice-présidente Jeannine Holsbecks était présente, comme pour soutenir – enfin ! - l’initiative de Jules Gheude.<><>La Libre Belgique fait le compte-rendu suivant dans le journal de ce jour : <><>Désertés largement, boudés par le monde politique et les structures socio-économiques, boycottés par les ultra-régionalistes, snobés par le (pourtant réunioniste) RWF comme tel, les « états généraux de Wallonie » ont échoué, en mai dernier, dans leur volonté de mobiliser pour réfléchir à la structure wallonne dans une configuration « post-belge ». Leurs initiateurs en conviennent, mais pour autant ne baissent pas les bras. Un travail important a été entamé, qu’il aurait été dommage de laisser à vau l’eau. Il était justifié qu’un livre puisse en reprendre l’essentiel, explique Jules Gheude. <><> Voilà qui est fait. On y trouvera, précédés d’une nouvelle interview imaginaire de l’essayiste, des exposés du 9 mai et les rapports plus ou moins fouillés et novateurs des groupes de travail sur chacune des trois hypothèses à l’étude : Wallonie ; Etat Wallonie-Bruxelles ; et surtout réunion à la France dans toutes se variantes – laquelle s’imposa sans peine ni surprise, pour 74% des 122 votants. <><>Doutant moins que jamais de l’implosion belge, et pour la plupart d’entre eux de ses lendemains hexagonaux, Gheude et ses amis ne veulent pas en rester là : L’équipe va se revoir et envisager la manière de poursuivre la réflexion. J’aimerais que le monde politique, aujourd’hui sans vision, relaie le travail. Je souhaiterais y intégrer ceux qui ont une fibre réunioniste. <><>Au fait, qu’en sera-t-il lorsque les Wallons s’éveilleront, ainsi que le titre de l’ouvrage l’augure, sur le mode suspensif ? Des voix s’exclament : Il sera trop tard. Gheude veut encore croire à l’inverse : Tout redeviendra possible. <><>Personnellement, j’ai apprécié la présentation qu’a faite Jules Gheude des résultats des travaux des Etats généraux de Wallonie, ainsi que son analyse de la situation politique. Jules Gheude a souligné en effet le risque – la chance ? - d’une nouvelle crise gouvernementale cet automne sur l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Si le gouvernement fédéral tombe sur BHV et que des élections fédérales anticipées sont convoquées, elles seront « inconstitutionnelles », puisque BHV n’aura pas été scindé ou que les anciens arrondissements électoraux (d’avant la scission de la province bilingue du Brabant en deux Brabants, wallon et flamand) n’auront pas été rétablis par la loi, comme le demandait la Cour d’arbitrage dans son arrêt désormais célèbre ! Même plus : il se peut que les autorités flamandes refusent d’organiser les élections fédérales, par définition inconstitutionnelles, sur leur territoire. Donc : soit nous aurons des élections, et elles seront inconstitutionnelles, soit il y aura convocation des élections mais refus flamand de les organiser. Dans les deux cas de figures, cela signifierait l’impossibilité politique et juridique de former un nouveau gouvernement fédéral et, par conséquent, la fin de la Belgique… <><>Pendant le repas très convivial qui suivit la conférence de presse, j’ai eu la chance de pouvoir converser avec Willy Burgeon, Président honoraire du parlement wallon. Il présida pendant sept ans notre assemblée wallonne. <><> Le soutien d’hommes politiques comme Willy Burgeon ou comme Claude Eerdekens, député-bourgmestre d’Andenne, est essentiel pour les rattachistes. Car peu importe qui défend les idées rattachistes, qu’ils soient membres ou non du Rassemblement Wallonie France, qu’ils soient libéraux, écologistes, socialistes : ce sont les idées qui comptent plus que le parti auquel appartiennent ses défenseurs. C’était d’ailleurs bien l’ambition des Etats généraux de Wallonie qui voulaient ouvrir le débat à toute la société wallonne, civile et politique, et sortir l’idéal rattachiste du cénacle – très étroit – d'un parti rattachiste. Nous, les militants du Rassemblement Wallonie France, constituons le parti rattachiste historique, mais n’oublions jamais que notre parti doit être au service de nos idées rattachistes et pas nos idées au service du parti ou de ses dirigeants. <><>Car ces élus de longue date ont proclamé leur idéal rattachiste il y a bien longtemps. Rappelons que Willy Burgeon, député socialiste, déclara au Parlement wallon en juillet 1996 : "Et si nous sortions la tête du sable et acceptions de voir l'avenir en face ? Et si nous refusions de voir la Wallonie confinée dans le rôle de l'Albanie (..) et si nous nous tournions vers la France ? Si nous réfléchissions au type d'alliance que nous pourrions conclure avec ce grand pays auquel nous sommes tellement liés, notamment par la langue et la culture ? Et si nous opposions à l'isolationnisme flamand une volonté d'ouverture ?" (juillet 1996). Claude Eerdekens fit sa célèbre sortie à la même époque au Parlement fédéral : "Nous, Wallons, sommes fiers de nous trouver à côté d'un grand pays comme la France. Si vous Flamands voulez que la France se trouve aux portes de Bruxelles, alors, allez-y..." (10 juillet 1996).

