14.09.2009

CETTE BELGIQUE QUI NOUS VEUT DU BIEN...

Dans son blogue-notes, accessible via www.claude-thayse.net, Claude Thayse, maitre de conférences ULB, nous apprend que le Mouvement flamand s’est accaparé la gestion de l’économie depuis au moins 80 ans. <><>Il nous dit : Dans cette Belgique qui nous veut du bien et qui, aux dires de certains, aurait été dominé par les Wallons, imprévoyants et laxistes, il est intéressant de noter que ce n’est pas depuis la fin de la guerre que le mouvement flamand a fait basse sur l’économie. Si on ne commence à compter que depuis la création du VEV (Vlaams Economisch Verbond) en 1926, il faut observer que ses représentants (délégués) dans les gouvernements ont détenu la plupart des ministères à incidence économique entre 1929 et 1940 : <><>- Ministère des Affaires économiques : 75 % de la période = = - Ministère des Travaux publics : 75 % de la période = = - Ministère des Communications : 50 % de la période = = - Ministère des Transports : 50 % de la période = = - Ministère de l’Agriculture : 50 % de la période.+ + +Les agents économiques de la Flandre se sont ainsi donné la possibilité et les moyens d’infléchir les décisions du pouvoir central dans le sens du développement économique de leur seule Région. Et ça ne s’est pas arrangé après la guerre, jusqu’à la mise en place progressive de la régionalisation. On se demande encore comment certains peuvent regretter l’Etat unitaire... Stupidité ou ignorance ? + + +Le projet « Business Route 2018 for Metropolitan Brussels » - la langue anglaise n’est pas à ce que je sache reconnue comme langue nationale dans la Constitution - s’inscrit dans la politique du Mouvement flamand : étendre son pouvoir territorial jusqu’à la fusion avec le bassin allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie.<><>L’association, composée de trois organisations patronales BECI-VEB, Voka, Comité Brussels et l’Union wallonne des Entreprises, UWE, entend capter l’attirance économique de Bruxelles et de sa large périphérie, groupant 35 communes avec une population de quelque 3 millions d’habitants. Un ensemble de communes s’étendant sur le Brabant wallon, le Brabant flamand et le Brabant bruxellois. Une zone à haut impact culturel et économique. Une vitrine ouverte sur le commerce mondial. Le poumon économique de la Flandre qui pourra étendre ses tentacules vers la Ruhr à travers la Wallonie cadenassée par le patronat à prédominance flamande.<><>L’histoire de demain. L’histoire de la prochaine décennie

19.09.2007

LA BELGIQUE : DISTRICT EUROPEEN D'OSTENDE A ARLON ?

A la une du quotidien Le Soir, du 17 septembre 2007, on peut découvrir le tracé de la carte du Pentagone bruxellois. Premier côté : Etat indépendant ; deuxième côté : District européen ; troisième côté : Capitale wallonne ; quatrième côté : Capitale flamande ; cinquième côté : Communauté urbaine. Un destin féériquement dessiné. Le hic, c’est qu’aucun des côtés ne s’emboîte. Pas évident, pas gagné, pas pensable, pas concevable, pas réaliste. La conclusion est présentée par Véronique Lamquin, journaliste, aux décideurs de la Capitale : « Bruxelles mérite mieux qu’un long silence…Bruxelles vaut bien un projet ambitieux… qui définisse l’avenir de la ville que de la laisser dicter de l’extérieur ».Bruxellois, n’ayez pas peur. Paraphrasant Paul-Henry Spaak : Ne vous résignez pas.Posons la question : Pourquoi pas une Belgique, district européen d’Ostende à Arlon ? Ses subdivisions :Limbourg : Zone nucléaire ; Flandre orientale-Anvers : Zone portuaire ; Liège-Namur-Luxembourg : Zone militaire ; Hainaut-Flandre occidentale : Zone administrative ; Bruxelles-Brabant : Zone dicastérienne. Est-il permis de rêver ?