25/09/2009

UN PEU DE RESPECT MADAME HOYOS...

Présenté sur le blogue de Jean-Sébastien JAMART+ + + Un peu de respect, Madame Hoyos ! + + + La désignation le 16 juillet 2009 de l'écologiste Emily Hoyos comme Présidente du Parlement wallon m'est restée sérieusement en travers de la gorge. Non pas parce qu'Emily Hoyos n'est pas compétente, loin s'en faut, mais parce que je trouve paradoxal que la présidente d'une assemblée parlementaire siège pour la première fois comme députée régionale et préside les travaux d'une assemblée dont elle ignore tout. Le parti écologiste, dont je suis proche idéologiquement sur bien des points (protection de l'environnement, partage des rôles homme-femme, transparence, non cumul des mandats, démocratie participative, etc), aurait été bien mieux inspiré en désignant l'excellent Bernard Wesphael, député régional depuis 1999 et chef du groupe - brillant - d'Ecolo depuis 2004. <><>De plus, jusqu'ici, le "perchoir" du Parlement wallon restait le couronnement d'une carrière politique, parfois controversée (cf. José Happart), d'hommes politiques wallons se revendiquant du régionalisme et très combatifs dans les débats communautaires avec la Flandre. Malgré leurs défauts, les Spitaels, Burgeon, Collignon, Happart, resteront des grands hommes politiques wallons, qui ont été essentiels dans le combat régionaliste wallon. Certains ne cachent d'ailleurs pas leur sympathie pour le rattachisme politique, comme Willy Burgeon récemment et Robert Collignon depuis déjà quelques années. Willy Burgeon proclama même avec humour, lors de sa première présidence du Parlement wallon, si ma mémoire est bonne, l'An I de la République wallonne et donna la parole au Premier ministre de la République de Wallonie. <><>Avec Emily Hoyos, les choses ont changé. Car Emily Hoyos se croit tout permis : Emily Hoyos allaite en plein Parlement wallon, pendant une réunion de son Bureau ! Elle se croit peut-être encore à la Ligue des familles dont elle fut une collaboratrice ! Madame ouvre ensuite la séance plénière, suit l'ordre du jour qui prévoit la désignation officielle du Président du Parlement, elle se proclame donc Présidente, et en fin de matinée, après une heure de travail..., elle prend congé de ses fonctions de Présidente et part en congé de maternité jusque mi-novembre ! <><>(http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1001679/2009/09/23/La-nouvelle-presidente-du-parlement-wallon-en-conge-de-maternite.dhtml). <><>Mais de qui se moque-t-on ? Un député n'aurait-il pas pu filmer la séquence avec son GSM pour faire rire la planète entière de la Wallonie sur YouTube, une fois de plus après les frasques éthyliques de Daerden ou son demi-sommeil aux discours du 20 septembre 2008 lors des Fêtes de Wallonie ? <><>Je suis choqué. <><>Choqué comme régionaliste wallon de voir que les élus wallons trouvent cela "sympathique et touchant"... Comme si le Parlement wallon était le lieu pour allaiter un bébé, alors qu'il est le lieu de débat public et de la démocratie wallonne. A voir nos élus wallons réagir "bon enfant" à cette affaire, on se serait cru à une fête familiale plutôt qu'au Parlement élu par 2 millions de Wallons le 7 juin 2009. Cela ne va pas donner au Parlement wallon l'image d'une enceinte prête politiquement à affronter le grand barnum communautaire que les Flamands préparent pour la rentrée parlementaire fédérale en octobre prochain. C'est tout simplement grotesque. <><>Choqué comme père de quatre jeunes enfants, qui a pris une pause-carrière justement pour s'occuper de ses enfants et ne pas partir sans cesse en mission à l'étranger pour son Ministère, pour voir ses enfants grandir. Cette pause-carrière, je l'ai prise après une mûre réflexion qui a été alimentée justement lors de rencontres au sein de la Ligue des familles, dans le cadre d'une étude sur la conciliation entre le travail et la vie familiale en 2005-2006, étude faite sous la direction d'Emily Hoyos justement ! Choqué de voir qu'une élue, qu'une femme, prenne par-dessus la jambe les règles juridiques relatives au congé de maternité et au congé d'allaitement. Est-ce que les autres femmes peuvent travailler avec leur bébé et l'allaiter pendant leurs heures de travail ? Non. Elles doivent demander un congé d'allaitement, en bonne et due forme. Est-ce que le congé de maternité est un droit facultatif ? Non, on ne peut y déroger. Les syndicats se sont battus des décennies pour ce droit, Emily Hoyos comme ancienne collaboratrice de la Ligue des familles le sait mieux que quiconque. Elle devait refuser de présider cette première séance et avoir l'audace de prendre son congé de maternité dès début août 2009, comme la loi le prévoit. <><>Car quel message lance-t-elle aux pères et mères de jeunes enfants ? Soit que le travail prime sur tout et que le congé de maternité est dès lors facultatif. Soit que les élus sont comme elle au-dessus des lois communes et qu'ils peuvent se permettre des excès, comme celui qu'elle a commis ce 23 septembre 2009. Dans les deux cas, c'est une erreur de jugement et peut-être une faute politique. La première. Sera-ce la dernière ? Je l'espère. <><>Par Jean-Sébastien Jamart + + + = = = Faute politique ou nouvelle gouvernance ? = = =

29/05/2009

POLITIQUE - BRUXELLES QUEL AVENIR ?...

POLITIQUE – BRUXELLES QUEL AVENIR ? …Question posée par le R.W.F., Rassemblement Wallonie-France. + + +Le R.W.F. part d’un postulat : La Belgique, va vers une implosion mortelle à cause du nationalisme flamand. + + + « Qu’on le veuille ou non, soutient le R.W.F., la Belgique n’a plus d’avenir. Dès lors, il faut mettre fin définitivement aux interminables réformes de l’Etat, dont les francophones sortent chaque fois perdants. La seule négociation acceptable avec la Flandre, c’est celle du divorce à l’amiable. Simultanément, il faut ouvrir une communauté de destin France-Wallonie-Bruxelles ». Feu Lucien Outers, figure emblématique du Mouvement francophone à Bruxelles ne s’exprimait pas autrement dans son livre « Le divorce belge ». + + + Le R.W.F. invite les francophones à « oser un autre avenir : Préparer un accord négocié avec la France. Ce grand pays solidaire, patrie de nos Droits de l’Homme, de notre langue, de notre culture ».+ + + Jean-Marie Horemans, historien, s’écrie : « Avec les Wallons de Wallonie et de Bruxelles, avec les Francophones bruxellois qui, à juste titre, craignent les revendications de plus en plus exigeantes des Flamands sur leur Région, avec tout ce peuple, tout mon peuple, imprégné de l’esprit de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice sociale, je voudrais être français… Parce qu’avec tant d’autres qui incarnent un idéal désintéressé, je veux voir l’avenir de la Wallonie et de Bruxelles avec confiance, dans l’adhésion à la France. » + + + Willy Burgeon, président honoraire du Parlement wallon, président de la section PS de Leval-Trahegnies, pathétique, s’exprime : « Je refuse que mes enfants fassent partie de la génération sacrifiée, comme l’a été la mienne depuis la fin des années cinquante ! Après mûre réflexion, je suis convaincu que le salut de la Wallonie et de Bruxelles passe par la France… Plus les droits des francophones sont bafoués, moins je résiste, au nom de la liberté, à l’appel de la France… Aujourd’hui, l’idée du rattachement à la France n’est pas encore populaire mais elle est présente dans tous les partis. Elle gagne du terrain et s’intègre dans la réflexion sur notre avenir… »

09/01/2009

EMERGENCE DE LA CONSCIENCE WALLONNE ...

LA CONSCIENCE WALLONNE…Le mouvement wallon perce dans les médias, c’est le constat du parti wallon Rassemblement Wallonie-France, R.W.F., présidé par Paul-Henry Gendebien. + +Le 22 juillet 2008, le journal québécois La Presse, Montréal, a consacré un dossier au projet politique du R.W.F. Le quotidien québécois souligne avec pertinence les avantages que représenterait pour la France une union avec la Wallonie : « Elle augmenterait son marché intérieur et son poids au sein de l’Europe tout en coupant court à tout risque d’anarchie politique en son flanc nord. » + +Le 1er août 2008, l’hebdomadaire français Le Point estime que la Wallonie aurait « une belle carte à jouer dans le développement de l’axe franco-allemand ».+ + Le 7 août 2008, le magazine français Télépro a interrogé le porte-parole du R.W.F. André-Paul Frognier sur le sondage IFOP annonçant une nette montée du courant rattachiste : « La première option du sondage envisage la création d’une fédération entre la Wallonie et Bruxelles. La seconde idée, qui fait son chemin, est celle d’un rattachement de la Wallonie (avec ou sans Bruxelles) à la France ». + +Le 15 août 2008, la chaîne publique France 5 a consacré un reportage sur des militants du R.W.F. + +Le 17 septembre 2008, l’hebdomadaire Télémoustique a ouvert un dossier bien documenté sur le R.W.F. L’auteur de l’article souligne une nouveauté apparue dans les sondages : « Le courant séparatiste prend une vigueur de plus consistante chez les Wallons et les Bruxellois ».Le 20 septembre 2008, le périodique français Figaro Magazine présente un long article sous le titre « La Wallonie, 23e région de France ». Il souligne que « si les thèses avancées par le R.W.F. gagnent du terrain et effraient de moins en moins les Wallons, c’est que ceux-ci sont de plus en plus excédés par la surenchère flamande, par les brimades, les vexations et les provocations qui se multiplient quotidiennement ». + + Novembre 2008. Le magazine économique français Capital s’est également penché sur la question de la réunion de la Wallonie à la France. Par ailleurs, Paul-Henry Gendebien, président du R.W.F., a été interviewé en direct, à deux reprises, sur les ondes RMC. + + Jean-Paul Picy, conseiller de Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français, commente sur son blogue le sondage IFOP : « Pour les autorités françaises, ce sondage justifie de porter une attention nouvelle à l’avenir de ce voisin amical en considérant que la prudence diplomatique indispensable ne doit pas empêcher d’examiner avec attention le sens que pourrait prendre une telle perspective de rattachement de la Wallonie à la France au terme d’un processus pacifique ». + + Willy Burgeon, président honoraire du Parlement wallon » souligne, dans un courrier des lecteurs du quotidien Le Soir : « La possibilité s’offre aux Wallons d’appartenir à un grand pays, à une République, de ne plus perdre leur temps dans des débats d’un autre âge, de faire de la politique au sens large, de prendre l’air du large (de l’Atlantique au moins !). Ici, on a les philosophes qu’on peut. En rejoignant la France, nous serons au pays des Grands Philosophes. + + En cette année 2009, est-il permis d’inviter les différents courants du Mouvement wallon de se rencontrer et de former ensemble un long fleuve porteur d’espoirs sous un ciel bleu azur.

06/04/2008

POLITIQUE - LA BELGIQUE DE DEMAIN...

LE CHOIX DE LA FRANCE+++La phagocytose économique de la Wallonie et de Bruxelles par le nouveau Benelux 2010, étendu très vraisemblablement au puissant Land allemand de la Rhénanie-du-Nord-Wesphalie, va-t-elle menacer la survie de la communauté française en Belgique ? En tout cas, elle ne doit pas laisser indifférents les responsables politiques de la Wallonie, de Bruxelles, voire même du Grand-Duché de Luxembourg. La déclaration du porte-parole de Karel De Gucht, Open VLD, ministre des Affaires étrangères, à propos du renouvellement des Traités Benelux étendus au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie (RNW), portant sur l'intégration de la " nouveauté institutionnelle… est un noyau précurseur pour l'Europe des 27" - traduisez " un regroupement économique des ethnies" -, pose interrogation. Une absorption des 4,5 millions de francophones belges dans un environnement économique dominé par la culture germanique ; la mort lente de la langue française dans ce que fut une certaine Belgique. +++Un salut ? Oui. Il est à portée de pensée ; il est présenté par Willy Burgeon, président honoraire PS du Parlement wallon, président de la section PS de Leval-Trahegnies, sous le titre "Le choix de la France" dans une Carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du 07 janvier 2008.Willy Burgeon nous dit : "… Après mûre réflexion, je suis convaincu que le salut de la Wallonie et de Bruxelles passe par la France. De gros pans de notre économie sont déjà associés à ce pays (Dexia, Electrabel, Tractebel, etc. Notre culture est française. Plus les droits des francophones sont bafoués, moins je résiste, au nom de la liberté, à l'appel de la France. L'union à la France fera entrer notre Etat dans la modernité républicaine. Les problèmes de dimension universelle seront mieux résolus dans un grand ensemble, comptant dans le concert des Nations. J'ai abouti à cette conclusion il y a des années et je l'ai dit publiquement. J'ai subi le retour de manivelle… Je persiste… +++La solution, dans un premier temps, se trouve dans la constitution d'un Mouvement de réflexion et d'action très ouvert qui transcenderait les particraties et qui serait porté par des militants convaincus et dynamiques. Le PS actuel n'est plus à même d'affronter les grands défis. Il est temps de tourner une page et de libérer les forces jeunes et créatives qui y sont étouffées… +++La gravité et le blocage de la situation amènent à la conclusion que l'avenir de la Wallonie et de Bruxelles passe par une mutation de grande ampleur, accomplie par de véritables hommes d'Etat courageux et désintéressés, mus par le rationnel et dégagés des menées sentimentalistes et électoralistes, et par des nervis qui s'accrochent aux lambeaux d'un Etat qui sombre."